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Ce qui vous attend avec GNOME 41

Mardi 14 septembre 2021

Alors que GNOME 40 poursuit ses mises à niveau de correction, c’est une toute nouvelle édition de l’environnement de bureau qui se prépare ce mois-ci : GNOME 41 arrive et de nombreux changements sont au programme. Résumé.

’environnement de bureau GNOME 40 est sorti en mars dernier. La prochaine grande révision est en phase de stabilisation avec la sortie de la première édition candidate de GNOME 41il y a quelques jours.

GNOME 41 : les nouveautés

Les principales nouveautés de GNOME 41 sont connues à ce stade. Elles ont été résumées par le site OMGUbuntu :

Une salve de mises à jour de l’application Centre de contrôle GNOME, avec un nouveau panneau multitâche ;
Les profils d’alimentation par défaut dans le menu d’état ;
Une nouvelle version de GNOME Calendar 41 avec support des fichiers .ics et l’importation d’événements ;
Une application GNOME Connexion permettent de se connecter et de basculer entre plusieurs sessions à distance en même temps, notamment avec des systèmes d’exploitation différents ;
Un meilleur support de gestion des comptes SIP dans l’application Call (Appels) ;
Web (ex Epiphany) bénéficie des améliorations de Safari (Webkit), améliore le support du mode sombre et se souvient des onglets entre les sessions.

La boutique d’applications GNOME Software bénéficie de bonifications très importantes, mises en lumière dans un article de blog signé Tobias Bernard. Cette refonte permet d’obtenir de meilleures informations contextuelles sur les applications, outre les captures d’écran :

Taille des téléchargements d’applications de manière plus nuancée notamment pour Flatpak ;
Focus sur les avantages de la liberté logicielle d’une manière tangible ;plutôt que de simplement afficher la licence ;
Affichage des problèmes de sécurité potentiels ;
Informations permettant de savoir si l’application fonctionnera sur le matériel actuel ;
Classifications par âge de manière plus visible et plus contextuelle.

Quand sort GNOME 41 ?

GNOME 41 devrait être disponible, selon le calendrier officiel, le 22 septembre 2021.

Télécharger GNOME 41

Il sera possible de télécharger GNOME 41 depuis le site officiel dès sa sortie, en fonction des différentes distributions GNU/Linux.

Source toolinux.com

La mise à jour 4.22 de la distribution Linux Tails est sortie

Mercredi 8 septembre 2021

Le système d’exploitation popularisé par Edward Snowden poursuit son évolution avec la sortie d’une version de correction attendue. Voici ce qu’il faut savoir sur Tails 4.22.

C’est quoi, Tails ?

Tails (The Amnesic Incognito Live System) est une distribution Linux sécuritaire basée sur Debian. Elle entend préserver l’anonymat de ses utilisateurs en ne laissant aucune trace numérique sur la machine. Toutes les connexions réseau transitent via Tor ou sont bloquées.

L’OS peut être lancé via une clé USB depuis la plupart des ordinateurs (fabriqués durant la dernière décennie, Mac compris).

Comment ça marche ?

Pour utiliser Tails, vous éteignez l’ordinateur et le démarrez depuis votre clé USB Tails, à la place de Windows, macOS ou même… Linux. Quand Tails démarre, vous êtes face à une page blanche : tout ce que vous faites disparaît automatiquement lorsque vous éteignez Tails. Vous pouvez toutefois enregistrer des fichiers et certaines configurations dans un stockage persistant, mais il sera chiffré sur la clef USB

Quels logiciels dans Tails ?

Plusieurs logiciels sont inclus dans la distribution Tails :

Tor avec uBlock (navigateur sécurisé basé sur Firefox avec bloqueur de publicité)
Thunderbird (courriel chiffré)
KeePassXC (mots de passe forts)
LibreOffice
OnionShare (partage de fichier via Tor)

Tails 4.22 : les nouveautés

La version 4.22 de Tails apporte un grand nombre de corrections et les dernières versions de plusieurs éléments clés :

Tor Browser 10.5.6.
Thunderbird 78.13
firmware (graphique) AMD 20210818

La liste des changements est disponible à cette adresse.

Assistant de connexion Tor : améliorations

Tails intègre depuis la version 4.20 un assistant de connexion Tor Connection, après plusieurs mois de tests.

