Archive pour le mot-clef ‘Linux’

Un thème sombre sera intégré à Xubuntu 20.04

Mardi 21 janvier 2020

Les dernières moutures de développement de Xubuntu 20.04 disposent d’un nouveau thème sombre baptisé Greybird-dark. Sa sortie est prévue fin avril.

Le site OMGUbuntu a inspecté les dernières versions quotidiennes (daily builds) de la future distribution Xubuntu 20.04, prévue aux alentours du 23 avril prochain. Ils ont découvert la présence d’un nouveau thème sombre. Image à l’appui.

Qu’est-ce que Xubuntu ?

Xubuntu est un système d’exploitation libre de type GNU/Linux. C’est un projet issu de la Fondation Ubuntu utilisant l’environnement de bureau graphique Xfce à la place de Gnome 3 (et précédemment Unity).

Xubuntu est une distribution Linux dérivée de Ubuntu, car tous deux partagent exactement la même base, des logiciels communs (Synaptic), les mêmes dépôts APT, le même nom de code et le même cycle de développement.

La dernière version est 19.10, Eoan Ermine, sortie en octobre 2019.

Un thème sombre dans Xubuntu

Le nouveau thème Greybird Dark donne à Xfce un nouveau look sombre dans la lignée de ce qui se fait sur la plupart des systèmes d’exploitation, mais avec une nuance : nous sommes toujours bien dans l’univers du gris (et non du noir).

Il semblerait qu’il est déjà possible d’utiliser le nouveau thème sur des versions plus anciennes de Xubuntu. Il faut pour cela rapatrier la dernière version stable et utiliser Xfce. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur ce compte Github.

Comme il s’agit d’un thème GTK, Greybird Dark peut également être installé sur d’autres environnements compatibles, dont GNOME Shell et MATE.

Source toolinux.com

La mort de Windows 7 va-t-elle profiter à Linux ?

Mardi 21 janvier 2020

 

La fin de vie de Windows 7 est un moment important de cette année. Microsoft laisse sur le « bord de la route » des centaines de millions d’ordinateurs à travers le monde. Désormais livrés à eux même, ils doivent prendre une décision pour assurer leur sécurité.

L’arrêt de la maintenance de Windows 7 n’est pas anodine. Selon les derniers chiffres publiés par NetMarketShare, la part de marché de cet OS dépasse toujours les 25%. En clair environ un ordinateur sur quatre qui utilise cet environnement tous les jours. Malgré tous les efforts de Microsoft pour minimiser son importance, il reste à ce jour le deuxième système d’exploitation le plus utilisé sur PC de bureau. On estime qu’il y a encore plus de 440 millions de personnes sous Windows 7 dans le monde entier.

Sans mises à jour de sécurité tous ces systèmes informatiques doivent trouver une réponse à la question : Faut-il rester sous Windows 7, adopter Windows 10 ou migrer vers macOS ou Linux ?

Il n’y a malheureusement pas de réponse universelle. Elle va dépendre de nombreux paramètres, contraintes et impératifs. Depuis le 14 janvier 2020, jour de la mise à la retraite officielle de Windows 7, beaucoup espèrent que l’environnement Linux va profiter de cette situation. Certains s’attendent à ce que le monde de l’Open Source accueille une nouvelle grande communauté.

Ubuntu, Linux Lite, Linux Mint et quelques autres distributions profitent d’amélioration et d’optimisations pour répondre aux besoins du grand public. Leurs développeurs voient la mort de Windows 7 comme une vraie opportunité pour conquérir de nouvelles parts de marché. L’affaire n’est cependant pas si simple car il existe plusieurs « types » d’utilisateurs de Windows 7.

Windows 7, qui est susceptible d’adopter Linux ?

Aux yeux de certains Windows 10 n’est pas perçu comme une avancée avec son approche en tant que « Service ». Windows 7 répond parfaitement aux attentes aussi bien en termes de fonctionnalité que de performance tout en conservant « l’expérience Windows traditionnelle ». Ces utilisateurs ne souhaitent tout simplement pas de changement. Ils ne veulent pas perdre leur temps avec un « nouveau » Windows leur demandant de réapprendre à utiliser leur PC.  Nous avons là une communauté qui est peu susceptible d’être intéressée par le monde Linux.

