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Publication de Debian 11 « Bullseye »

Lundi 16 août 2021

Après deux ans, un mois et neuf jours de développement, le projet Debian est fier d’annoncer sa nouvelle version stable n° 11 (nom de code Bullseye), qui sera suivie pendant les cinq prochaines années grâce à l’effort combiné de l’équipe de sécurité de Debian et de l’équipe de gestion à long terme de Debian.

Debian 11 Bullseye propose de nombreuses applications et environnements de bureau. Entre autres, elle inclut maintenant les environnements de bureau suivants :

Gnome 3.38 ;

KDE Plasma 5.20 ;

LXDE 11 ;

LXQt 0.16 ;

MATE 1.24 ;

Xfce 4.16.

Cette version contient plus de 11 294 nouveaux paquets pour un total de 59 551 paquets, avec un nombre significatif de paquets (9 519) marqués comme « obsolètes » et supprimés. 42 821 paquets ont été mis à jour et 5 434 demeurent inchangés.

Bullseye est notre première version à fournir un noyau Linux avec la prise en charge du système de fichiers exFAT et qui l’utilise par défaut pour monter les systèmes de fichiers exFAT. Par conséquent, il n’est plus nécessaire d’utiliser l’implémentation du système de fichiers dans l’espace utilisateur fournie par paquet exfat-fuse. Les outils pour créer et vérifier un système de fichiers exFAT sont fournis par le paquet exfatprogs.

La plupart des imprimantes récentes sont capables d’utiliser l’impression et la numérisation sans pilote sans avoir besoin des pilotes spécifiques du fabriquant (souvent non libres). Bullseye introduit un nouveau paquet, ipp-usb, qui utilise le protocole IPP-over-USB indépendant du fabriquant et pris en charge par beaucoup d’imprimantes récentes. Cela permet à un périphérique USB d’être vu comme un périphérique réseau. Le dorsal officiel SANE sans pilote est fourni par sane-escl du paquet libsane1 qui utilise le protocole eSCL.

Dans Bullseye, systemd active par défaut sa fonctionnalité de journal persistant avec un repli implicite sur un stockage volatil. Cela permet aux utilisateurs qui ne dépendent pas d’une fonctionnalité particulière de désinstaller les démons de journalisation traditionnels et de passer à l’utilisation exclusive du journal de systemd.

L’équipe Debian Med a pris part à la lutte contre la COVID-19 en empaquetant des paquets pour la recherche sur le virus au niveau de son séquençage et pour combattre la pandémie avec les outils utilisés en épidémiologie. Ce travail va continuer en mettant l’accent sur les outils d’apprentissage automatique dans ces deux domaines. Le travail de l’équipe sur l’assurance qualité et l’intégration continue est essentiel sur le plan de la cohérence et de la reproductibilité des résultats indispensable dans le domaine scientifique. Le mélange Debian Med possède une série d’applications cruciales pour leurs performances qui bénéficient maintenant de SIMD Everywhere. Pour installer les paquets entretenus par l’équipe Debian Med, il suffit d’installer les métapaquets nommés med-* qui sont en version 3.6.x.

Le chinois, le japonais, le coréen et d’autres langues bénéficient de la nouvelle méthode de saisie Fcitx 5 qui succède à la méthode Fcitx 4, populaire dans Buster. Cette nouvelle version prend bien mieux en charge les extensions de Wayland (le gestionnaire d’affichage par défaut).

Debian 11 Bullseye inclut de nombreux paquets logiciels mis à jour (plus de 72 % des paquets de la distribution précédente), par exemple :

Apache 2.4.48

Serveur DNS BIND 9.16

Calligra 3.2

Cryptsetup 2.3

Emacs 27.1

GIMP 2.10.22

Collection de compilateurs GNU 10.2

GnuPG 2.2.20

Inkscape 1.0.2

LibreOffice 7.0

Noyaux Linux série 5.10

MariaDB 10.5

OpenSSH 8.4p1

Perl 5.32

PHP7.4

PostgreSQL 13

Python 3, 3.9.1

Rustc 1.48

Samba 4.13

Vim 8.2

plus de 59 000 autres paquets prêts à l’emploi, construits à partir de plus de 30 000 paquets source.

Avec cette large sélection de paquets, ainsi que sa traditionnelle gestion de nombreuses architectures, Debian, une fois de plus, confirme son but d’être le système d’exploitation universel. Elle est appropriée pour bien des cas différents d’utilisation : des systèmes de bureau aux miniportables, des serveurs de développement aux systèmes pour grappe, ainsi que des serveurs de bases de données aux serveurs web ou de stockage. En même temps, des efforts supplémentaires d’assurance qualité tels que des tests automatiques d’installation et de mise à niveau pour tous les paquets de l’archive Debian garantissent que Bullseye répond aux fortes attentes de nos utilisateurs lors d’une publication stable de Debian.

Un total de neuf architectures sont gérées : PC 64 bits/Intel EM64T/x86-64 (amd64), PC 32 bits/Intel IA-32 (i386), PowerPC 64 bits Motorola/IBM petit-boutiste (ppc64el), IBM S/390 64 bits (s390x), pour ARM, armel et armhf pour les anciens et nouveaux matériels 32 bits plus arm64 pour l’architecture 64 bits AArch64, et pour MIPS, mipsel (petit-boutiste) pour les matériels 32 bits et mips64el pour le matériel 64 bits petit-boutiste.

Vous voulez l’essayer ?

Si vous voulez simplement essayer Debian 11 Bullseye sans l’installer, vous pouvez utiliser une des images autonomes « live » qui chargent et exécutent le système d’exploitation complet, dans un mode en lecture seule, dans la mémoire de votre ordinateur.