Comment ça marche ? Après une connexion au réseau local, l’assistant Tor Connection vous aidera à vous connecter plus facilement au réseau Tor. Idéal pour les connexions à internet à bas débit ou dans des environnements où le risque de surveillance est accru.

La version 4.22 de Tails peaufine ce nouvel assistant, avec notamment la prise en charge de l’enregistrement d’un pont personnalisé dans le stockage persistant et l’amélioration de la robustesse des connexions Tor.

Quelle sera la prochaine version de Tails ?

La prochaine mise à jour sera Tails 4.23 et sortira le 5 octobre 2021.

Comment installer Tails sur mon ordinateur ?

Trois options s’offrent à vous pour installer Tails : clé USB, DVD ou machine virtuelle.

Vous pouvez installer Tails en moins de 30 minutes en suivant les instructions sur cette page. Vous avez besoin pour cela d’une clé USB (8 Go min.) et allez rapatrier 1,2 GB de données depuis votre ordinateur (Linux, Windows, macOS).

Vous pouvez également graver Tails sur un support DVD ou utiliser Tails dans une machine virtuelle.

Où trouver de la documentation sur Tails ?

Une abondante documentation est disponible sur le site officiel, dont une grande partie est proposée en français.

Source toolinux.com

Les logiciels libres devraient stimuler l’économie européenne et accroître son autonomie

Mercredi 8 septembre 2021

Une augmentation de 10% des contributions aux logiciels libres créerait annuellement 0,4% à 0,6% de PIB dans l’UE, affirme une étude pour la Commission européenne. Elle préconise plusieurs mesures pour accélérer le recours au Libre.

La Commission européenne a publié hier une étude sur l’impact des logiciels libres (OSS, Open Source Software) et du matériel libre (OSH, Open Source Hardware) sur l’économie européenne, réalisée par Fraunhofer ISI et OpenForum Europe. Ce rapport de 390 pages est disponible ici en anglais et là en résumé de 12 pages en français (en PDF).

Un impact annuel sur l’économie de l’UE de 65 à 95 milliards d’euros

Le CNLL, qui diffuse et commente la nouvelle ce mardi, «se réjouit de la publication de ce rapport qui confirme les principales observations et recommandations qu’il a présentées récemment».

Dans son résumé, les auteurs du rapport indiquent:

«Cette étude analyse l’impact économique des logiciels libres (OSS) et matériels libres (OSH) sur l’économie  européenne. Elle a été commandée par la DG CONNECT de la Commission européenne. Les entreprises dans l’UE ont investi environ 1 milliard d’euros dans les logiciels libres en 2018, avec un impact sur l’économie européenne entre 65 et 95 milliards d’euros. L’analyse estime un rapport coûts-bénéfices supérieur à 1:4 et prédit qu’une augmentation de 10% des contributions aux logiciels libres créerait annuellement 0,4% à 0,6% de PIB en plus ainsi que plus de 600 start-ups technologiques supplémentaires dans l’UE. Des études de cas révèlent qu’en privilégiant les logiciels libres, le secteur public pourrait réduire le coût total de possession, éviter un effet de dépendance à l’égard des fournisseurs et accroître ainsi  son  autonomie  numérique.  L’étude  analyse  également  les  actions  de  politique publique en Europe et dans le monde.»*

Elle estime que «le nombre de contributeurs individuels se chiffrait [en 2018] à au moins 260.000, soit 8% des près de 3,1 millions d’employés de l’UE travaillant dans le secteur de la programmation informatique en 2018. Au total, les plus de 30 millions de commits provenant des États membres de l’UE en 2018 représentent un investissement en personnel (sur la base d’équivalents temps plein) égal à près d’un milliard d’euros, et les résultats de cet investissement étant disponibles dans le domaine  public,  ils  n’ont  pas  besoin, par conséquent, d’être à nouveau développés par d’autres personnes.»

Des politiques du secteur public « souvent infructueuses »

Dans son analyse comparative de plusieurs pays*, l’étude «a révélé que les politiques de logiciels libres du secteur public ont souvent été infructueuses, même dans le cas des marchés publics. Les seules mises en œuvre véritablement convaincantes ont eu lieu dans les cas où l’Open Source est devenu un  élément central d’un virage numérique et s’est par conséquent ancré dans la culture numérique de l’administration concernée. Les lois exigeant le développement et la réutilisation des logiciels libres dans le secteur public n’ont généralement pas été couronnées de succès, souvent en  raison de l’absence de directives de mise en œuvre concrètes.

