Archive pour le mot-clef ‘Logiciels-Libres’

Pourquoi Linux Mint 20 ne veut pas de snap

Dimanche 14 juin 2020

Contrairement à Ubuntu, dont elle reste un dérivé, la populaire distribution Linux Mint a choisi de se passer du format snap. Une question de sécurité, mais aussi une volonté d’indépendance par rapport à Canonical.

Pourquoi Linux Mint ne veut pas de snap

Linux Mint figure aujourd’hui parmi les distributions Linux les plus populaires du monde. Le SE est créé à partir d’Ubuntu – dont la propre base reste Debian -. Il se veut moderne, élégant et capable de rivaliser avec les autres grands OS du marché que sont Windows, macOS X et, désormais, ChromeOS.

Linux Mint suit les cycles de mise à jour d’Ubuntu LTS. Or, elle se passera du format de fichiers snap, comme l’annonce de mai l’a clairement indiqué :

« J’ai l’honneur de vous confirmer que Linux Mint, comme les éditions précédentes, ne comportera aucun snap et/ou snapd installés d’origine. » – Clément Lefèbvre

Pour rappel, comme AppImage et Flatpak, Snap permet d’installer et mettre à jour plus simplement des applications Linux de manière transversale sur plusieurs distributions. Le format snap intègre à la fois l’application et les bibliothèques nécessaires, dans un seul paquet.

Ce qui est reproché à Snap

Pour les concepteurs de Linux Mint, le Snap Store écrase une partie de la base APT de la distribution. C’est donc un grand « non » : pas question de permettre à Chromium de s’installer dans le dos des utilisateurs, sans leur consentement, créant ainsi une « porte dérobée » dans le système d’exploitation en le connectant à l’Ubuntu Store.

« Les applications de ce store ne peuvent pas être auditées, épinglées ou corrigées. Vous avez autant de contrôle sur ces fichiers qu’avec un système propriétaire, c’est-à-dire… aucun contrôle. Il s’accorde les droits root et s’installe sans vous le demander. »

Conséquence : dans Linux Mint 20, APT empêche snapd d’être installé.

Linux Mint 20 doit sortir ce mois-ci (juin 2020).

Source : Linux Mint

La plupart des ordinateurs Lenovo seront certifiés Linux à l’avenir

Vendredi 12 juin 2020

Lenovo va certifier une grande partie de ses ordinateurs de bureau et portables Thinkpad pour Red Hat Linux et Ubuntu. L’idée : encourager au déploiement de Linux dans l’entreprise.

La plupart des ordinateurs Lenovo seront certifiés Linux à l’avenir

Nous vous parlions, début mai, de l’arrivée de Fedora Linux sur des ordinateurs portables Thinkpad. Le constructeur chinois poursuit dans cette voie avec la certification de nouveaux ordinateurs de bureau ThinkPad et ThinkStation Workstation. Il sera désormais possible d’y installer Red Hat Linux ou Ubuntu LTS.

250 millions d’ordinateurs personnels sont vendus chaque année et environ 7,2 millions le sont avec Linux selon NetMarketShare. Une niche dans laquelle Lenovo compte bien se positionner en certifiant ses propres machines pour une utilisation optimale des principales distributions Linux.

L’idée de Lenovo est de certifier l’ensemble des ordinateurs de bureau et portables ThinkStation et ThinkPad série P pour qu’ils tournent sous Ubuntu Linux ou Red Hat Linux Entreprise (ainsi que Fedora). Le constructeur explique que les modèles offriront désormais un support complet allant « des correctifs aux pilotes en passant par des optimisations au niveau du bios« .

Le support de Linux sur les ordinateurs Lenovo sera assuré sur le web et via des forums Linux. Pour l’heure, cette section n’est disponible qu’en anglais.