Ces images autonomes sont fournies pour les architectures amd64 et i386 et sont disponibles pour des installations à l’aide de DVD, clés USB ou d’amorçage par le réseau. Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs environnements de bureau : GNOME, KDE Plasma, LXDE, LXQt, MATE et Xfce. Debian Bullseye autonome fournit une image autonome standard, ainsi, il est possible d’essayer un système Debian de base sans interface utilisateur graphique.

Si le système d’exploitation vous plaît, vous avez la possibilité de l’installer sur le disque dur de votre machine à partir de l’image autonome. Celle-ci comprend l’installateur indépendant Calamares ainsi que l’installateur Debian standard. Davantage d’informations sont disponibles dans les notes de publication et sur la page de la section des images d’installation autonomes du site de Debian.

Si vous souhaitez installer Debian 11 Bullseye directement sur le disque dur de votre ordinateur, vous pouvez choisir parmi les nombreux supports d’installation tels que les disques Blu-ray, CD et DVD et les clefs USB, ainsi que par une connexion réseau. Plusieurs environnements de bureau — Cinnamon, GNOME, KDE Plasma Desktop et Applications, LXDE, LXQt, MATE et Xfce — peuvent être installés grâce à ces images. De plus, des disques multi-architectures sont disponibles et permettent l’installation à partir d’un choix entre plusieurs architectures à partir d’un seul disque. Vous pouvez aussi toujours créer un média d’installation amorçable sur clef USB (voir le manuel d’installation pour plus de détails).

Au sein de l’installateur Debian, beaucoup de développement a été réalisé aboutissant à une amélioration de la prise en charge du matériel et à d’autres nouvelles fonctionnalités.

Dans certains cas, une installation réussie peut encore présenter des problèmes d’affichage lors du redémarrage dans le système installé ; pour ces cas, il y a quelques solutions qui pourraient aider à se connecter quand même. Il existe aussi une procédure basée sur isenkram qui permet aux utilisateurs de détecter et de corriger l’absence de microcode dans leur système de façon automatique. Bien sûr, il faut peser le pour et le contre de l’utilisation de cet outil dans la mesure où il est probable qu’il nécessitera l’installation de paquets non libres.

En complément à cela, les images d’installation non libres qui incluent les paquets de microcode ont été améliorées pour qu’elles puissent anticiper le besoin de microcode sur la machine installée (par exemple, pour les cartes graphiques AMD ou Nvidia ou pour les dernières générations de matériel audio d’Intel).

Pour les utilisateurs de nuage, Debian propose la prise en charge directe de beaucoup des plateformes de nuage bien connues. Les images officielles de Debian sont faciles à sélectionner sur chaque offre d’image. Debian publie également des images OpenStack toutes prêtes pour les architectures amd64 et arm64, prêtes à être téléchargées et utilisées dans des configurations de nuage locales.

Debian peut maintenant être installée en 76 langues, dont la plupart sont disponibles avec des interfaces utilisateur en mode texte et graphique.

Les images d’installation peuvent être téléchargées dès à présent au moyen de bittorrent (le moyen recommandé), jigdo ou HTTP ; consultez la page Debian sur CD pour plus d’informations. Bullseye sera également bientôt disponible sur DVD, CD et disques Blu-ray physiques chez de nombreux distributeurs.

Mise à niveau de Debian

La mise à niveau vers Debian 11 à partir de la version précédente, Debian 10 (nom de code Buster) est gérée automatiquement par l’outil de gestion de paquets APT pour la plupart des configurations.

Pour Bullseye, la suite de sécurité s’appelle maintenant bullseye-security et les utilisateurs devraient adapter leur fichier de liste de sources d’APT en conséquence lors de la mise à niveau. Si votre configuration d’APT comprend également l’épinglage ou la ligne APT::Default-Release, il est vraisemblable qu’elle nécessite aussi des adaptations. Consultez la section Changement de l’organisation de l’archive security des notes de publication pour plus de détails.

Si vous effectuez une mise à niveau à distance, n’oubliez pas de consulter la section Impossible d’établir de nouvelles connexions SSH durant la mise à niveau.

Comme toujours, les systèmes Debian peuvent être mis à niveau sans douleur, sur place et sans période d’indisponibilité forcée, mais il est fortement recommandé de lire les notes de publication ainsi que le manuel d’installation pour d’éventuels problèmes et pour des instructions détaillées sur l’installation et la mise à niveau. Les notes de publications seront améliorées et traduites dans les semaines suivant la publication.

À propos de Debian

Debian est un système d’exploitation libre, développé par plusieurs milliers de volontaires provenant du monde entier qui collaborent à l’aide d’Internet. Les points forts du projet sont l’implication basée sur le volontariat, l’engagement dans le contrat social de Debian et le logiciel libre, ainsi que son attachement à fournir le meilleur système d’exploitation possible. Cette nouvelle version représente une nouvelle étape importante dans ce sens.

Source debian.org

Télécharger Debian 11

Firefox 91 propose le mode HTTPS par défaut en mode privé

Vendredi 13 août 2021

Les utilisateurs qui ont activé la protection stricte contre le pistage pourront désormais demander à Firefox de supprimer les cookies, non seulement des domaines visités, mais aussi des traceurs tels que Facebook.

Mozilla a publié Firefox 91 mardi, avec de nouvelles fonctionnalités de protection de la vie privée et une meilleure intégration de Windows.

Lorsque les utilisateurs utilisent une fenêtre privée dans Firefox, la connexion au domaine demandé sera désormais établie par défaut en HTTPS, même si l’utilisateur saisit manuellement le protocole HTTP. Une demande HTTPS sera également effectuée en premier si l’utilisateur clique sur un lien HTTP.