Nous retrouvons aussi des utilisateurs un peu plus aventureux et à l’écoutent de certains arguments. La sécurité fait partie du discours de tous les développeurs de distributions Linux. Canonical affirme que sa distribution Ubuntu permet de bénéficier d’une sécurité renforcée sans avoir besoin d’acquérir de nouveaux matériels.

Source ginjfo.com

L’Automotive Grade Linux en démonstration au CES 2020 (Subaru l’adopte)

Vendredi 10 janvier 2020

C’est à l’occasion du CES à Las Vegas que le constructeur Subaru annonce que ses modèles 2020 disposeront du système de divertissement Automotive Grade Linux. Les modèles sont exposés pour l’occasion.

Automotive Grade Linux : présentation

AGL est un projet open source collaboratif qui réunit des constructeurs automobiles et des fournisseurs dans le but de bâtir une plateforme logicielle libre basée sur Linux destinée au développement d’applications logicielles pour les automobiles. Une initiative à la fois indépendante et complémentaire aux efforts de Google et Apple dans la voiture connectée avec Android Auto et CarPlay.

L’objectif principal d’AGL est d’aider les constructeurs automobiles et les fournisseurs à « réutiliser le code des applications logicielles, conduisant à une innovation rapide et des délais de commercialisation plus courts pour les nouveaux produits et composants. »

Quelles voitures ?

AGL est soutenu par plus de 150 membres, dont 11 constructeurs automobiles, qui travaillent ensemble pour développer la plate-forme AGL Unified Code Base (UCB), une plate-forme logicielle partagée qui peut servir de standard de facto pour l’infodivertissement et la télématique.

Parmi les constructeurs membres, on trouve par exemple Toyota, Mercedes Benz, Subaru, Mazda, Nissan, Honda, Suzuki ou encore Mitsubishi.

AGL Unified Code Base dans la Subaru Outback 2020

La plate-forme d’infodivertissement Subaru Starlink installée d’origine sur la toute nouvelle Subaru Outback 2020 et la Subaru Legacy 2020 utilisera un logiciel open source de la plate-forme AGL Unified Code Base (UCB).

« L’utilisation du logiciel open source d’AGL nous permet de personnaliser facilement l’expérience utilisateur et d’intégrer de nouvelles fonctionnalités », déclare Naoyoshi Morita, directeur général du département de conception de produits électroniques de Subaru. « Nous pensons que le développement de logiciels libres et partagés via l’alliance Automotive Grade Linux profite à l’ensemble de l’industrie. Nous nous réjouissons d’ailleurs de notre implication et notre collaboration continues avec d’autres constructeurs automobiles et fournisseurs. »

AGL au CES 2020

Le stand AGL au CES 2020 présente plus de 19 démos de membres de l’alliance AGL. Au programme : le système d’nfodivertissement, la conduite autonome, la sécurité, la connectivité et d’autres applications exécutées sur la plate-forme logicielle open source AGL.

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Un spécialiste DevOps rejoint le projet Automotive Grade Linux
De nouveaux membres pour l’Automotive Grade Linux

Source toolinux.com

Linux Mint 19.3 : nouveautés, mise à jour, configuration requise

Mardi 7 janvier 2020

Linux Mint 19.3 (dont le petit nom est Tricia) est désormais disponible. Basée sur 18.04.3 LTS, elle adopte le noyau 5.0 et bénéficie du support « long terme » jusqu’en 2023. Quoi de neuf ? Comment mettre à jour ?

Les nouveautés de Linux Mint 19.3

Outre la présence du noyau Linux 5.0, les développeurs ont décidé de supprimer l’ancienne technologie d’affichage des notifications, devenue obsolète. Du bon vieux Gtk, on passe à XApp.StatusIcon, un nouveau composant chargé d’afficher les notifications du système de manière bien plus fluide et bien plus élégante.

Visuellement toujours, le logo est revu et l’écran de démarrage en profite. De nouveaux fonds d’écran libres de droit sont également de la partie.

De nouvelles applications

Exit Xplayer, Linux Mint embarque Celluloid comme lecteur multimédia par défaut (et laisse tomber VLC par la même occasion). Avantage ? Les vidéos ne seront plus uniquement décodées par le processeur CPU, mais par la puce grahpique (GPU).

GIMP s’en va également, laissant placé à Drawing, une application conçue pour GNOME et objectivement plus simple à prendre en mains. Pareil pour Gnote, qui succède à Tomboy. Pour rappel, il reste possible d’installer les applications retirées à tout moment.