Lire également

Des portables Lenovo Thinkpad avec la distribution Linux Fedora 32

Source toolinux.com

Hambourg veut plus de logiciels libres dans son administration

Vendredi 12 juin 2020

La nouvelle coalition au pouvoir dans cette ville du Nord de l’Allemagne entend privilégier le recours aux logiciels libres. Une initiative saluée la FSFE, mais avec quelques réserves.

À Hambourg, la coalition SPD/Grünen (socio-démocrates et écologistes) ont signé un accord de législature où le pouvoir en place entend donner une place prépondérante au logiciel libre.

L’accord de coalition – traitant du logiciel libre – est d’ailleurs disponible en ligne (en allemand). On y apprend par exemple que « partout où cela fera du sens, la coopération avec d’autres niveaux de pouvoirs et administrations sera établie« .

Souveraineté, indépendance et collaboration

La décision prise par les autorités locales de donner la préférence au logiciel libre revêt un triple objectif :

Assurer la souveraineté de Hambourg ;
Diminuer la dépendance aux fournisseurs tiers ;
Assurer la transparence.

La Free Software Foundation Europe se réjouit des déclarations d’intention, mais se montre encore attentiste : à la lecture de l’accord de gouvernement, des zones d’ombre subsisteraient autour de « la protection de certains éditeurs et vendeurs de logiciels propriétaires« . Alexander Sander, le Policy Manager de la FSFE, précise : « Nous allons surveiller la mise en place du programme et nous assurer que le code créé avec de l’argent public soit accessible aux citoyens« .

Source : FSFE, Public Code

Pourquoi l’adoption de Linux explose en 2020 ?

Lundi 8 juin 2020

Linux est considéré comme une alternative à Windows. Cependant sa part de marché n’a jamais vraiment décollée sur le segment des ordinateurs de bureau. Depuis quelques mois la situation a changé. Sa cote de popularité de cesse d’augmenter, que se passe-t-il ?

La surprise est là et les chiffres confirment une tendance. Linux est de plus en plus populaire auprès du “Grand Public”. La situation peut surprendre car l’OS ne pas vraiment une image « gaming » et son approche peut paraitre différente de celle de Windows. Pourtant les dernières statistiques montrent que son adoption s’améliore à un rythme rapide.

Linux progresse et Windows recule sur le marché des ordinateurs de bureau !

Ce système d’exploitation est encore loin de dépasser Windows mais sa progression se poursuit. Il est possible que dans avenir plus ou moins lointain le choix d’un système d’exploitation ne se résume plus à deux noms « Microsoft » et « Apple ». Le mois de mai a permis de franchir une nouvelle étape avec une part de marché à 3.17%. Windows se situe à 86.69% et macOS à 9.68%.Une analyse de ces chiffres montre que la croissance de Linux est assurée par une distribution, Ubuntu. En mai 2020, Elle représente 64,98 % de toutes les installations Linux.

Alors, que ce passe-t-il au sujet de Linux ? Pourquoi devient-il de plus en plus populaire sur le marché des ordinateurs de bureau ?

Linux, pourquoi sa présence est en progression ?

Il y a essentiellement trois raisons à cela dont deux sont des conséquences des choix de Microsoft.

Tout d’abord, le géant a mis fin à l’existence de Windows 7. Malgré des dizaines de millions pour ne pas dire des centaines de millions d’ordinateurs sous cet environnement, il a été abandonné. En clair cet OS n’est plus concerné par la grande maintenance mensuelle de Redmond nommée Patch Tuesday. La situation est donc problématique car Windows 7 n’a pas de souci particulier. Il est capable de répondre parfaitement à la majorité des usages. Le passage à Windows 10 est ainsi mal perçu et pas vraiment justifiable surtout que la procédure n’est pas gratuite. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup cherchent à prendre un certain recul face à Microsoft.

A cela s’ajoute la vision proposée par Windows 10. Le système d’exploitation souffre d’une maintenance problématique, d’une télémétrie intrusive et de publicité proposée au travers de son interface. Certains utilisateurs « Windows 7 » souhaitent donc conserver l’expérience de bureau traditionnelle ce qui Linux peut proposer.