HTTPS forcé en navigation privée

L’éditeur a prévenu que le protocole HTTPS par défaut ne permet de se connecter qu’à la page elle-même, et pas nécessairement à toutes les images, CSS ou fichiers JavaScript chargés par la page.

« Toutefois, le chargement d’une page en HTTPS entraînera, dans la majorité des cas, le chargement de ces composants de la page en HTTPS », précise Mozilla.

« Nous prévoyons d’étendre HTTPS par défaut au-delà de la navigation privée dans les mois à venir. »

En novembre, avec Firefox 83, Mozilla a permis aux utilisateurs d’activer le mode HTTPS-Only, qui présente les mêmes fonctionnalités que le mode HTTPS par défaut.

Indigestion de cookies

La deuxième fonctionnalité de protection de la vie privée est appelée « effacement amélioré des cookies ». Lorsqu’un utilisateur demande à Firefox de supprimer les données des cookies d’un site, non seulement Firefox supprime les cookies de ce site, mais il élimine également tous les cookies de suivi placés sur le site.

Cette fonctionnalité s’appuie sur la protection totale contre les cookies, apparue dans Firefox en février, qui sépare les cookies par site Web. Cela signifie que les supercookies, comme ceux placés par Facebook, sont limités à un seul conteneur.

Lorsque vous décidez de dire à Firefox d’oublier un site web, Firefox se débarrasse automatiquement de tous les cookies, supercookies et autres données stockés dans la « boîte à cookies » de ce site web. Ce nettoyage amélioré des cookies permet de supprimer facilement toutes les traces d’un site Web dans votre navigateur, sans que des cookies tiers ne restent en place », explique Mozilla.

« Avant la suppression améliorée des cookies, Firefox effaçait les données uniquement pour le domaine spécifié par l’utilisateur. Cela signifie que si vous effaciez le stockage de comfypants.com, Firefox supprimait le stockage de comfypants.com et laissait derrière lui le stockage de tous les sites qui y étaient intégrés (facebook.com). En conservant le stockage intégré de facebook.com, il pouvait vous identifier et vous suivre à nouveau lors de votre prochaine visite sur comfypants.com. »

Désormais, lorsque les utilisateurs se dirigent vers les paramètres pour gérer les données des cookies, ils verront une liste de conteneurs plutôt que de domaines. Les utilisateurs peuvent également cliquer avec le bouton droit de la souris sur « Oublier ce site » dans le menu historique pour supprimer les cookies et le cache liés au site, ainsi que supprimer de l’historique du navigateur et effacer toutes les données que Firefox a stockées sur le site, comme les autorisations.

Pour pouvoir utiliser l’effacement amélioré des cookies, les utilisateurs doivent avoir activé la protection renforcée contre le pistage.

Firefox 91 introduit également l’intégration de l’authentification unique avec Windows pour les comptes Microsoft, professionnels et scolaires. Cette fonctionnalité peut être activée dans la section « Vie privée et sécurité » des paramètres de Firefox.

Image : Mozilla

Source zdnet.com

Le nouvel installateur Ubuntu est disponible (bêta publique)

Vendredi 6 août 2021

En février dernier, Martin Wimpress annonçait via son compte Twitter le rafraîchissement de l’interface d’installation d’Ubuntu. Six mois plus tard, il est possible de le tester.

C’est en sa qualité de directeur de l’ingénierie d’Ubuntu Desktop que, le 1er février 2021, Martin Wimpress lançait une nouvelle discussion sur le Discourse de Canonical. L’installation d’Ubuntu va changer de look.

A new #Ubuntu Desktop Installer  is in the works https://t.co/Oo9mAKAPxX pic.twitter.com/7QMN6IKOCg

— Martin  Wimpress (@m_wimpress) February 1, 2021

2 captures d’écran officielles :

Nouvel installateur Ubuntu : les détails

Il faut dire que l’installateur actuel, Ubiquity, date de… 2006. Toujours fonctionnel, il ne répond plus tout à fait aux standards de 2021.

Le nouvel installateur va utiliser le kit de développement open source Flutter créé par Google. Cela va permettre aux développeurs de créer des interfaces beaucoup plus consistantes et cohérentes entre les différentes versions d’Ubuntu. Également pour Ubuntu Server, qui bénéficie depuis peu de sa propre interface d’installation et de configuration, Subiquity 61.

Quand sort le nouvel installateur Ubuntu ?

Il va falloir se montrer patient avant d’en profiter. Le nouvel installateur sera intégré à la version 22.04 LTS de la distribution Ubuntu, dont la sortie est prévue en avril 2022.

Tester Ubuntu Desktop Installer 2022

Si vous souhaitez installer la version bêta publique, vous devez tout simplement rapatrier les images « daily » de la distribution Ubuntu 21.10 prévue en octobre prochain ou vous rendre sur Github.

Attention toutefois, petite subtilité : la version 21.10 sera livrée d’origine avec l’ancien installateur (même s’il est actuellement présent dans les versions quotidiennes à des fins de tests). Le nouveau ne sera pas effectif avant l’édition 22.04 LTS.

Source toolinux.com

Rapport Latombe : systématiser le recours au logiciel libre dans les administrations, un enjeu de souveraineté numérique

Jeudi 5 août 2021

 

Nous recevrons le rapporteur Philippe Latombe le mardi 7 septembre 2021 dans l’émission Libre à vous !.

La mission d’information « Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne », conduite par le député et rapporteur Philippe Latombe, a abouti avec la publication de son rapport le 12 juillet 2021. En ce qui concerne le logiciel libre, le rapporteur n’y va pas par quatre chemins et suggère d’« imposer au sein de l’administration le recours systématique au logiciel libre, en faisant de l’utilisation de solutions propriétaires une exception ». Une prise de position que l’April salue car elle rejoint sur le fond celle d’une priorité au logiciel libre historiquement portée par l’association.