Environnements de bureau

Si Mate reste en version 1.22 et Xfce passe en version 4.14, c’est Cinnamon qui reçoit la plus grande attention en version 4.4 (sortie fin novembre) dans cette nouvelle édition de Linux Mint, avec un nouveau tableau de bord (personnalisable), un menu contextuel lui aussi personnalisable dans le gestionnaire de fichiers (Nemo) et de très nombreuses options et améliorations.

Comment mettre à jour vers Linux Mint 19.3

Il est à présent possible de mettre à jour Linux Mint 19, 19.1 et 19.2 vers la nouvelle mouture de la distribution. La procédure est décrite sur le site officiel.

Trois étapes sont nécessaires : créer une sauvegarde système, préparer la mise à jour et effectuer l’opération de mise à niveau depuis l’Update Manager. Les instructions sont alors affichées étape par étape à l’écran. Pour installer les nouvelles applications, une commande « apt install celluloid gnote drawing neofetch » suffit. Un simple démarrage vous permet ensuite de profiter de Linux Mint 19.3 sur votre ordinateur.

Configuration minimale

1 GB de mémoire vive (2 GB recommandés)
15 GB d’espace (20 GB recommandés)
Résolution d’écran minimale : 1024×768 pixels

32 ou 64 bits ?

La version 64-bits peut démarrer avec BIOS ou UEFI. La version 32 bits est limitée au BIOS. La version 64 bits est recommandée de l’aveu des développeurs pour une machine récente. Toutefois, par récente, on peut considérer qu’un ordinateur commercialisé depuis 2007 doit logiquement être équipé d’un processeur 64 bits.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel (en anglais).

KDEConnect pour Android, mais aussi pour les smartphones Linux

Mardi 17 décembre 2019

La nouvelle version de KDEConnect n’est plus limitée à Android. Elle permet de communiquer avec un smartphone Linux.

C’est quoi KDE Connect ?

KDE Connect est une application KDE permettant de créer une connexion entre un smartphone et un bureau Linux doté de KDE, sans câble. L’application
KDE Connect permet de créer une connexion entre votre smartphone et votre bureau Linux, le tout sans fil.

Ses fonctions principales :
Recevoir les notifications de son smartphone sur l’écran de l’ordinateur ;
Partager des adresses internet (URL) ;
Transférer des fichiers ;
Répondre aux messages ;
Contrôler la musique de son ordinateur ou le niveau sonore depuis le téléphone ;
Utiliser le smartphone comme télécommande pour l’ordinateur de bureau ;
Vérifier le niveau de la batterie ;
Savoir où se trouve son téléphone (sonnerie) ;
Partager des fichiers avec d’autres appareils ;
Parcourir le contenu du téléphone depuis un ordinateur ;
Lancer un certain nombre de commandes.

KDE Connect : Android et Linux

Une application de messagerie SMS

La dernière version estampillée « décembre 2019 » permet de bénéficier d’une interface propre aux SMS. On y retrouve l’historique des conversations. Il est ainsi possible de recevoir et de lire les messages, mais aussi d’y répondre. À l’image de ce que propose Apple avec Message sur macOS.

Compatibilité avec les smartphones Linux

C’est bien naturel, mais il fallait créer les conditions pour le faire. Les ordinateurs et smartphones Linux – comme les Librem 5 et PinePhone – peuvent désormais communiquer, grâce à une nouvelle interface basée sur Kirigami.

Tout comme pour Android, les fonctions vont du contrôle média à la télécommande en passant par le transfert de fichiers, les commandes Linux et la possibilité de faire sonner son téléphone s’il est égaré.

Liens

La page KDEConnect
L’application Android (et sur F-Droid).

Source toolinux.com

Gaël Duval, l’adepte de Linux qui veut libérer les smartphones

Vendredi 6 décembre 2019

Face au duopole de Google et d’Apple sur les systèmes d’exploitation mobiles, ce Normand développe «/e/», un système d’exploitation affranchi des Gafam.

 

Pour rencontrer Gaël Duval, aucune adresse n’est spécifiée, aucun bureau, aucun espace de coworking. De son propre aveu, son lieu de travail, « c’est Internet ». Depuis son entrée à la fac dans les années 1990, toute la carrière de ce Normand de naissance s’est structurée autour de l’informatique. De ses premiers émois numériques, il a gardé des valeurs chères à de nombreux acteurs des débuts du Web : l’échange, l’accessibilité au plus grand nombre, la transparence.