Enfin le troisième point est a chargé du coté de Linux lui-même. Cet environnement a profité ces dernières années d’une communauté incroyable redoublant d’efforts et d’idée pour le rend plus convivial. C’est là un defit afin de conquérir le cœur des utilisateurs « Windows ». Pour de nombreuses distributions le plus grand défi et de proposer une environnement pour se sentir à la maison (Windows)

A ce sujet, il existe de nouvelles distributions Linux spécifiquement développées pour proposer un environnement connu et maitrisé aux utilisateurs de Windows.

Il n’est pas impossible que Linux poursuive sa croissance au point de se rappocher de macOS d’Apple.

Source ginjfo.com

 

Les eurodéputés votent un amendement en faveur du logiciel libre au Parlement

Samedi 30 mai 2020

Le Parlement européen recommande que tout logiciel développé pour lui soit mis sous licence libre.

Parmi les motifs du déménagement de la fondation Eclipse, qui quitte les Etats-Unis pour s’installer à Bruxelles, il y a le sentiment que «l’Europe aime beaucoup, et de plus en plus, l’open source», nous expliquait récemment Gaël Blondelle, qui dirige l’équipe européenne de la fondation. Et cela tant côté entreprises qu’institutions, d’où le choix de la capitale de l’Union.

«Valeur ajoutée des logiciels libres et ouverts»

Ce soutien au Libre se vérifie, dans le secteur public, par la résolution qu’a votée le 15 mai le Parlement européen, dans un rapport de décharge budgétaire, vote rapporté sur Linuxfr par Stéfane Fermigier (coprésident du CNLL, Union des Entreprises du Logiciel Libre et du Numérique Ouvert).

Le texte adopté par les eurodéputés recommande «vivement» de libérer tout logiciel développé pour le Parlement. Il est indiqué (point 49 de la résolution):

[Le Parlement] «reconnaît la valeur ajoutée que les logiciels libres et ouverts peuvent apporter au Parlement; souligne en particulier leur rôle dans l’amélioration de la transparence et dans la prévention des effets de blocage des fournisseurs; reconnaît également leur potentiel en matière d’amélioration de la sécurité étant donné qu’ils permettent de relever et de corriger les faiblesses; recommande vivement que tout logiciel développé pour l’institution soit rendu public sous licence de logiciel libre et ouvert.»

Open data et réseaux sociaux open source

Juste avant, le même texte (point 48) prône l’open data avec des formats ouverts:

[Le parlement] «reconnaît que la production de données publiques sous un format ouvert, lisible par machine, facilement accessible et réutilisable offre de grandes possibilités tant pour la transparence envers le public que pour l’innovation ; salue les initiatives en cours visant à créer et à convertir une partie de ses données qui revêtent un intérêt pour le public sous ce format ; souligne la nécessité d’adopter une approche plus conviviale, systématique et coordonnée pour de telles initiatives, dans le cadre d’une politique bien définie des données ouvertes du Parlement.»

Le point 79 de la résolution prône quant à lui l’usage de réseaux sociaux open source et autohébergés:

Le Parlement «prend acte en outre de l’amélioration substantielle de l’utilisation des réseaux sociaux par le Parlement et encourage en outre l’utilisation de plateformes de réseaux sociaux open source gratuites et autohébergées, qui accordent une attention particulière à la protection des données des utilisateurs; prend acte par ailleurs des actions destinées à informer des activités de l’Union et prie instamment le Parlement d’intensifier ses activités sur les réseaux sociaux afin de diffuser les résultats de ses travaux auprès des citoyens de l’Union.»

Stéfane Fermigier précise que c’est l’eurodéputé tchèque et vice-président du Parlement européen Marcel Kolaja, du Parti pirate européen, qui est à l’origine de ces amendements.