Dans les pays qui ont aujourd’hui augmenté les capacités logicielles dans le secteur privé (c’est-à-dire  la  Corée du Sud et la Chine), l’Open Source a joué un  rôle important dans la politique industrielle. Les gouvernements européens ayant adopté une approche plus libérale, l’UE est aujourd’hui en retrait en ce qui concerne les capacités dans ce domaine. Le succès observé dans le secteur privé est lié aux incitations économiques associées à l’Open Source, lesquelles jouent un rôle moins important dans le secteur public.»

L’étude, résume le CNLL, préconise que l’Union européenne:

– mène une politique industrielle dédiée à l’open source et l’inclut dans ses principaux cadres politiques, tels que le pacte vert pour l’Europe et la stratégie industrielle européenne, ainsi que dans les politiques relatives aux PME,

– mette en place un réseau européen d’unités administratives dédiées à l’accélération de l’utilisation des logiciels libres et des technologies ouvertes (OSPO ou “Missions logiciels libres”),

– fournisse un financement substantiel aux mécanismes de support, ainsi qu’aux projets open source, par exemple par le biais du programme de R&D Horizon Europe,

– améliore l’inclusion des logiciels libres dans les marchés publics,

– et plus globalement promeuve l’autonomie numérique et la souveraineté technologique via l’Open Source.

Le CNLL espère «que le gouvernement français, qui peut se targuer du leadership de l’administration et du secteur privé français en matière d’adoption et de production des logiciels libres, saura se saisir du sujet à l’occasion de la Présidence française de l’UE au premier semestre 2022 pour apporter son expérience à la construction de l’Union européenne du logiciel libre».

* L’étude  a  examiné  «la  portée,  l’efficacité  et  l’impact  des  politiques  gouvernementales  des secteurs  public  et  privé  relatives  aux  logiciels  libres  dans  un  certain  nombre  d’États membres  de  l’UE  (Bulgarie,  France,  Allemagne,  Italie,  Pologne  et  Espagne)  et  d’autres pays,  en  Europe  (Royaume-Uni),  dans  les  Amériques  (États-Unis  et  Brésil)  et  en  Asie (Chine, Japon, Inde et Corée du Sud)».

Source zdnet.fr

Ce qu’il faut savoir sur la distribution Linux Lite 5.6

Lundi 6 septembre 2021

Depuis 8 ans, Linux Lite offre un système d’exploitation GNU/Linux à la fois compact, léger et rapide. La version 5.6 vient de sortir le 1er septembre. Voici les nouveautés.

C’est quoi Linux Lite

Linux Lite est un système d’exploitation GNU/Linux léger et basé sur Ubuntu LTS (LTS). Cette distribution propose un environnement de bureau Xfce personnalisé avec une interface minimaliste et simplifiée.

Contrairement à de nombreuses autres distributions GNU/Linux, Linux Lite offre une sélection limitée d’applications (une par domaine). Destinée aux nouveaux utilisateurs, la distribution basée en Nouvelle-Zélande dispose d’outils comme Lite Welcome, Lite Users, Lite Software ou encore Lite Notification.

Linux Lite 5.6 : quoi de neuf

La version 5.6 de Linux Lite OS comprend une série importante de nouveautés, avec pour base Ubuntu 20.04.3 LTS :

La possibilité d’installer Linux Lite directement à partir du module Lite Welcome
Une mise à niveau esthétique : Adapta pour le bureau, Papirus comme thème d’icônes, 7 nouveaux fonds d’écran et Roboto Regular comme caractère par défaut
Lite Tweaks permet de nettoyer le cache et supporte nativement le navigateur Brave
Le passage à Python 3

Télécharger et installer Linux Lite

Il est possible de télécharger Linux Lite OS 5.6 depuis le site officiel et gratuitement, à cette adresse. La version 64 bits livrée le 1er septembre fait 1,4 GB (ISO).

Il est possible de soutenir le projet Linux Lite OS via Patreon.

