Archive pour le mot-clef ‘Open Source’

Une seule conférence pour openSUSE et LibreOffice en octobre 2020

Samedi 22 février 2020

Cette année, LibreOffice et openSUSE font cause commune autour de leurs conférences annuelles du 13 au 16 octobre à Nuremberg. Des orateurs sont recherchés.

Les projets openSUSE and LibreOffice combineront à Nuremberg, en Allemagne, leurs conférences annuelles. L’occasion de célébrer les 10 ans d’openSUSE et 15 ans de LibreOffice.

L’événement aura lieu du 13 au 16 octobre prochains au Z-Bau à Nuremberg. Pour l’heure, le programme n’est pas encore finalisé et les organisateurs recherchent des orateurs et conférenciers.

Thématiques de 2020

Les sujets doivent tourner autour des thématiques suivantes :

Développement, API, extension, technologies futures
Assurance qualité
Localisation, documentation et projets linguistiques
Convivialité, design et accessibilité de LibreOffice
Format Open Document, Document Liberation et interopérabilité
Soutenir, faire la promotion et le marketing de LibreOffice

Idéalement, les textes doivent être placés sous la licence Crative Commons suivante : « Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 License ».

Comment envoyer sa proposition

Les propositions doivent être soumises au plus tard le 30 juin prochain via le site web officiel.

Source toolinux.com

La fondation Linux veut améliorer la sécurité de l’open source

Samedi 1 février 2020

La Linux Foundation annonce un partenariat avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF) pour développer ensemble des audits de sécurité.

La fondation Linux annonce ce mardi «un partenariat stratégique pour améliorer la sécurité des logiciels open source, devenue critique pour l’infrastructure mondiale», avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF).

Le logo de la fondation Linux

Les deux organisations vont développer ensemble des audits de sécurité «pour les communautés open source largement étendues». La Linux Foundation va ainsi augmenter ses travaux sur les audits de sécurité – elle indique avoir déjà investi plus d’un million de dollars dans une vingtaine de projets open source à ce jour – en y incluant des experts du réseau de l’OSTIF.

« Renforcer la confiance » dans l’open source

Ce dernier «partagera les ressources disponibles via le Community Bridge de la fondation Linux, un écosystème de financement et de soutien pour les développeurs et les projets, avec sa communauté pour aider à lever des fonds pour de nouveaux audits».

Amir Montazery, vice-président de l’OSTIF, salue dans le communiqué des deux organisations «la capacité de la fondation Linux à collecter des fonds auprès de toutes les industries pour soutenir des milliers de développeurs à travers le monde, sans précédent».

Dans le cadre de ce partenariat, la fondation nommera son vice-président des programmes stratégiques, Mike Dolan, au conseil consultatif de l’OSTIF. Ce dernier commente le rapprochement des deux entités comme une «collaboration naturelle qui, nous l’espérons, renforcera la confiance dans la chaîne de fourniture mondiale des logiciels open source qui sous-tend la société moderne».

Comme la fondation, l’OSTIF est un organisme à but non lucratif, qui repose sur des levées de fonds auprès du public et des dons d’entreprises et d’entités gouvernementales.

On trouve dans son conseil consultatif des représentants entre autres de Red Hat, Internet Security Research Group (l’ISRG est lui-même soutenu par Mozilla, l’EFF, Cisco, Akamai et l’université du Michigan), F-Secure, DuckDuckGo, OpenSSL (de son comité de management)…

Source zdnet.fr

Tutanota : des applications de bureau plus légères et un nouveau look

Vendredi 10 janvier 2020

Le nuage sécurisé allemand Tutanota peaufine ses applications de bureau. Une nouvelle interface est disponible, y compris sous Linux. Présentation.

De nombreuses améliorations ont été ajoutées avec cette version 3.66.2 de Tutanota Desktop, sortie il y a quelques jours : GUI, règles anti-spam et compteur de mails.

Les nouveautés de l’interface

Le service de courriel et de calendrier sécurisés ajoute quelques raffinements visibles, notamment au niveau de la facilité de navigation. C’est le cas des symboles Réglages et Déconnexion, qui passent dans le coin inférieur gauche. Quant au stylo de composition d’un courriel, il est désormais remplacé par un bouton.

Lors de l’utilisation du client de bureau (disponible sous Windows, Linux et macOS X), le client enregistre maintenant la valeur de zoom et le restaure au démarrage de l’application. Autre amélioration notable et bienvenue : la gestion des délais de notification dans les clients de bureau.

Les applications (Linux, Windows, macOS X, Android, iOS, web) se trouvent sur cette page.

Cliquez ici pour la version Linux de Tutanota

Règles anti-spam améliorées

Dans Tutanota, vous avez la possibilité de mettre en liste blanche ou en liste noire les adresses e-mail de votre boîte aux lettres. Les développeurs ont maintenant amélioré ces règles afin que vous puissiez :

Définir les règles anti-spam pour les destinataires To, Cc et Bcc
Autoriser les règles anti-spam pour les domaines de premier niveau
Autoriser le symbole * pour blacklister ou whitelist tous les courriels

Compteur de courriels fixe

Avec cette nouvelle version, les développeurs ont également corrigé un bug où les compteurs d’emails de certains utilisateurs ne s’effaçaient pas, même si tous les emails étaient lus ou supprimés. Le compteur de messages non lus affiche maintenant le nombre correct de messages non lus.