Source zdnet.fr

Rothschild Patent Imaging vs GNOME : un cas particulier de brevet résolu, mais pas de jurisprudence

Jeudi 28 mai 2020

La Fondation GNOME règle un problème de brevet et obtient un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvé par l’Open Source Initiative. Contrairement à l’annonce initiale, la Fondation GNOME n’est pas allée en justice pour faire invalider ce brevet.

En octobre 2019, la Fondation GNOME, attaquée par un patent troll 1, avait décidé de répliquer en justice pour se défendre et défendre les communautés du logiciel libre contre les abus du système de brevets. L’April avait soutenu la Fondation dans sa démarche en faisant un don au fonds de défense de GNOME contre les trolls des brevets.

GNOME est un environnement de bureau libre, facile d’utilisation, convivial dont l’objectif est de rendre accessibles les systèmes d’exploitation libres. Comme elle l’expliquait, la fondation GNOME était attaquée par un patent troll Rothschild Patent Imaging (RPI) pour atteinte à un brevet relatif à la distribution d’images (concernant Shotwell le logiciel de GNOME d’organisation d’images et de photos). La Fondation avait décidé de ne pas se laisser faire et avait décidé d’aller en justice pour « envoyer un message à tous les trolls de brevets dans le domaine du logiciel ».

En effet, dans son annonce d’octobre 2019, la Fondation GNOME annonçait notamment une requête en irrecevabilité du brevet pour le faire invalider : « Nous voulons envoyer un message à tous les patent trolls dans le domaine du logiciel — nous nous battrons, nous gagnerons et nous ferons reconnaître l’invalidité de votre brevet. »

Le 20 mai 2020, La Fondation GNOME, Rothschild Patent Imaging et Leigh M. Rothschild ont annoncé que le différend avait été réglé : la Fondation a obtenu une clause de non-poursuite pour tout brevet détenu par Rothschild Patent Imaging. De plus, l’accord prévoit que les logiciels libres sous licence Open Source Initiative (consulter la licence des licences) ne pourront pas être poursuivis par Rothschild Patent Imaging sur l’ensemble des brevets (une centaine).

Cet accord est sans doute un bon accord pour GNOME et permet de neutraliser une centaine de brevets pour les logiciels libres sous une licence validée par l’OSI. Mais au final la Fondation considère le brevet logiciel pour lequel RPI attaquait – et incidement tous les autres de son portefeuille – comme valide. Cet accord à l’amiable résout un cas particulier – la menace des brevets de RPI – alors que la contre-attaque annoncée par GNOME aurait pu donner lieu à une jurisprudence s’étendant au-delà de ce seul cas, dans un domaine où justement les jurisprudences sont rares. Les patent trolls ont tout intérêt, en évitant les procès, à maintenir l’incertitude juridique qui est un élément déterminant de leur capacité de nuisance.

Source april.org

Le Parlement européen adopte la préférence pour le logiciel libre pour les institutions de l’UE

Jeudi 28 mai 2020

Le 15 mai 2020, en séance plénière, le Parlement européen a approuvé plusieurs rapports de décharge budgétaire qui comprennent des amendements invitant les institutions de l’UE à utiliser principalement des solutions open source. En pratique, à partir de maintenant, toutes les solutions informatiques développées par et pour les institutions de l’UE devront d’abord être évaluées par rapport à la possibilité d’utiliser des solutions open source. Les évaluations devront ensuite être rapportées à la commission du contrôle budgétaire du Parlement sur une base annuelle, lors de la procédure de décharge.

