Archive pour le mot-clef ‘Open Source’

Appel d’offres de la Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière sur le logiciel libre

Mardi 18 août 2020

La CAIH (Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière) vient de lancer un appel d’offres pour proposer des logiciels libres à ses 1 200 membres établissements de santé. C’est une bonne nouvelle et l’April encourage les entreprises du libre à se saisir de cette opportunité. La date de clôture est le 25 septembre 2020 à 12 h 30.

Pour rappel, la CAIH a un accord-cadre avec Microsoft depuis 2015, renouvelé en 2019 pour quatre ans. Cet appel d’offres est donc plutôt un bon signe d’une volonté de la CAIH de proposer une alternative respectueuse des libertés et des données personnelles. L’appel d’offres porte sur la fourniture 1:

  • D’étude de faisabilité, de chiffrage et d’analyse de risque de migration d’un pan fonctionnel du SI de santé vers de l’Open Source ;
  • De solutions « clients », « serveurs » et services en ligne « Open Source » agréé HDS ou opérés sur des cloud HDS de nos adhérents ;
  • De prestations de migration depuis les technologies « Oracle » et « Microsoft » vers de l’Open source ;
  • De services de maintenance, de tierce maintenance applicative, de prestations autours de technologies Open Source ;
  • De services d’infogérance de solutions Open Source.

Le CCTP (cahier des clauses techniques particulières) détaille les besoins fonctionnels et les unités d’œuvre : étude de faisabilité de migration vers le libre ; poste de travail libre ; serveurs ; visioconférence ; espace collaboratif ; suite bureautique libre et logiciels métiers ; base de données pour remplacer Oracle… C’est un marché qui couvre donc de très nombreuses technologies libres.

Le contrat est un accord-cadre mono-attributaire non alloti 2. L’April regrette ce choix. L’accord-cadre multi-attributaire est la règle par défaut de la commande publique. Notamment parce que cela permet de renforcer la concurrence en permettant aux entreprises type PME d’accéder plus largement aux marchés publics. Et le monde du logiciel libre est avant tout constitué de PME. Espérons que cela n’empêchera pas des réponses à cet appel d’offres, soit par une entreprise unique soit par un groupement d’entreprises.

Tous les documents utiles pour répondre à cet appel d’offres sont disponibles sur la plateforme des achats de l’État.

Source april.org

Rothschild Patent Imaging vs GNOME : un cas particulier de brevet résolu, mais pas de jurisprudence

Jeudi 28 mai 2020

La Fondation GNOME règle un problème de brevet et obtient un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvé par l’Open Source Initiative. Contrairement à l’annonce initiale, la Fondation GNOME n’est pas allée en justice pour faire invalider ce brevet.

En octobre 2019, la Fondation GNOME, attaquée par un patent troll 1, avait décidé de répliquer en justice pour se défendre et défendre les communautés du logiciel libre contre les abus du système de brevets. L’April avait soutenu la Fondation dans sa démarche en faisant un don au fonds de défense de GNOME contre les trolls des brevets.

GNOME est un environnement de bureau libre, facile d’utilisation, convivial dont l’objectif est de rendre accessibles les systèmes d’exploitation libres. Comme elle l’expliquait, la fondation GNOME était attaquée par un patent troll Rothschild Patent Imaging (RPI) pour atteinte à un brevet relatif à la distribution d’images (concernant Shotwell le logiciel de GNOME d’organisation d’images et de photos). La Fondation avait décidé de ne pas se laisser faire et avait décidé d’aller en justice pour « envoyer un message à tous les trolls de brevets dans le domaine du logiciel ».

En effet, dans son annonce d’octobre 2019, la Fondation GNOME annonçait notamment une requête en irrecevabilité du brevet pour le faire invalider : « Nous voulons envoyer un message à tous les patent trolls dans le domaine du logiciel — nous nous battrons, nous gagnerons et nous ferons reconnaître l’invalidité de votre brevet. »

Le 20 mai 2020, La Fondation GNOME, Rothschild Patent Imaging et Leigh M. Rothschild ont annoncé que le différend avait été réglé : la Fondation a obtenu une clause de non-poursuite pour tout brevet détenu par Rothschild Patent Imaging. De plus, l’accord prévoit que les logiciels libres sous licence Open Source Initiative (consulter la licence des licences) ne pourront pas être poursuivis par Rothschild Patent Imaging sur l’ensemble des brevets (une centaine).