Des idéaux que l’on retrouve dans son dernier projet en date, «/e/» (à prononcer « i »), un système d’exploitation (OS) pour mobile conçu pour garantir le respect de la vie privée de ses utilisateurs. Le but : proposer une solution de rechange solide aux deux systèmes d’exploitation pour mobile les plus utilisés au monde, Android (Google) et iOS (Apple), à l’heure où la défiance envers les grands empires du numérique ne cesse de gonfler.

Une passion de jeunesse pour les machines

Pour les connaisseurs, Gaël Duval est avant tout derrière l’une des premières distributions Linux « grand public » : Mandrake, lancée en juillet 1998. Mais sa passion pour les machines est largement antérieure. Dès 1983, il bidouillait quelques modestes programmes sur son premier micro-ordinateur, un Laser 200. Un engin rudimentaire, dépourvu de mémoire et d’interface graphique, mais qui provoque un choc chez le gamin seulement âgé de 10 ans.

« Un micro-ordinateur, c’est un truc qu’on ne voyait que dans les films ou les séries » Gaël Duval

Il grandit en dévorant les revues spécialisées fournies par Alfred, son grand-père, qui s’intéresse lui aussi à cette technologie balbutiante. Il y découvre des personnalités encore peu connues à l’époque, comme Steve Jobs ou Bill Gates. « C’était hyperexcitant », se souvient-il. « J’avais l’impression d’appartenir à une famille d’initiés. Un micro-ordinateur, c’est un truc qu’on ne voyait que dans les films ou les séries. »

Le second choc survient en 1990, alors qu’il accompagne un ami anglais dans le laboratoire de son père astrophysicien, à Cambridge. Il y assiste à un événement aussi inhabituel pour l’époque que banal de nos jours : l’envoi d’un e-mail. La possibilité de communiquer avec le monde entier lui fait tourner la tête.

Mandrake, une envie pressante d’entreprendre

C’est finalement pendant une licence en informatique qu’il découvre le système d’exploitation libre Linux, alors que Windows 95 commence à prendre une place importante dans les foyers. Avec son adaptabilité aux besoins de chacun, le noyau développé par Linus Torvalds séduit le jeune passionné d’interfaces graphiques.

« Je trouvais les produits de Microsoft inintéressants » Gaël Duval

Un choix plus pratique que politique selon lui : « Je trouvais les produits de Microsoft inintéressants ». Poussé par une envie pressante d’entreprendre, Gaël Duval entend démocratiser cet outil jusque-là surtout réservé aux bidouilleurs et développe Mandrake.

Dans un premier temps, ça ne prend pas du tout. Mais un court billet publié quelques semaines plus tard sur le site américain Slashdot va changer la donne. « Je suis parti en vacances deux semaines à Marseille », se souvient-il. « Un ami linuxien m’a contacté et m’a conseillé de trouver un moyen de vérifier mes mails. A mon retour, ma boîte contenait 350 messages. »

Choix stratégiques hasardeux

Six mois plus tard, en janvier 1999, Gaël Duval cofonde la société MandrakeSoft avec Frédéric Bastok et Jacques Le Marois. Ce dernier se souvient de débuts « folkloriques », livrant lui-même « des CD gravés à la main dans des enseignes spécialisées, comme Surcouf, dans le 10e arrondissement de Paris, à vélo ».

Mais en l’espace de quelques mois, les levées de fonds se multiplient, les partenariats commerciaux se mettent en place dans le monde entier et 150 salariés sont recrutés. Mandrake devient la distribution pour ordinateur de référence pour Linux.

« Avant Mandrake, je trouvais Linux et le logiciel libre passionnants en théorie, mais difficile dans la pratique », témoigne Alexis Kauffmann, qui cofondera plus tard l’association « libriste » Framasoft. « C’est cet outil qui a permis à des gens comme moi, non geek, simple prof de maths intéressé par les nouvelles technos, de découvrir et d’utiliser Linux pour la première fois. L’installation était considérablement simplifiée, il tournait sur davantage d’ordinateurs et s’ouvrait sur un environnement graphique ressemblant à Windows. »

L’aventure Mandrake – devenu entre-temps Mandriva à la suite d’un procès mal négocié – se conclut en 2006 pour Gaël Duval. Minée par une gestion financière et des choix stratégiques hasardeux, la société doit réduire les coûts et se sépare de nombreux salariés, y compris de son cofondateur.