Nouvelle option : tous les membres de l’équipe d’un calendrier partagé peuvent changer le nom de ce calendrier dans leur propre boîte aux lettres.

Les notes de publication complètes se trouvent sur Github.

Source toolinux.com

Le CERN délaisse Microsoft pour le logiciel libre

Vendredi 21 juin 2019

Le CERN, l’un des principaux organismes de recherche scientifique au monde, a délaissé les programmes Microsoft pour utiliser des logiciels open source plus abordable.

Nous utilisons tous des logiciels open source tous les jours. Quoi? Pas vous? Avez-vous utilisé Google, regardé une émission de Netflix ou aimé la publication Facebook d’un ami? Félicitations, vous êtes un utilisateur d’open source.

Mais, il est vrai que la plupart d’entre nous n’utilisent pas tous les jours les logiciels open source destiné aux utilisateurs finaux. Même les membres du personnel du CERN, l’un des plus grands instituts de recherche au monde, ne le font pas – et ils utilisent pourtant l’open source pour faire fonctionner le Large Hadron Collider (LHC), le plus grand accélérateur de particules du monde. Mais sur leurs bureaux, ils utilisent des programmes basés sur Microsoft, comme de nombreux utilisateurs du monde entier. C’est néanmoins en train de changer.

Il y a un an, le CERN a lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Tout est dans le nom. Le CERN veut s’éloigner des programmes Microsoft pour une raison très prosaïque: économiser de l’argent.

It’s just business

Iban Eguia, un ingénieur en logiciel du CERN, a tweeté: « Au @CERN, nous nous éloignons des produits @Microsoft en raison de l’augmentation des frais de licence de notre laboratoire de recherche. Nous allons essayer autant que possible d’utiliser des logiciels en source ouverte.  »

At @CERN, we are moving away from @Microsoft products due to their license fee increases for our research laboratory.

We will try to use Open Source software as much as possible https://t.co/s1LqxDuRmJ

/cc @phoronix

— Iban Eguia (@Razican) June 12, 2019

Emmanuel Ormancey, analyste de système au CERN, a expliqué que les licences logicielles commerciales, avec leur structure de tarification par utilisateur, étaient inabordables pour le CERN. Pendant des décennies, le CERN a pu se payer des programmes Microsoft parce qu’il payait le tarif « établissement universitaire ». Toutes les bonnes choses ont une fin. Récemment, Microsoft a révoqué le statut académique du CERN et celui-ci a remplacé l’ancien contrat par un contrat basé sur un numéro d’utilisateur. Cela a eu pour effet « d’augmenter de plus de 10 fois le coût des licences. Bien que le CERN ait négocié un profil de montée en puissance sur une période de 10 ans afin de donner le temps nécessaire pour s’adapter, ces coûts ne sont pas supportables ».

Le CERN a donc lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Son objectif initial est « d’envisager la migration des logiciels commerciaux (Microsoft et autres) vers des solutions en source ouverte, de manière à minimiser l’exposition du CERN aux risques liés à des conditions commerciales non durables ».

Le CERN est loin d’être le seul organisme à souffrir des licences par utilisateur. Ormancey a affirmé que le CERN était à l’initiative en matière de migration vers l’open source.

Les principes d’engagement du projet sont les suivants:

Fournir le même service à toutes les catégories de personnel du CERN     Éviter le blocage des fournisseurs pour réduire les risques et la dépendance     Garder la main sur les données     Traiter les cas d’utilisation courants

Le CERN passe maintenant de la planification à la migration. Ormancey a déclaré: « Le premier changement majeur à venir est un service de mail pilote pour le service informatique et les volontaires cet été, suivi du début de la migration à l’échelle du CERN. Parallèlement, certains clients de Skype for Business et certains téléphones analogiques migreront vers une solution de téléphone logiciel. »

La migration des logiciels des utilisateurs finaux n’est pas une tâche facile. Heureusement, le CERN dispose déjà de compétences internes en matière de Linux et d’open source.

Le CERN est un partisan de longue date du cloud OpenStack Infrastructure-as-a-Server (IaaS). Jusqu’à récemment, le CERN, avec son organisation partenaire Fermilab, disposait de sa propre distribution Linux: Scientific Linux. Les groupes ont récemment cessé de développer Scientific Linux, qui était un clone de Red Hat Enterprise Linux (RHEL). Ils l’ont fait depuis que CentOS – un Linux polyvalent basé sur des sources RHEL – a rendu Scientific Linux complètement redondant.

Le CERN sait que créer un logiciel pour l’utilisateur final ne sera pas facile. « Bien que le projet Microsoft Alternatives soit ambitieux, le CERN offre également une occasion unique de démontrer qu’il est possible de créer des services de base sans passer par le fournisseur ni les données, et que la prochaine génération de services peut être adaptée aux besoins de la communauté », a conclu M. Ormancey.

Les autres organisations et sociétés qui ne souhaitent pas être liées à des modèles commerciaux propriétaires seraient bien avisées de garder un œil sur MAlt.

Source : CERN leaves Microsoft programs behind for open-source software