Cet accord est sans doute un bon accord pour GNOME et permet de neutraliser une centaine de brevets pour les logiciels libres sous une licence validée par l’OSI. Mais au final la Fondation considère le brevet logiciel pour lequel RPI attaquait – et incidement tous les autres de son portefeuille – comme valide. Cet accord à l’amiable résout un cas particulier – la menace des brevets de RPI – alors que la contre-attaque annoncée par GNOME aurait pu donner lieu à une jurisprudence s’étendant au-delà de ce seul cas, dans un domaine où justement les jurisprudences sont rares. Les patent trolls ont tout intérêt, en évitant les procès, à maintenir l’incertitude juridique qui est un élément déterminant de leur capacité de nuisance.

Source april.org

ASSEMBLÉE NATIONALE : Lettre à mon député

Samedi 9 mai 2020

Monsieur le député,

Je sais que vous devez en ces jours, être très occupé.

Mon intervention auprès de vous a pour objet de vous demander d’intervenir auprès de nos dirigeants pour que, si elle voit le jour, soit placée en « Open source » afin que les associations, développeurs, soient en mesure d’analyser le code de cette application.

 

Contrairement à l’idée reçue par la grande majorité de nos concitoyens, une application qui peut être « décortiquée » est le seul moyen de la faire accepter par la majorité.

Sur un autre sujet, pouvez vous demander à ce que soit remplacé « contact tracking » par « suivi de contact ».  Nos ministres ne devraient-ils pas donner l’exemple ?

Recevez, monsieur le député, mes respectueuses salutations.

— Sa réponse

Monsieur,

Je note ces excellentes réflexions que je transmets au ministre chargé du numérique Monsieur Cedrc O.
Je verserais au débat parlementaire sur l’application « stop covid » vos demandes s’il ne les retient pas d’emblé.
Je ne m’avancerais pas sur la faisabilité et surtout sur l’utilisation effective et suffisante d’une telle application qui me laisse, dans l’état actuel des choses, septique.

Votre dévoué

DERNIÈRE MINUTE (lien de téléchargement)

J’ai reçu ce matin la lettre que mon député a fait parvenir à M Cédric O Secrétaire d’Etat chargé du numérique. Elle reprend point par point tous les arguments que je lui avais transmis.

Espérons …

Source Yves lsdm.live

Une seule conférence pour openSUSE et LibreOffice en octobre 2020

Samedi 22 février 2020

Cette année, LibreOffice et openSUSE font cause commune autour de leurs conférences annuelles du 13 au 16 octobre à Nuremberg. Des orateurs sont recherchés.

Les projets openSUSE and LibreOffice combineront à Nuremberg, en Allemagne, leurs conférences annuelles. L’occasion de célébrer les 10 ans d’openSUSE et 15 ans de LibreOffice.

L’événement aura lieu du 13 au 16 octobre prochains au Z-Bau à Nuremberg. Pour l’heure, le programme n’est pas encore finalisé et les organisateurs recherchent des orateurs et conférenciers.

Thématiques de 2020

Les sujets doivent tourner autour des thématiques suivantes :

Développement, API, extension, technologies futures
Assurance qualité
Localisation, documentation et projets linguistiques
Convivialité, design et accessibilité de LibreOffice
Format Open Document, Document Liberation et interopérabilité
Soutenir, faire la promotion et le marketing de LibreOffice

Idéalement, les textes doivent être placés sous la licence Crative Commons suivante : « Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 License ».

Comment envoyer sa proposition

Les propositions doivent être soumises au plus tard le 30 juin prochain via le site web officiel.

Source toolinux.com

La fondation Linux veut améliorer la sécurité de l’open source

Samedi 1 février 2020

La Linux Foundation annonce un partenariat avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF) pour développer ensemble des audits de sécurité.

La fondation Linux annonce ce mardi «un partenariat stratégique pour améliorer la sécurité des logiciels open source, devenue critique pour l’infrastructure mondiale», avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF).

Le logo de la fondation Linux

Les deux organisations vont développer ensemble des audits de sécurité «pour les communautés open source largement étendues». La Linux Foundation va ainsi augmenter ses travaux sur les audits de sécurité – elle indique avoir déjà investi plus d’un million de dollars dans une vingtaine de projets open source à ce jour – en y incluant des experts du réseau de l’OSTIF.