Source toolinux.com

Ce qu’il faut savoir sur la distribution Debian Edu (Skolelinux) pour l’école

Lundi 30 août 2021

La dernière version du système d’exploitation Debian vient d’être publiée il y a quelques jours, comme nous vous l’annoncions dans notre édition du 20 août. L’occasion de mettre en avant un projet dédié à l’éducation et à l’enseignement, la distribution Debian Edu, elle aussi à jour.

L’équipe de développement de Debian Edu vient d’annoncer Debian Edu 11 Bullseye. Il s’agit de la première version de Debian Edu/Skolelinux, basée sur Debian 11 Bullseye. Debian

Edu 11 Bullseye repose totalement sur Debian 11 Bullseye : d’ailleurs, les sources de tous les paquets sont disponibles dans l’archive Debian.

C’est quoi Debian Edu ?

Debian Edu est un système d’exploitation basé sur Debian pour les écoles et les institutions similaires, avec la possibilité de mettre en place un réseau complet. La distribution se compose d’un grand nombre de paquets logiciels pour l’éducation, groupés en métapaquets par thème ou niveau d’éducation.

Autre nom de Debian Edu : Skolelinux.

Debian Edu propose des centaines d’applications pré-installées, et il est toujours possible d’ajouter plus de paquets à partir de Debian.

Debian Edu : pour qui ?

Debian Edu est faite pour vous si :
Vous êtes l’administrateur d’un atelier informatique ou du réseau pour toute une école
Vous voulez installer des serveurs, des stations de travail et des ordinateurs portables qui fonctionnent ensemble dans un établissement scolaire

Debian Edu 11 Bullseye : quoi de neuf ?

Parmi les fonctionnalités de Debian Edu 11 Bullseye, on peut citer :

Nouveau LTSP pour prendre en charge les stations de travail sans disque.
Les clients légers sont toujours pris en charge, mais en utilisant maintenant la technologie X2Go.
L’amorçage à partir du réseau est fourni en utilisant iPXE à la place de PXELINUX pour être compatible avec LTSP.
Le mode graphique de l’installateur Debian est utilisé pour les installations avec iPXE.
Samba est désormais configuré comme serveur autonome avec prise en charge de SMB2 et SMB3.
DuckDuckGo est utilisé comme moteur de recherche par défaut pour à la fois Firefox ESR et Chromium.
Ajout d’un nouvel outil pour configurer freeRADIUS avec prise en charge à la fois des méthodes EAP-TTLS/PAP et PEAP-MSCHAPV2.
Un outil amélioré est disponible pour configurer un nouveau système avec un profil Minimal comme passerelle dédiée.

Installer et mettre à jour Debian Edu

Les images ISO et les instructions d’installation sont disponibles sur cette page actualisée régulièrement. Des images officielles d’installation pour les architectures 64 bits et 32 bits sont disponibles. Il est possible de mettre en place un réseau Debian Edu complet sans connexion Internet. Les enseignants eux-mêmes ou leur assistance technique peuvent déployer un environnement scolaire complet multi-utilisateur et multi-machine en quelques jours.

Pour une mise à niveau à partir de Debian Edu 10 Buster, veuillez consulter ce manuel en ligne.

Source toolinux.com

Sortie de Tor Browser 10.5.5 : résumé des nouveautés

Vendredi 27 août 2021

Le navigateur sécurisé Tor Browser, développé à partir de Firefox 78.9.0esr, s’offre une nouvelle mise à jour en version 10.5.5. Les versions Linux, macOS, Windows et Android sont prêtes.

C’est quoi Tor ?

Tor est un réseau décentralisé permettant d’anonymiser l’origine des connexions.

Le projet Tor développe un navigateur Web basé sur Firefox. Il s’agit de Tor Browser, un logiciel libre sous licence BSD révisée.

Nouveautés de Tor Browser 10.5

Le nouveau Tor Browser 10.5.5 est disponible pour Linux, Windows et macOS. Parmi les nouveautés, on peut citer :

Sous toutes les plateformes, mise à jour vers Tor to 0.4.5.10
Sur Android, mise à jour vers Firefox to 91.2.0 avec de nombreux correctifs de sécurité
Sous Linux, résolution d’un bug de Browser 10.5.2 avec Fedora
Pour le développement, Go passe en version 1.15.15 sur Android
un avertissement avant la disparition des sites V2 Onion Services en octobre prochain ;
la possibilité d’utiliser Snowflake comme bridge ;
une amélioration de l’expérience utilisateur lors de la connexion à Tor ;

Télécharger Tor Browser 10.5.5

Pour télécharger Tor Browser, rendez-vous sur cette page. Les versions Linux, Windows et macOS y sont proposées, ainsi que l’édition Android.