Le texte exact et officiel de la résolution concernant la préférence pour le logiciel libre :

« [Le parlement] reconnaît la valeur ajoutée que les logiciels libres et ouverts peuvent apporter au Parlement ; souligne en particulier leur rôle dans l’amélioration de la transparence et dans la prévention des effets de blocage des fournisseurs ; reconnaît également leur potentiel en matière d’amélioration de la sécurité étant donné qu’ils permettent de relever et de corriger les faiblesses ; recommande vivement que tout logiciel développé pour l’institution soit rendu public sous licence de logiciel libre et ouvert »

Une autre résolution concernant les formats ouverts :

[Le parlement] reconnaît que la production de données publiques sous un format ouvert, lisible par machine, facilement accessible et réutilisable offre de grandes possibilités tant pour la transparence envers le public que pour l’innovation ; salue les initiatives en cours visant à créer et à convertir une partie de ses données qui revêtent un intérêt pour le public sous ce format ; souligne la nécessité d’adopter une approche plus conviviale, systématique et coordonnée pour de telles initiatives, dans le cadre d’une politique bien définie des données ouvertes du Parlement »

Merci au Parti pirate européen, et en particulier à l’eurodéputé tchèque et vice‑président du Parlement européen, Marcel Kolaja, qui sont à l’origine des amendements en question.

Précisons que ces résolutions ne concernent que les institutions de l’UE, et pas celles des États membres. Elles donnent néanmoins un signal fort dont on espère qu’il sera aussi suivi par les gouvernements nationaux, et en particulier le nôtre, qui s’est avéré très timide sur la promotion du logiciel libre depuis trois ans.

Source linuxfr.org

Comment installer Debian sur une cible iSCSI (diskless)

Jeudi 28 mai 2020

Tant qu’à déporter des volumes de stockage sur un serveur via des protocoles comme iSCSI, pourquoi ne pas y placer un système d’exploitation entier ? Une installation de type diskless rendue possible par certains OS, dont Debian.

iSCSI est une solution d’accès en blocs aux données, couramment utilisée dans les datacenters. Elle permet de centraliser la capacité de stockage des serveurs au sein de « disk arrays » via un SAN (Storage Area Network). Mais on peut l’exploiter de manière plus simple, via un serveur « NAS », pour y déporter des volumes (LUN) à partitionner côté client.

De quoi augmenter la capacité de stockage d’une machine ou ne la laisser accéder à des données que lorsqu’elle est sur le réseau local. Ce, avec une meilleure efficacité que des solutions de type File Storage nécessitant la mise en place de protocoles de partage réseau comme Samba (SMB/CIFS), NFS (Network File System) ou AFP (Apple Filing Protocol).

Ainsi, le client n’a accès qu’à certains volumes de données, limitant l’impact d’attaques de type ransomware. Via le serveur, on pourra facilement sauvegarder les différents LUN, que ce soit de manière classique ou via la création d’instantanés.

Source nextinpact.com

Mozilla se débarrassera définitivement de Flash dans Firefox 84

Mardi 19 mai 2020

Cette fois, c’est la bonne. Flash, la technologie d’Adobe, réputée pour être une vraie passoire en termes de sécurité, tirera définitivement sa révérence en fin d’année 2020.

Et Mozilla d’annoncer que Firefox 84, l’une des prochaines versions majeures de son navigateur Web, ne prendra plus en charge le format Flash qui, de toute façon, est déjà désactivé par défaut sur les versions actuelles.

Firefox 84 tire un trait sur Flash

Prévu pour le mois de décembre 2020, Firefox 84 ne permettra plus, d’aucune façon, de lire du contenu Flash.

Une décision qui était attendue, étant donnée l’intention d’Adobe d’abandonner purement et simplement sa technologie à l’horizon 2021.

En lieu et place, Adobe et Mozilla encouragent ainsi les administrateurs du Web à transiter rapidement vers du HTML5 ou tout autre langage leur permettant d’animer leurs pages Internet sans pour autant compromettre la sécurité des utilisateurs.

Pourquoi tant de haine pour Flash ?

Conçu en 1996, Flash était alors un format révolutionnaire. Pensez donc : il permettait d’animer des pages Web afin de les sortir — enfin ! — de leur immobilisme glacial.

Si toutes les tentatives d’animations ne se sont pas souvent traduites par de grandes réussites esthétiques, Flash est surtout un programme capricieux, qui demande à l’utilisateur de le télécharger et le maintenir à jour pour pouvoir lire le contenu inclus sur les sites Web.