« Renforcer la confiance » dans l’open source

Ce dernier «partagera les ressources disponibles via le Community Bridge de la fondation Linux, un écosystème de financement et de soutien pour les développeurs et les projets, avec sa communauté pour aider à lever des fonds pour de nouveaux audits».

Amir Montazery, vice-président de l’OSTIF, salue dans le communiqué des deux organisations «la capacité de la fondation Linux à collecter des fonds auprès de toutes les industries pour soutenir des milliers de développeurs à travers le monde, sans précédent».

Dans le cadre de ce partenariat, la fondation nommera son vice-président des programmes stratégiques, Mike Dolan, au conseil consultatif de l’OSTIF. Ce dernier commente le rapprochement des deux entités comme une «collaboration naturelle qui, nous l’espérons, renforcera la confiance dans la chaîne de fourniture mondiale des logiciels open source qui sous-tend la société moderne».

Comme la fondation, l’OSTIF est un organisme à but non lucratif, qui repose sur des levées de fonds auprès du public et des dons d’entreprises et d’entités gouvernementales.

On trouve dans son conseil consultatif des représentants entre autres de Red Hat, Internet Security Research Group (l’ISRG est lui-même soutenu par Mozilla, l’EFF, Cisco, Akamai et l’université du Michigan), F-Secure, DuckDuckGo, OpenSSL (de son comité de management)…

Source zdnet.fr

Tutanota : des applications de bureau plus légères et un nouveau look

Vendredi 10 janvier 2020

Le nuage sécurisé allemand Tutanota peaufine ses applications de bureau. Une nouvelle interface est disponible, y compris sous Linux. Présentation.

De nombreuses améliorations ont été ajoutées avec cette version 3.66.2 de Tutanota Desktop, sortie il y a quelques jours : GUI, règles anti-spam et compteur de mails.

Les nouveautés de l’interface

Le service de courriel et de calendrier sécurisés ajoute quelques raffinements visibles, notamment au niveau de la facilité de navigation. C’est le cas des symboles Réglages et Déconnexion, qui passent dans le coin inférieur gauche. Quant au stylo de composition d’un courriel, il est désormais remplacé par un bouton.

Lors de l’utilisation du client de bureau (disponible sous Windows, Linux et macOS X), le client enregistre maintenant la valeur de zoom et le restaure au démarrage de l’application. Autre amélioration notable et bienvenue : la gestion des délais de notification dans les clients de bureau.

Les applications (Linux, Windows, macOS X, Android, iOS, web) se trouvent sur cette page.

Cliquez ici pour la version Linux de Tutanota

Règles anti-spam améliorées

Dans Tutanota, vous avez la possibilité de mettre en liste blanche ou en liste noire les adresses e-mail de votre boîte aux lettres. Les développeurs ont maintenant amélioré ces règles afin que vous puissiez :

Définir les règles anti-spam pour les destinataires To, Cc et Bcc
Autoriser les règles anti-spam pour les domaines de premier niveau
Autoriser le symbole * pour blacklister ou whitelist tous les courriels

Compteur de courriels fixe

Avec cette nouvelle version, les développeurs ont également corrigé un bug où les compteurs d’emails de certains utilisateurs ne s’effaçaient pas, même si tous les emails étaient lus ou supprimés. Le compteur de messages non lus affiche maintenant le nombre correct de messages non lus.

Nouvelle option : tous les membres de l’équipe d’un calendrier partagé peuvent changer le nom de ce calendrier dans leur propre boîte aux lettres.

Les notes de publication complètes se trouvent sur Github.

Source toolinux.com

Le CERN délaisse Microsoft pour le logiciel libre

Vendredi 21 juin 2019

Le CERN, l’un des principaux organismes de recherche scientifique au monde, a délaissé les programmes Microsoft pour utiliser des logiciels open source plus abordable.

Nous utilisons tous des logiciels open source tous les jours. Quoi? Pas vous? Avez-vous utilisé Google, regardé une émission de Netflix ou aimé la publication Facebook d’un ami? Félicitations, vous êtes un utilisateur d’open source.