Lire le rapport

Le rapport Latombe propose une grille de lecture globale des enjeux relatifs à la « souveraineté numérique ». À travers 65 propositions, dont « 30 propositions clés », le rapport explore notamment l’importante question du hardware (les composantes matérielles), fait le lien avec l’indispensable enjeu de la formation et, plus largement, avec la question de l’émancipation individuelle, rappelle le rôle de levier de la commande publique et la nécessité pour les pouvoirs publics de soutenir un « écosystème d’entreprises du numérique ». Parmi les 30 propositions clés, la proposition n° 52 appelle à systématiser le recours au logiciel libre au sein de l’administration.

Proposition n°52 : Imposer au sein de l’administration le recours systématique au logiciel libre en faisant de l’utilisation de solutions propriétaires une exception.

Lors de son audition 1, Stéfane Fermigier, coprésident du CNLL (Union des entreprises du logiciel libre et du numérique ouvert), s’exprimant sur les enjeux autour de l’informatique à distance, a fait remarquer les « niveaux de maturité variables selon les administrations » et que, malgré les annonces politiques sur la notion de souveraineté numérique, « de plus en plus d’acteurs se tournent vers des fournisseurs de cloud américains. Les contraintes qui en découlent risquent de contrecarrer à terme l’expansion des éditeurs de logiciels libres, mais aussi de l’industrie européenne du cloud ». Constat visiblement partagé par le rapporteur puisqu’il précise que « c’est dans cette optique [qu’il] souhaite faire du recours au logiciel libre une obligation au sein de l’administration, le recours aux solutions propriétaires devant devenir progressivement une exception ».

« Le recours au logiciel libre au sein des administrations publiques doit être fortement encouragé et devenir un principe ne souffrant que d’exceptions dûment justifiées. »

Le rapport présente explicitement la proposition n° 52 comme « l’aboutissement de la politique menée en ce sens par l’État ces dernières années ». Il cite ainsi la circulaire du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de 2012 sur le bon usage du logiciel libre dans l’administration 2, l’article 16 de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique (malgré son manque de portée normative 3) et la récente circulaire du Premier ministre Jean Castex qui pose des bases intéressantes pour le logiciel libre 4. Mais ne nous y trompons pas, le rapporteur estime clairement qu’il est nécessaire d’aller plus loin qu’un simple encouragement à l’usage de logiciels libres. En appelant à systématiser le recours au logiciel libre, le rapporteur propose une nouvelle ambition, à la hauteur des enjeux.

Cette prise de position en faveur du logiciel libre n’est par ailleurs pas un cas isolé. Elle fait ainsi écho – tout en poussant plus loin l’ambition – au rapport Bothorel de 2020 sur l’ouverture des données, des algorithmes et des codes sources 5, base de la circulaire Castex, qui voyait notamment dans le logiciel libre « le moyen de créer enfin du partage et de la mutualisation dans le secteur public », et au rapport sénatorial de 2019 sur la souveraineté numérique qui soulignait l’urgence d’engager la réflexion sur le recours aux logiciels libres au sein de l’État 6. Si la parole politique semble généralement admettre que les administrations doivent davantage recourir aux logiciels libres, cela semble donc parfois difficilement se traduire en actes. Il est, à ce titre, particulièrement intéressant que la proposition du rapporteur intervienne dans une sous-section intitulée « faire du recours au logiciel libre un principe effectif au sein des administrations publiques ».

« Faire du recours au logiciel libre un principe effectif au sein des administrations publiques »

En appelant à systématiser le recours au logiciel libre, de manière effective, le rapport pose comme principe structurant que les libertés informatiques répondent à un impératif d’intérêt général – ici la « souveraineté numérique » – et correspondent à ce titre à des besoins impérieux des administrations. Ce qui en résulte est clair : lorsqu’une administration se procure une solution logicielle, il ne lui sera possible de se priver d’une ou des libertés informatiques (d’usage, d’étude, de modification, de partage) que si elle peut démontrer que son choix a été raisonné et que sa décision résulte d’une juste mise en balance de ses besoins dans le cadre de sa mission de service public.

Poser ainsi les choses permet de sortir d’un rapport strictement technique à l’informatique, qui opposerait deux solutions logicielles sur la seule base d’une performance qui serait à définir. C’est réaffirmer que le logiciel libre est une considération d’intérêt général, une considération politique, non un simple choix de « modèle économique » face auquel les administrations devraient rester neutres. C’est rappeler que les pouvoirs publics peuvent, doivent, poser le cadre de ce que revêt l’intérêt général, notamment dans la conduite de leur mission de service public. Le principe posé, la règle connue de tous permettra, le cas échéant, à l’ensemble des acteurs de concourir aux marchés publics dans le respect du principe d’égalité 7.

On pourra cependant regretter que le document ne précise pas davantage les modalités de mise en œuvre de cette proposition, ou qu’il n’explicite pas en quoi le logiciel libre répond à un enjeu de souveraineté numérique, si ce n’est que la proposition s’inscrit dans une section « une ambition de souveraineté qui implique des choix ambitieux ». Le rapport ne manque pas, toutefois, d’apporter des pistes de réflexion intéressantes sur les moyens à la disposition des pouvoirs publics pour répondre aux enjeux en cause, particulièrement le levier de la commande publique et le soutien aux « écosystèmes » des entreprises françaises. Si elles ne visent pas spécifiquement le logiciel libre dans le texte, elles peuvent matériellement aisément s’inscrire comme levier efficace d’une priorité effective au logiciel libre.