« La solution que tout le monde attendait »

Dans les années 2010, l’idée d’«/e/» vient à Gaël Duval avec en toile de fond les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance numérique et la mise au premier plan du débat sur la protection des données personnelles. « J’avais aussi remarqué à titre personnel que je glissais de plus en plus du monde du libre vers le propriétaire, sans même m’en rendre compte », analyse-t-il :

« J’utilisais des outils Google, très pratiques, j’étais passé de Linux à Mac, j’avais un iPhone depuis 2007… Et un jour, lors d’une réunion de famille, j’ai pris mon père en photo avec son téléphone Android, qui lui a ensuite envoyé une notification pour avoir son avis sur le restaurant dans lequel on était. Je me suis dit “ce n’est pas possible, il y a quelque chose qui ne va pas”. »

Gaël Duval veut passer à l’action. En résulte l’« e Foundation », qu’il préside, dédiée à la diffusion d’un système d’exploitation open source pour appareils mobiles, qui met l’accent sur la protection de la vie privée de ses utilisateurs. La fondation compte une trentaine de collaborateurs, dont 25 indépendants à travers le monde, ainsi que de nombreux volontaires.

Pour son ancien collaborateur Jacques Le Marois, «/e/» est le fruit d’un cheminement similaire à Mandrake : « L’idée géniale de Gaël a été de créer la solution que tout le monde attendait. Il est simplement en train d’appliquer le même modèle sur le marché des OS mobiles. »

Aujourd’hui, «/e/» est toujours en version bêta depuis son lancement, en septembre  2018. L’OS ne compte aujourd’hui que 2 000 utilisateurs quotidiens, même s’il tourne sur 85 modèles. Le système n’étant pas encore stable, Gaël Duval ne vise pour le moment pas une clientèle grand public, mais invite déjà les personnes « sensibles à la protection des données personnelles, au développement durable et à tous ces enjeux colossaux » à lui donner une chance.

« Si tu ne peux pas utiliser Spotify ou Waze, c’est foutu »

Face au poids écrasant d’Android et d’iOS, le pari ne sera pas simple à réaliser. Avant «/e/», d’autres tentatives similaires ont déjà vu le jour : Firefox OS, Ubuntu Touch ou encore Tizen se sont cassé les dents.

L’erreur de ces projets, selon Gaël Duval : le manque d’applications disponibles. « Tu peux faire un OS plus léger qu’Android, plus fluide… Mais si tu ne peux pas utiliser Spotify ou Waze, c’est foutu. » Pour le moment, «/e/» étant basé sur Lineage, un système d’exploitation lui-même dérivé d’Android, les applications proposées sont celles qui existent déjà dans le Play Store (le catalogue d’applications d’Android). Elles sont cependant agrémentées d’un système de notation en fonction de leurs pratiques en matière de données personnelles.

Le problème est donc contourné… pour le moment. A terme, si l’OS gagne en popularité, les éditeurs d’applications pourraient bien se pencher sur ce système, et demander à ce que les applications redistribuées à partir du Play Store soient enlevées du catalogue de téléchargement d’«/e/». Il s’agit là du « plus gros enjeu du projet », estime M. Duval. Plusieurs voies de secours sont d’ores et déjà étudiées, notamment la mise en place d’accords avec les éditeurs, ou le recours aux applications Web, fonctionnant directement à travers un navigateur.

Source lemonde.fr

Le noyau Linux 5.4 est disponible, quoi de neuf ?

Mercredi 27 novembre 2019

Linus Torvalds vient d’annoncer disponibilité d’un noyau Linux 5.4. Présentée comme une version importante, il introduit de nouvelles fonctionnalités, renforce la sécurité et profite des pilotes mis à jour pour un meilleur support matériel.

Le noyau Linux 5.4 est en développement depuis plusieurs semaines. Il a bénéficié de plusieurs publications afin d’obtenir ce titre de Release Candidate. Sa sortie permet d’implémenter des nouveautés. Par exemple nous avons la prise en charge du système de fichiers exFAT de Microsoft. Elle est désormais intégrée au noyau afin de proposer le support en natif d’un périphérique de stockage formatés exFAT. En parallèle une fonction de verrouillage du noyau fait son apparition. Elle est proposée en tant que module de sécurité pour empêcher certaines applications d’avoir trop de liberté. Il s’agit d’une nouvelle couche de protection permettant d’exécuter un logiciel tout en bloquant certains acteurs malveillants.