Mais, il est vrai que la plupart d’entre nous n’utilisent pas tous les jours les logiciels open source destiné aux utilisateurs finaux. Même les membres du personnel du CERN, l’un des plus grands instituts de recherche au monde, ne le font pas – et ils utilisent pourtant l’open source pour faire fonctionner le Large Hadron Collider (LHC), le plus grand accélérateur de particules du monde. Mais sur leurs bureaux, ils utilisent des programmes basés sur Microsoft, comme de nombreux utilisateurs du monde entier. C’est néanmoins en train de changer.

Il y a un an, le CERN a lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Tout est dans le nom. Le CERN veut s’éloigner des programmes Microsoft pour une raison très prosaïque: économiser de l’argent.

It’s just business

Iban Eguia, un ingénieur en logiciel du CERN, a tweeté: « Au @CERN, nous nous éloignons des produits @Microsoft en raison de l’augmentation des frais de licence de notre laboratoire de recherche. Nous allons essayer autant que possible d’utiliser des logiciels en source ouverte.  »

At @CERN, we are moving away from @Microsoft products due to their license fee increases for our research laboratory.

We will try to use Open Source software as much as possible https://t.co/s1LqxDuRmJ

/cc @phoronix

— Iban Eguia (@Razican) June 12, 2019

Emmanuel Ormancey, analyste de système au CERN, a expliqué que les licences logicielles commerciales, avec leur structure de tarification par utilisateur, étaient inabordables pour le CERN. Pendant des décennies, le CERN a pu se payer des programmes Microsoft parce qu’il payait le tarif « établissement universitaire ». Toutes les bonnes choses ont une fin. Récemment, Microsoft a révoqué le statut académique du CERN et celui-ci a remplacé l’ancien contrat par un contrat basé sur un numéro d’utilisateur. Cela a eu pour effet « d’augmenter de plus de 10 fois le coût des licences. Bien que le CERN ait négocié un profil de montée en puissance sur une période de 10 ans afin de donner le temps nécessaire pour s’adapter, ces coûts ne sont pas supportables ».

Le CERN a donc lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Son objectif initial est « d’envisager la migration des logiciels commerciaux (Microsoft et autres) vers des solutions en source ouverte, de manière à minimiser l’exposition du CERN aux risques liés à des conditions commerciales non durables ».

Le CERN est loin d’être le seul organisme à souffrir des licences par utilisateur. Ormancey a affirmé que le CERN était à l’initiative en matière de migration vers l’open source.

Les principes d’engagement du projet sont les suivants:

Fournir le même service à toutes les catégories de personnel du CERN     Éviter le blocage des fournisseurs pour réduire les risques et la dépendance     Garder la main sur les données     Traiter les cas d’utilisation courants

Le CERN passe maintenant de la planification à la migration. Ormancey a déclaré: « Le premier changement majeur à venir est un service de mail pilote pour le service informatique et les volontaires cet été, suivi du début de la migration à l’échelle du CERN. Parallèlement, certains clients de Skype for Business et certains téléphones analogiques migreront vers une solution de téléphone logiciel. »

La migration des logiciels des utilisateurs finaux n’est pas une tâche facile. Heureusement, le CERN dispose déjà de compétences internes en matière de Linux et d’open source.

Le CERN est un partisan de longue date du cloud OpenStack Infrastructure-as-a-Server (IaaS). Jusqu’à récemment, le CERN, avec son organisation partenaire Fermilab, disposait de sa propre distribution Linux: Scientific Linux. Les groupes ont récemment cessé de développer Scientific Linux, qui était un clone de Red Hat Enterprise Linux (RHEL). Ils l’ont fait depuis que CentOS – un Linux polyvalent basé sur des sources RHEL – a rendu Scientific Linux complètement redondant.

Le CERN sait que créer un logiciel pour l’utilisateur final ne sera pas facile. « Bien que le projet Microsoft Alternatives soit ambitieux, le CERN offre également une occasion unique de démontrer qu’il est possible de créer des services de base sans passer par le fournisseur ni les données, et que la prochaine génération de services peut être adaptée aux besoins de la communauté », a conclu M. Ormancey.

Les autres organisations et sociétés qui ne souhaitent pas être liées à des modèles commerciaux propriétaires seraient bien avisées de garder un œil sur MAlt.

Source : CERN leaves Microsoft programs behind for open-source software