En 2010, Apple met au jour un certain nombre de problèmes liés à l’utilisation de Flash. Outre des failles de sécurité qui commencent à inquiéter, la technologie a aussi tendance à drainer énormément d’énergie, et à consommer beaucoup de mémoire vive. Résultat : Flash n’a plus droit de cité sur aucun appareil Apple. Radical.

Citons également d’énormes problématiques en termes de sécurité et de confidentialité des données (Flash peut exécuter du code malveillant, activer le microphone et la webcam sans le consentement de l’utilisateur, etc.).

Aussi l’industrie commença doucement sa transition vers le HTML5, un langage qui permet peu ou prou les mêmes choses, sans poser les problèmes précités.

Bref : une page du Web qui se tourne, à n’en pas douter. Mais il est permis de douter que Flash manque à qui que ce soit.

Source clubic.com

SILL 2020 : quels mouvements dans le socle interministériel des logiciels libres ?

Samedi 9 mai 2020

L’État a mis à jour son socle de logiciels libres recommandés aux administrations. Le point sur les entrants et les sortants.

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Quels entrants et quels sortants dans le socle interministériel des logiciels libres (SILL) ?

Publié pour la première fois en 2013, ce catalogue de référence pour les administrations françaises est actualisé une fois par an.

La version 2020 vient d’être mise en ligne.

Quatre outils signalés l’an dernier comme « en fin de recommandation » disparaissent effectivement de la liste. Il s’agit de Pencil (maquettage IHM), FitNesse et DbFit (injection pour tester les couches basses) ainsi que phpBB (création de forums).

On recense une trentaine de nouveaux venus.

Dans la catégorie « Conception & Développement », deux d’entre eux sont en « observation » : l’analyseur statique d’apk Exodus Privacy et l’outil de monitoring Cachet.

Les autres entrants dans cette catégorie sont au statut « recommandé ». On trouve :

Dans la catégorie « Données et contenu », l’outil de génération de sites statiques Jekyll fait son entrée au statut « recommandé ». Tout comme le système de gestion de base de données Redis, en version 5.0.7 à Sorbonne Université, nous précise-t-on.

PeerTube en observation ; Prometheus et Grafana aussi

La catégorie « Espace utilisateur et canal » est la plus riche en nouveautés.

Deux outils font leur apparition au statut « en observation » : Opale (création de modules de formation) et PeerTube (plate-forme décentralisée d’hébergement de vidéos).

Les 11 autres ajouts sont au statut « recommandé » :

  • GNU Emacs (éditeur de texte)
  • RStudio (environnement de développement pour le langage R, en version 1.2 à l’Agence nationale de la cohésion des territoires)
  • SoGo et Zimbra (outils de webmail)
  • Zammad (application web pour la gestion du support)
  • OpenShot (logiciel d’édition de vidéos)
  • ProjectQtOr (module kanban)
  • NAPS2 (scan de PDF)
  • BigBlueButton (serveur de visioconférence pour navigateurs web ; l’académie de Versailles l’utilise pour des cours en ligne, de la formation et des présentations à distance)
  • VITAM (solution d’archivage électronique)
  • Archifiltre (système d’aide à l’archivage de fichiers, en version 2.0 aux ministère sociaux)

Dans la catégorie « Opérations », la majorité des outils ajoutés le sont « en observation ». Ils sont cinq :

  • Pulse (télédéploiement sur les postes de travail)
  • Rancher (orchestration de conteneurs)
  • Yunohost (déploiement d’applications)
  • Prometheus et Grafana (supervision de l’infrastructure et des composants)

Au statut « recommandé », les nouveaux s’appellent OpenFisca (moteur de calcul socio-fiscal), Proxmox VE (gestion des VM), postfix.admin (gestion de configuration postfix) et Matomo (statistiques de fréquentation de sites web).

CodiMD (outil de partage de notes) constitue le seul ajout à la catégorie « Orchestration & logique métier ».

Source silicon.fr