Site officiel (en français)

Puis-je utiliser Tor sur un iPhone ou un iPad ?

Oui, la réponse se trouve sur le site officiel du projet :

« Nous recommandons une appli pour iOS appelée Navigateur Onion, qui est à code source ouvert, utilise le routage de Tor et développée par quelqu’un qui collabore étroitement avec le Projet Tor. Cependant, Apple exige que sur iOS, les navigateurs utilisent quelque chose appelé « Webkit » qui empêche au Navigateur Onion de proposer la même protection de la confidentialité et des données personnelles que le Navigateur Tor. »

Source toolinux.com

Certains fichiers seront bientôt bloqués par Firefox, pour votre sécurité

Jeudi 26 août 2021

Comme Google Chrome, Firefox souhaite éviter les cas de figure où, sur une page web sécurisée, des fichiers qui ne le sont pas s’affichent à l’écran.

Au nom de la sécurité des internautes, Mozilla prévoit quelques changements dans son navigateur web. Sur BugZilla, qui est le système de suivi des bugs des logiciels qui sont promus par la fondation, comme Firefox, le site XDA Developers a repéré le 23 août que la prochaine version du navigateur web bloquera le téléchargement de certains fichiers, parce qu’ils ne sont pas correctement sécurisés.

Restreindre les fichiers non sécurisés sur les pages sécurisées

Concrètement, la mesure vise ce qu’on appelle les contenus mixtes : il s’agit d’éléments qui sont chargés du côté de l’internaute sans avoir été transmis via le protocole de chiffrement HTTPS, contrairement au reste de la page. Ce peut-être des vidéos, des documents, des sons, des images, des scripts ou autre. Si ces derniers sont délivrés en HTTP, c’est-à-dire sans chiffrement, ils ne seront pas affichés.

Si l’internaute se rend sur une page complètement en HTTP, aucun blocage de la part de Firefox ne sera censé avoir lieu : la mesure se concentre sur les fichiers qui n’ont pas le même niveau de sécurité que le reste de la page. Ce décalage peut déboucher sur des cas d’attaque informatique. C’est d’ailleurs pour cette raison que Google a fait de même avec Chrome plus tôt cette année.

Selon les visuels partagés par XDA Developers, il apparaît que le mécanisme imaginé par la société pourra être contourné : des encarts d’avertissement devraient présenter à l’écran des boutons d’action pour que l’internaute soit en mesure de télécharger quand même le fichier mis en cause. Dans ce cas, le particulier aura été mis en garde et ce sera à lui de prendre ses responsabilités.

Firefox 92, qui doit accueillir cette fonctionnalité, est attendu pour le 7 septembre.

Source numerama.com

Linux a 30 ans : la folle histoire d’un logiciel qui a changé le monde

Mercredi 25 août 2021

Il y a tout juste 30 ans, Linus Torvalds révélait travailler à la première mouture du noyau Linux. Son « hobby » de jeunesse est devenu un logiciel incontournable pour l’informatique moderne.

Joyeux anniversaire Linux ! Il y a 30 ans jour pour jour, Linus Benedict Torvalds publie un message historique sur un newsgroup consacré à l’OS Minix. « Je crée un système d’exploitation libre (c’est juste un hobby, ce ne sera pas gros et professionnel comme GNU). J’y travaille depuis le mois d’avril, et il commence à être prêt ».

Quelle modestie : Torvalds ne se doutait pas à l’époque que Linux, cet OS qu’il développait par passion pour les processeurs x86, deviendrait en quelques années une brique essentielle de l’informatique moderne. Car aujourd’hui, Linux est partout. Il est au cœur de l’ensemble des smartphones Android. Il anime une bonne partie des serveurs, la quasi-intégralité des supercalculateurs… On le trouve aussi dans d’innombrables appareils électroniques ou des ordinateurs embarqués. Il n’y a guère que sur le poste de travail –nos bons vieux ordinateurs personnels- qu’il n’a jamais vraiment décollé : malgré d’excellentes distributions gratuites (Mint, Ubuntu…), GNU/Linux reste un système prisé des geeks et des développeurs, mais peu du grand public.