Le levier de la commande publique : mieux allotir et réformer l’UGAP

Dans une partie dédiée au soutien du « développement de l’écosystème deeptech français et européen », le rapporteur précise qu’il « considère donc que la commande publique doit davantage être prise en compte par l’État comme un outil de stimulation de l’offre privée et de soutien à la création d’un écosystème d’entreprises du numérique. » Le rapport aborde cet aspect essentiellement sous l’angle d’une préférence nationale et européenne, pour soutenir les tissus économiques locaux – dans lesquels s’inscrivent de fait une large partie des entreprises du logiciel libre, majoritairement de petite et moyenne taille. Dans cette perspective, le rapporteur note que « l’information sur les outils permettant de privilégier le recours aux acteurs français, à droit constant, doit ainsi être renforcée ». Il mentionne par ailleurs que « le recours plus large à l’allotissement pourrait ainsi, dans l’immédiat, être une piste à privilégier ». Reprenant les propos d’une des personnes auditionnées, le rapport souligne que « l’allotissement géographique et technique, sous réserve qu’il ne soit pas incohérent, est de nature à favoriser la candidature de PME implantées localement, tout en pouvant réduire l’intérêt des plus grands opérateurs à candidater ».

Proposition n° 28 : Créer un guide d’information des acteurs publics sur les outils de la commande publique, afin d’encourager, notamment, la pratique de l’allotissement, le recours par les collectivités au « dialogue compétitif » en matière de numérique et l’usage de la mention « Spécial France », toutes mesures qui permettront de rendre plus systématique le recours aux acteurs français au sein de la commande publique.

Parallèlement, le rapport pose que « les pratiques de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) sont également sources d’interrogations ». L’UGAP est une centrale d’achat qui a un rôle structurant dans la manière dont les acteurs privés accèdent aux marchés publics et dans la manière dont les administrations acquièrent des logiciels. Interroger ses pratiques semble donc en effet une piste essentielle. Or, le rapport constate que « l’UGAP privilégie les solutions prêtes à l’emploi, limitant la place des jeunes entreprises, dont les solutions innovantes sont en cours de développement. » Et, de la même manière, cette pratique limite l’accès des entreprises proposant de la prestation sur des logiciels libres. C’est ainsi que « pour [le] rapporteur il ne fait pas de doute que l’UGAP doit s’attacher à modifier ses pratiques de référencement afin de permettre un accès accru des entreprises françaises du numérique à la commande publique. » Indirectement cela semble pouvoir bénéficier à « l’écosystème » du logiciel libre en France, mais il l serait intéressant de pousser de pousser la réflexion sur le rôle que pourrait avoir l’UGAP dans l’objectif d’un recours prioritaire aux logiciels libres par les administrations.

Proposition n° 27 : Exiger de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) des délais raisonnables dans le traitement des demandes de référencement des acteurs de l’offre numérique française

L’enjeu du pilotage politique

Un des axiomes du rapport est la nécessité de conduire la « transformation numérique des administrations ». Il interroge, dans cette logique, la gouvernance et le pilotage de cette transformation numérique, en soulignant l’importance de cette question par le constat que « la crise sanitaire a fait la démonstration du recours massif […] des administrations publiques aux solutions américaines. »

Après un rappel des évolutions institutionnelles depuis 2011, de la création de la DISIC (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’État) à celle de la DINUM (Direction interministérielle du numérique), présentées comme des « progrès notables […] en faveur de la transformation numérique de l’État et de la gouvernance des politiques numériques », le rapport fait des recommandations pour en améliorer le pilotage. Il reprend notamment la proposition de créer « un ministère du numérique de plain-pied, doté d’une administration et de moyens propres, qui aurait pour mission de porter les politiques numériques au niveau national, européen et international. ».

Proposition n° 45 : Créer un ministère du numérique, doté d’une administration et de moyens propres, et chargé de porter les politiques numériques aux niveaux national, européen et international.

Quelle qu’en soit la traduction institutionnelle possible, l’enjeu d’un pilotage efficace et d’une stratégie de long court des politiques publiques relatives aux systèmes d’information de l’État apparaissent indéniablement comme un enjeu déterminant. De ce point de vue, si la récente circulaire Castex sur l’ouverture des données et des codes sources donne des signes encourageants en termes d’ambition politique vis-à-vis du logiciel libre, l’actualité récente de la DINUM – avec la publication d’un catalogue de logiciels truffé d’erreurs et d’approximations 8 et des conditions de travail dégradées 9 – questionne fortement sur la volonté de la direction actuelle de mettre en œuvre correctement cette circulaire et, plus largement, de sa capacité à assurer le pilotage des politiques numériques de l’État.

Un enjeu d’« émancipation »

Alors que le débat autour de la souveraineté numérique semble souvent se focaliser sur les considérations industrielles et économiques, le rapporteur prend soin d’y inscrire l’enjeu de « l’émancipation individuelle ». Le premier titre de la partie consacrée à « bâtir une souveraineté numérique » rappelle que la politique menée en ce sens doit être « au service du citoyen ». Comment en effet, dans une société qui se veut démocratique, penser la souveraineté numérique sans penser l’impact des technologies sur nos libertés fondamentales et leur place dans notre construction en tant que citoyennes et citoyens, émancipé⋅es et pleinement en mesure d’exercer nos libertés et notre pouvoir d’agir politique.