Le noyau Linux 5.4 ajoute la prise en charge des GPU Navi 12 et 14, Arcturus et de l’APU Dali. De plus, le monitoring des températures des Ryzen 3000 est annoncé ainsi qu’un meilleur équilibrage de charge avec des CPU EPYC.

Noyau Linux 5.4, un peu de patience

Parmi les autres fonctionnalités nous pouvons citer la prise en charge des processeurs Intel Tiger Lake, du SoC Qualcomm Snapdragon 855, des SoC Intel Lightning Mountain, une gestion améliorée de la mémoire des applications sur Android et un nouveau pilote « virtio » (virtio-fs) dit « haute performance » pour le partage de fichiers entre hôtes et invités. A cela s’ajoute une fonction de sécurité nommée fs-verity pour la détection d’une falsification de fichiers.

Les sources du noyau Linux 5.4 peuvent être téléchargées dès maintenant sur kernel.org si vous souhaitez le compiler vous-même. Cette méthode est recommandée uniquement pour les utilisateurs avancés. Dans le cas contraire de la patience est nécessaire. Il faut attendre son arrivée dans les référentiels de logiciels stables des grandes distributions GNU / Linux.

A noter que ce noyau Linux 5.4 est une branche « principale». Bien que stable il est encore considéré comme une version « préliminaire » n’ayant pas tous les atouts pour un déploiement en masse.  Ceci aura lieu après la publication de la premiers version 5.4.x,. Ceci se produit généralement une ou deux semaine après la publication officielle de la branche principale.

Source ginjfo.com

Linux Mint 19.3 alias Tricia est annoncé pour Noël

Dimanche 3 novembre 2019

Le projet Linux Mint a publié une nouvelle lettre d’information mensuelle. Elle propose d’importantes informations autour du développement de cette distribution linux populaire en particulier concernent ses prochaines versions.

Que devez-vous retenir.

  • Le nom de code de Linux Mint 19.3 est Tricia,
  • Sa sortie est prévue pour Noel 2019,
  • Il est prévu l’adoption du noyau Linux 5.0 et Xorg 1.20,
  • Les éditions Cinnamon, MATE et Xfce en 32 bits et 64 bits sont prévues.

Le mois dernier, le chef de projet Linux Mint, Clement Lefebvre, a confirmé que le développement de Linux Mint 19.3 avait commencé. La version finale est prévue normalement pour Noel. Elle va proposer de nombreuses améliorations et des mises à jour de composants et d’applications.

Nous connaissance désormais son nom de code. Linux Mint 19.3 porte l’appélation interne « Tricia ». Le système d’exploitation se base sur la distribution Linux Ubuntu 18.04.3 LTS (Bionic Beaver) de Canonical. L’équipe de développement a prévu une mise à jour des piles de noyau et graphique basée sur le noyaux Linux 5.0 et du serveur d’affichage X.Org 1.20. L’un des objectifs est d’améliorer la compatibilité avec le matériel de dernière génération.

Clément Lefebvre explique

« La prochaine version de Linux Mint s’appellera « Tricia ». Elle sortira avec les environnements de bureau Cinnamon, MATE et Xfce en 32 bits et 64 bits juste avant Noël. Pour renforcer la compatibilité avec le matériel moderne, Linux Mint 19.3 sera livré avec le noyau 5.0 et Xorg 1.20. »

Linux Mint 19.3 alias Tricia

Linux Mint 19.3 bénéficiera de nombreuses améliorations et fonctionnalités comme par exemple une meilleure prise en charge des écrans HiDPI / 4K en Cinnamon et MATE. Il faut s’attendre à des icônes claires sur tous les ordinateurs de bureau et de nouveaux écrans de démarrage pour GRUB et Plymouth.

VLC Media Player et Xplayer vont disparaitre au profil de Celluloid 0.17 qui est basé sur le célèbre lecteur multimédia MPV. Tomboy a également remplacé par Gnote 3.34. Enfin, l’édition Xfce sera livrée avec le dernier environnement de bureau Xfce 4.14, qui prend en charge le support GTK3 et le support initial HiDPI.