Le hobby d’un étudiant solitaire

Son succès incroyable, Linux le doit avant tout à la personnalité de celui qui l’a conçu. Torvalds, brillant nerd finlandais qui le 2 janvier 1991, à 21 ans, acheta un PC flambant neuf (33 Mhz, 4 Mo de Ram…) à crédit grâce à ses menues économies. Le PC était livré avec DOS, l’OS de Microsoft. Mais Torvalds le remplaça illico par Minix, une variante d’Unix. Comme il le raconte dans son excellente autobiographie, Il rencontra toutefois des problèmes avec une application de Minix, son émulateur de terminal, qu’il utilisait pour se connecter via un modem au serveur de l’université d’Helsinki.

Lui prit alors l’idée qui allait le conduire à la création de Linux : plutôt que de créer un autre émulateur de terminal pour l’OS Minix, Torvalds décida de le développer au niveau du matériel. Une tâche dantesque, puisqu’il devait du coup apprendre comment le processeur de son ordinateur fonctionnait. « C’était l’hiver à Helsinki, j’avais un ordinateur incroyable. Le plus important dans mon projet, c’était de comprendre comment marchait cette machine et de m’amuser avec ».

Il parvint ainsi en quelques semaines à créer son émulateur de terminal en assembleur, après avoir pénétré les arcanes de l’architecture x86. Mais il eut rapidement envie d’étendre les fonctions de son programme. « Je voulais pouvoir enregistrer des choses sur le disque. Pour cela, mon émulateur de terminal nécessitait un pilote pour le lecteur de disquettes. Il avait aussi besoin d’un pilote pour système de fichiers » écrit-il. Un travail de titan. « A un moment, j’ai réalisé que mon programme accumulait tant de fonctions qu’il s’était métamorphosé en un nouveau système d’exploitation en devenir ».

Ce sera Linux : programme par programme, Torvalds crée au fil des mois un système de toutes pièces… qui était cependant loin de tourner parfaitement. « Il fonctionnait comme un Unix estropié » avoue-t-il dans son livre. Un fois Bash porté sous Linux, il prend alors une mesure radicale : il décide de distribuer gratuitement son programme sur un serveur FTP. Cette version 0.01 a été livrée le 17 septembre 1991. « Je l’ai fait principalement pour montrer que ce n’était pas bidon, que j’avais vraiment créé quelque chose ».

Du projet solo au plus important des logiciels

Malgré ses énormes bugs de jeunesse, Linux a très rapidement rencontré le succès. Dès janvier 1992, de nombreux utilisateurs de Minix switchaient déjà vers l’OS gratuit de Torvalds, passionnés par ce projet qui faisait souffler un vent d’air frais sur l’informatique. D’autant que Linus décida rapidement d’opter, à partir de la version 0.12, pour la licence GNU GPL. Linux était devenu officiellement un logiciel libre. Dès 1993, plus d’une centaine de développeurs de par le monde aidaient déjà Torvalds à développer son kernel (ils sont aujourd’hui des milliers). Les premières « distributions » intégrant le noyau Linux, les programmes GNU, une interface graphique et de nouveaux outils virent le jour à la même époque, comme Slackware, puis Debian.

Dans la seconde moitié des années 90, Linux est également adoubé par la plupart des géants de l’informatique avec l’émergence du mouvement open source : partager du code ouvert, profiter de la gratuité de Linux, participer à son amélioration est pour les entreprises un excellent moyen d’innover plus vite… et de gagner de l’argent.

Le témoin le plus spectaculaire de cette stratégie, c’est sans conteste IBM, qui, en 2000, choisit d’embrasser Linux pour l’ensemble de ses serveurs et logiciels, avant d’y investir pas moins d’un milliard de dollars. D’innombrables entreprises suivront son exemple pour intégrer Linux, un logiciel fiable, sécurisé et gratuit dans leurs produits, du serveur au lecteur MP3 en passant par les ordinateurs embarqués dans les voitures…

Aujourd’hui, la Linux Foundation compte dans ses rangs (presque) toutes les entreprises les plus innovantes du monde, de Google à Facebook en passant par Samsung ou Huawei. Même Microsoft, l’ennemi juré du logiciel libre dans les années 90, a changé son fusil d’épaule pour embrasser Linux !