Partant de ce constat, à travers plusieurs propositions, le rapport pointe l’importance de la formation dès le plus jeune âge aux « savoirs numériques fondamentaux » : « Il est en effet indispensable que l’appareil de formation français soit en capacité de transmettre de façon efficace et actualisée les savoir-faire permettant aux citoyens de garder la maîtrise de leur vie en ligne et de ne pas subir l’apparition de nouveaux usages. » Si, à nouveau, on peut regretter qu’aucun lien direct ne soit fait avec l’impératif d’user de logiciels libres – en tant qu’outils informatiques comme en tant qu’objet d’enseignement – , l’approche du rapport reste intéressante en ce qu’il semble en faire une question éminemment politique. Rappelons d’ailleurs ici que seul le logiciel libre permet l’apprentissage d’une relation libre et éclairée aux outils technologiques, plutôt qu’un formatage à des usages imposés par des logiciels privateurs. Sur ce point, le rapport aurait sans doute également gagné à étudier la situation de ce qui est généralement appelé le marché des Eductech qui semblent aiguiser l’appétit insatiable d’un certain nombre de multinationales de l’informatique privatrice, souvent intéressées par les données personnelles des élèves. Important enjeu de souveraineté s’il en est !

Proposition n° 17 : Former aux compétences numériques dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité et de la vie professionnelle.
Proposition n° 18 : Former les citoyens aux gestes barrières face au risque cyber.
Proposition n° 19 : Développer l’apprentissage du code à l’école pour doter les élèves des fondamentaux de cet alphabet du monde numérique.

Pour une ambition à la hauteur des enjeux : priorité au logiciel libre!

Pour conclure, le rapport Latombe offre un état des lieux et une réflexion intéressante sur la situation actuelle en termes de pratique des administrations, de leur autonomie et de leurs dépendances, il pointe les rapports de force et souligne l’importance d’une formation émancipatrice de l’informatique, etc. Mais surtout, en appelant à systématiser le recours au logiciel libre, le rapport marque une véritable rupture avec une certaine tendance actuelle à l’inaction, notamment au sein de la Direction numérique de l’État. Sans remettre en question la stratégie mise en place par la circulaire Castex en matière de logiciel libre, qui propose des choses intéressantes, le rapport montre la voie en direction de politiques publiques beaucoup plus ambitieuses, avec un changement de paradigme radical : l’informatique libre doit être la règle, le logiciel privateur l’exception.

Le constat est donc dressé : une administration souveraine – un service public fondé sur l’intérêt général – utilise prioritairement des logiciels libres. Ce gouvernement et cette législature seront-ils celui et celle qui concrétiseront ce principe en lui donnant valeur normative et en posant les bases réglementaires de sa mise en œuvre ?

Nous recevrons le rapporteur le mardi 7 septembre 2021 dans l’émission Libre à vous !.

Source april.org

VPN de Mozilla disponible : quels pays, prix, compatibilité Linux

Mercredi 4 août 2021

Lancé durant l’été 2020, le VPN de Mozilla est aujourd’hui pleinement disponible en France, en Belgique et en Suisse. On vous dit tout sur le prix, les fonctionnalités ainsi que sur la compatibilité Linux et Android.

C’est quoi Mozilla VPN ?

Le VPN Mozilla, lancé en collaboration avec Mullvad, est conçu pour protéger votre vie privée depuis vos appareils mobiles et vos ordinateurs, grâce à un réseau de centaines de serveurs dans une trentaine de pays. La solution utilise le protocole WireGuard.

Où Mozilla VPN est-il disponible ?

La sortie de Mozilla VPN remonte au 15 juillet 2020, mais la fonction était limitée aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, à Singapour, en Malaisie et en Nouvelle-Zélande.

Depuis le 29 avril 2021, le VPN de Mozilla est disponible en France. Une page dédiée explique son fonctionnement et son utilité en français. Depuis la mi-juillet, la solution est également disponible en Belgique et en Suisse.

Aujourd’hui, Mozilla VPN est disponible dans les pays suivants :

États-Unis
Canada
Royaume-Uni
France
Allemagne
Belgique
Espagne
Autriche
Suisse
Malaisie
Nouvelle-Zélande
Singapour

Combien coûte Mozilla VPN ?

Le prix de Mozilla VPN est de 9,99 EUR par mois. Cette offre comprend un accès à des serveurs dans plus de 30 pays, pour 5 terminaux maximum. Le trafic est illimité, sans restriction de bande passante.

Le prix descend à 6,99 € avec un engagement de 6 mois et à 4,99 € par mois pour un engagement d’un an.

Combien d’appareils maximum ?

Mozilla VPN peut être utilisé sur 5 appareils différents.

Pourquoi utiliser Mozilla VPN

L’objectif poursuivi par Mozilla dans cette aventure est la sécurisation des connexions à internet, mais aussi le respect de la vie privée des utilisateurs, loin d’être garanti par de très nombreux prestataires de VPN, parfois gratuits.

Quels OS compatibles ?

Mozilla VPN est compatible avec les systèmes d’exploitation suivants :

Windows 10 (uniquement 64 bits)
macOS (10.15 et plus)
Android (version 6 et plus)
iOS (13.0 et plus)
Linux (uniquement Ubuntu)

Qu’est‑ce qu’un VPN et comment fonctionne‑t‑il ?

Un VPN (Virtual Private Network) est un réseau privé virtuel qui vous permet de vous connecter sur un réseau à distance de manière sécurisée, un VPN cache votre adresse IP et protège votre navigation sur internet. Pour en savoir plus sur les VPN, cette infographie ci-dessous présente les VPN de manière simplifiée.

Source toolinux.com

Quelle est la part de marché de Linux en 2021 ?

Mardi 3 août 2021

Linux occupe aujourd’hui 2,38% du marché des systèmes d’exploitation de bureau. Android continue de dominer le mobile, mais pas les tablettes.

Nous savons, grâce à Statcounter, quels sont les systèmes d’exploitation les plus répandus, à la fois sur les ordinateurs, les mobiles et les tablettes. Voici les derniers chiffres (juillet 2021).