Source ginjfo.com

Unix/Linux : importante faille dans Sudo, le correctif disponible

Jeudi 17 octobre 2019

Sudo est probablement l’un des utilitaires les plus utilisés et connus du monde Unix/Linux. Il sert à donner temporairement des droits plus élevés à un processus, sans avoir à basculer l’ensemble du compte utilisateur sur des droits équivalents.

La vulnérabilité, estampillée CVE-2019-14287, permet à un programme malveillant ou un utilisateur de contourner les règles de sécurité de Sudo pour exécuter un code arbitraire. Les privilèges peuvent même être obtenus quand la configuration de l’outil interdit explicitement l’accès root.

Cette faille particulière prend appui sur la conception de Sudo, qui permet en théorie à n’importe quel utilisateur avec des droits suffisants d’exécuter une commande en tant qu’un autre compte. Cette transversalité peut ainsi remonter jusqu’aux privilèges root.

Pour l’exploiter, un programme ou un utilisateur malveillant doit utiliser l’ID « -1 » ou « 4294967295 ». Pourquoi ces identifiants ? Parce que la fonction chargée de convertir l’ID en nom d’utilisateur traite ces deux valeurs comme « 0 », qui correspond à root.

Il y a tout de même une condition : au moins un utilisateur doit avoir été déclaré dans le fichier de configuration situé dans /etc/sudoers. Les développeurs de Sudo donnent l’exemple suivant :

myhost bob = (ALL, !root) /usr/bin/vi

Cette ligne déclare que « bob » peut exécuter vi en tant que n’importe quel autre utilisateur, excepté root. À cause de la faille toutefois, bob pourra exécuter vi en tant que root s’il exécute d’abord la commande sudo -u#-1 vi.

La brèche a été colmatée dans la version 1.8.28 de Sudo publiée hier soir. La mise à jour est déployée progressivement sur l’ensemble des système concernés (et ils sont nombreux). La faille n’est pas critique, mais est considérée comme importante. Il est donc recommandé d’installer la nouvelle version dès que possible.

Source nextinpact.com

Pourquoi le bureau GNU/Linux a besoin d’un mode sombre authentique

Samedi 1 juin 2019

Dans un long plaidoyer, bien documenté et publié sur Medium, Cassidy James Blaede (elementaryOS) estime qu’il est temps pour le FreeDesktop (le « bureau libre ») de se doter d’un véritable mode sombre. Le travail est déjà bien avancé.

Le développeur américain Cassidy James Blaede explique que, ces dernières années, macOS, Windows, Android, Safari, Chrome et même Firefox ont annoncé un support à une forme de « dark mode », qu’il serait grand temps de généraliser dans les systèmes d’exploitation libres.

Il utilise, dans son article, l’expression “Dark Style Preference” (préférence de style sombre) à dessein : « Il est important que ce mode soit traité comme une préférence de l’utilisateur et non comme un mode imposé à lui. » D’ailleurs, poursuit-il, ce n’est pas un thème, mais » un moyen pour le système d’exploitation de répondre à une préférence de l’utilisateur en adaptant l’interface des applications en ce sens. »

D’autres plateformes que les environnements de bureau GNU/Linux ont montré la voie et clairement exprimé à quoi peut ressembler un mode sombre au niveau du système d’exploitation, tel que l’utilisateur peut le souhaiter. Il ne faut donc pas réinventer la roue.


Dark mode sous Linux : un travail en cours.

Dans son plaidoyer, Blaede ajoute qu’il a, ces derniers temps, suivi et collaboré aux efforts en ce sens effectués sur la distribution elementaryOS. Le travail est déjà en cours au sein du projet « Prefer Dark Style » (préférence pour un mode sombre) (et il ne se contente pas de forcer une feuille de style GTK différente).

Quelques exemples ci-dessous.

Le développeur estime que le travail porte déjà ses fruits. Traduction : il ne faudra pas attendre des années avant d’en profiter. Il reste toutefois de nombreux détails à régler : le dock toujours clair, comme les notifications ou encore l’intégration à Webkit(GTK). Il faudra également appliquer des correctifs à des applications multiplateformes comme Chrome, Electron ou Firefox

Pour bien comprendre l’enjeu et le travail accompli, vous pouvez
lire (en anglais) l’article « The Need for a FreeDesktop  Dark Style Preference  https://medium.com/elementaryos/the… sur Medium. Quant à la distribution elementaryOS, elle dispose d’un site web (partiellement) traduit en français.

Source toolinux.co