Sur ordinateur

Windows continue de dominer le marché mondial avec 72,97% des ordinateurs de bureau ou portables. C’est un net recul annuel : en 2019, le système d’exploitation de Microsoft était crédité de 77,68%. Son plus proche concurrent s’appelle macOS et 15,4% de parts de marché. C’est là aussi moins bien que les 17,76% de 2019.

Quelle est la part de marché de Linux ?

Linux occupe la 3e place avec 2,38 %, une belle progression par rapport au même mois en 2019, où Linux était crédité de 1,69%.

Et ChromeOS ?

ChromeOS occupe aujourd’hui 1,21% du gâteau, contre 0,8% l’an dernier.

Quelles versions des OS ?

Windows 10 est le système d’exploitation le plus utilisé (78,43%)) devant Windows 7 (16,03%) pour Microsoft. Chez Apple, macOS Catalina culmine à 77,21%, loin devant Mojave 7,85% et High Sierra (2,71%).

Pour Linux, le détail des distributions n’est pas fourni par StatsCounter.

Sur le mobile

Android est le premier système d’exploitation mobile sur mobile : il est crédité de 72,18% des terminaux en circulation, devant iOS à 26,96%. KaiOS compte pour 0,19%.

Quant aux versions d’Android, elles avancent toujours en ordre très dispersé : 20,94% pour Android 11, 34,17% pour Android 10, 16,48% pour Android 9 et encore 8,79% pour Android 8.1. Android 6 compte encore pour 4,39% et 7.0 Nougat pour 4,1%, preuve que les efforts de Google auprès des constructeurs ne sont pas vraiment suivis : près de 35% des terminaux Android tournent en effet sur une version datée du système d’exploitation mobile.

Sur tablette

Pour les tablettes, Android a rejoint la 2e place, avec un score moins élevé que sur smartphone : 44,74%. iOS et iPadOS cumulés font 55,18% du marché. Sur ce segment, Windows occupe 0,05% et Linux 0,02%. On remarque la présence de BlackBerry OS (dont la seule tablette aura été le Playbook) à 0,01%.

Source toolinux.com

Debian 11 Bullseye : une force tranquille qui n’a plus rien à prouver

Mardi 27 juillet 2021

La nouvelle mouture de Debian est sur le point de sortir, entrainant avec elle de nombreux autres systèmes Linux. Comme toujours, cette distribution brille par son support des architectures et la stabilité de ses composants, mais dans cette version 11, quelques nouveautés spécifiques sont quand même à noter.

L’arrivée d’une nouvelle version majeure de Debian est toujours un évènement dans le monde informatique. D’abord parce que cela n’arrive pas si régulièrement. Debian 10 est ainsi sortie en juillet 2019, la 10.10 en juin 2021. On est loin de distributions ayant un cycle de six mois (Ubuntu, Fedora…) ou même du camp d’en face, avec un macOS annuel, une révision majeure de Windows par semestre (le rythme sera annuel pour Windows 11), etc.

Ensuite parce que cette distribution Linux est copieusement utilisée, que ce soit sur des postes clients ou sur des serveurs. Mais elle sert également de socle à un très grand nombre d’autres distributions, dont la plus connue est Ubuntu, servant elle-même de base à d’autres systèmes comme Linux Mint.

Avec Debian, il est surtout question de stabilité. N’y cherchez jamais les dernières versions des composants et autres fonctionnalités « tendance », l’équipe privilégiant les moutures fiables, si possible LTS (Long Term Support). C’est notamment le cas du noyau Linux, dont la dernière LTS est utilisée : la 5.10 de décembre 2020.

Ainsi, les personnes connaissant peu ou pas cette distribution pourraient être surprises par le contenu de cette version 11, pas si « incroyable » que ça après deux ans de travail. Mais l’intérêt d’une Debian se trouve ailleurs.

Source nextinpact.com

Expolibre

Vendredi 23 juillet 2021

Cette exposition créée par l’April et illustrée par Antoine Bardelli permet de découvrir et de sensibiliser au logiciel libre, aux formats ouverts ainsi que plus largement aux licences et à la culture libres.

Elle est composé de huit panneaux :

Qu’est-ce que le logiciel libre ?

Les enjeux du logiciel libre

Les logiciels libres au quotidien

Les formats ouverts

Les atouts pour l’éducation

Licences et cadre juridique

Au-delà du logiciel libre

A propos de l’April et de l’Expolibre

Il est possible de télécharger les panneaux mais aussi de les louer pour organiser une exposition.

Auteur de l’illustration:

April, Antoine Bardelli

Licence de l’illustration:

Creative Commons -By-Sa

Licence Art Libre (LAL)

Licence de Documentation Libre GNU (GNU FDL)

https://expolibre.org/

Source april.org

GNOME 40.3 est disponible et voici ce qui change pour vous

Mardi 20 juillet 2021

Sorti en mars dernier, l’environnement de travail graphique GNOME 40 dévoile sa 3e mise à jour. On fait le point sur les principales nouveautés de GNOME 40 et de la mise à jour GNOME 40.3.

Il n’y aura donc jamais eu de GNOME 34 ! La sortie de GNOME 40 a été confirmée le 24 mars 2021 par la Fondation éponyme. L’occasion de revenir sur les grands changements de cette nouvelle version majeure et sur sa 3e mise à jour corrective, publiée le 19 juillet, juste avec GUADEC 2021.

GNOME 40 : quelles nouveautés ?

Les améliorations de la nouvelle version de GNOME 40 visaient à apporter une plus grande ergonomie de l’environnement de travail en s’inspirant largement des interfaces souvent associées aux tablettes.

On remarque notamment que la disposition verticale laisse place à une vue plus horizontale partout dans l’interface graphique. La navigation au pavé tactile en serait nettement plus naturelle, selon les retours d’utilisateurs.

Les nouveautés de GNOME 40 :

La vue des activités change : les espaces de travail sont disposés à l’horizontale ;
La grille d’applications continue sa mutation et peut être personnalisée, notamment en utilisant des dossiers. Elle devient horizontale plutôt que verticale dans l’affichage grâce à des « pages » ;
Améliorations dans les paramètres : raccourcis, Wi-Fi, caractères spéciaux ;
Plus d’informations pratiques et d’illustrations dans les cartes de Maps ;
Nouveaux onglets dans Web ;
Nouvelle application météo.

L’ensemble des nouveautés de GNOME 40 sont détaillées sur cette page.

GNOME 40.3 : mise à jour de maintenance

Le 19 juillet, Abderrahim Kitouni de la GNOME Release Team a officialisé la sortie de GNOME 40.3, troisième mise à niveau de l’environnement de travail, sur le Discourse officiel de la Fondation.

Ce que l’on en sait ? « Il s’agit principalement d’une version destinée à corriger des bugs de GNOME 40 », dont la liste exhaustive est publiée ici.

Tous les utilisateurs sont encouragés à faire la mise à jour.

« GNOME 40.3 is designed to be a boring bugfix update for GNOME 40, so it should be safe to upgrade from earlier versions of GNOME 40. »

Il est possible de compiler GNOME 40.3 à la source (gnome-40.3.tar.xz).

Quand est sori GNOME 40 ?

La version 40 de GNOME est sortie le 24 mars 2021.

La mise à jour GNOME 40.3 est sortie le 19 juillet 2021.

Où trouver GNOME 40 ?

Pour télécharger GNOME 40 (Fedora 34 beta ou openSUSE ), rendez-vous sur cette page. Des images seront disponibles pour les principales distributions dans les jours et semaines à venir.

La version GNOME 40.3 est disponible depuis le 19 juillet 2021.

Où est GNOME 34 ?

GNOME 34 n’existera pas. Les développeurs ont préféré marquer les profonds changements en passant directement à GNOME 40.

Source toolinux.com

Mozilla revoit sa gestion des scripts sur Firefox 90

Vendredi 16 juillet 2021

Les traceurs Facebook restent bloqués par défaut en mode strict et dans les fenêtres privées, mais si un utilisateur veut se connecter en utilisant Facebook, SmartBlock 2.0 baissera ses boucliers.

La version Firefox 90 vient d’être lancée par son éditeur, Mozilla. Parmi les nouvelles fonctionnalités du navigateur figure une meilleure prise en charge de la connexion à l’aide des identifiants Facebook lorsque le navigateur est en mode strict de blocage des trackers, ou dans une fenêtre privée. Apparu pour la première fois dans Firefox 87, publié en mars, SmartBlock fournit des substituts locaux pour les scripts de suivi tiers bloqués.

« Ces scripts de substitution se comportent juste assez comme les scripts originaux pour garantir le bon fonctionnement du site web. Ils permettent aux sites endommagés qui s’appuient sur les scripts d’origine de se charger avec leurs fonctionnalités intactes », indiquait à l’époque Mozilla. SmartBlock a cependant échoué dans un domaine, à savoir la prise en charge des boutons de connexion Facebook sur le web. Dans un billet de blog, Mozilla explique que le problème trouve sa source dans le fait que les trackers Facebook étaient inclus dans la liste des trackers fournie par son partenaire.

Reste que la mise à jour de SmartBlock 2.0 devrait corriger ce problème. « Avant Firefox 90, si vous utilisiez une fenêtre de navigation privée, lorsque vous cliquiez sur le bouton « Continuer avec Facebook » pour vous connecter, la connexion échouait parce que le script Facebook tiers requis avait été bloqué par Firefox », indique le blog.

Un navigateur plus réactif

« Désormais, SmartBlock 2.0 dans Firefox 90 élimine ce problème de connexion. Au départ, les scripts Facebook sont tous bloqués, comme auparavant, ce qui garantit la préservation de votre vie privée. Mais lorsque vous cliquez sur le bouton « Continuer avec Facebook » pour vous connecter, SmartBlock réagit en débloquant rapidement le script de connexion Facebook, juste à temps pour que la connexion se déroule sans problème. »

Mozilla précise que la nouvelle fonctionnalité fonctionne sur « de nombreux sites web », et que Firefox continuera à bloquer les traceurs Facebook sur tous les sites où un utilisateur ne s’est pas connecté.

Les utilisateurs de Windows verront désormais Firefox mis à jour en arrière-plan, Firefox 90 vérifiant toutes les 7 heures la présence d’une nouvelle version. Pour activer la mise à jour en arrière-plan, les utilisateurs doivent autoriser l’installation automatique des mises à jour et cocher la case « Lorsque Firefox n’est pas en cours d’exécution ». La fonctionnalité ne marche que lorsque le navigateur a été installé à partir de son programme d’installation, plutôt que décompressé à partir d’un fichier zip, et qu’aucun pack de langues n’est installé.

Si Mozilla déploiera progressivement cette fonctionnalité, un drapeau permet aux utilisateurs de l’activer dès maintenant. Firefox sur Windows bénéficiera également d’une page répertoriant les modules, tels que les antivirus injectés dans le navigateur, qui pourraient causer des problèmes. Firefox 90 prendra aussi en charge les en-têtes de requête Fetch Metadata, pour permettre aux applications web de se défendre contre certaines attaques intersites.

La dernière édition de Firefox marque aussi la fin de la prise en charge du FTP dans le navigateur, et la plupart des utilisateurs qui ne disposent pas de WebRender accéléré par le matériel utiliseront le logiciel WebRender à la place.

Source : zdnet.com