30 ans après son lancement, ce projet fou d’un seul homme est devenu le plus important logiciel au monde. Et ce n’est qu’un début, comme le rappelait en 2016 Jane Silber, ancienne patronne de Canonical : « avec les progrès exponentiels du machine learning, les sociétés du futur s’appuieront demain encore plus sur les logiciels pour leurs besoins quotidiens. Et je suis heureuse que cela se fasse grâce à des programmes partagés, gratuits pour tous, et qui peuvent être examinés et améliorés par quiconque. L’intérêt public dépend de l’innovation privée et le fait que Linux existe permet de voir l’innovation arriver de partout. » Merci, monsieur Torvalds !

Source 01net.com

Publication de Debian 11 « Bullseye »

Lundi 16 août 2021

Après deux ans, un mois et neuf jours de développement, le projet Debian est fier d’annoncer sa nouvelle version stable n° 11 (nom de code Bullseye), qui sera suivie pendant les cinq prochaines années grâce à l’effort combiné de l’équipe de sécurité de Debian et de l’équipe de gestion à long terme de Debian.

Debian 11 Bullseye propose de nombreuses applications et environnements de bureau. Entre autres, elle inclut maintenant les environnements de bureau suivants :

Gnome 3.38 ;

KDE Plasma 5.20 ;

LXDE 11 ;

LXQt 0.16 ;

MATE 1.24 ;

Xfce 4.16.

Cette version contient plus de 11 294 nouveaux paquets pour un total de 59 551 paquets, avec un nombre significatif de paquets (9 519) marqués comme « obsolètes » et supprimés. 42 821 paquets ont été mis à jour et 5 434 demeurent inchangés.

Bullseye est notre première version à fournir un noyau Linux avec la prise en charge du système de fichiers exFAT et qui l’utilise par défaut pour monter les systèmes de fichiers exFAT. Par conséquent, il n’est plus nécessaire d’utiliser l’implémentation du système de fichiers dans l’espace utilisateur fournie par paquet exfat-fuse. Les outils pour créer et vérifier un système de fichiers exFAT sont fournis par le paquet exfatprogs.

La plupart des imprimantes récentes sont capables d’utiliser l’impression et la numérisation sans pilote sans avoir besoin des pilotes spécifiques du fabriquant (souvent non libres). Bullseye introduit un nouveau paquet, ipp-usb, qui utilise le protocole IPP-over-USB indépendant du fabriquant et pris en charge par beaucoup d’imprimantes récentes. Cela permet à un périphérique USB d’être vu comme un périphérique réseau. Le dorsal officiel SANE sans pilote est fourni par sane-escl du paquet libsane1 qui utilise le protocole eSCL.

Dans Bullseye, systemd active par défaut sa fonctionnalité de journal persistant avec un repli implicite sur un stockage volatil. Cela permet aux utilisateurs qui ne dépendent pas d’une fonctionnalité particulière de désinstaller les démons de journalisation traditionnels et de passer à l’utilisation exclusive du journal de systemd.

L’équipe Debian Med a pris part à la lutte contre la COVID-19 en empaquetant des paquets pour la recherche sur le virus au niveau de son séquençage et pour combattre la pandémie avec les outils utilisés en épidémiologie. Ce travail va continuer en mettant l’accent sur les outils d’apprentissage automatique dans ces deux domaines. Le travail de l’équipe sur l’assurance qualité et l’intégration continue est essentiel sur le plan de la cohérence et de la reproductibilité des résultats indispensable dans le domaine scientifique. Le mélange Debian Med possède une série d’applications cruciales pour leurs performances qui bénéficient maintenant de SIMD Everywhere. Pour installer les paquets entretenus par l’équipe Debian Med, il suffit d’installer les métapaquets nommés med-* qui sont en version 3.6.x.

Le chinois, le japonais, le coréen et d’autres langues bénéficient de la nouvelle méthode de saisie Fcitx 5 qui succède à la méthode Fcitx 4, populaire dans Buster. Cette nouvelle version prend bien mieux en charge les extensions de Wayland (le gestionnaire d’affichage par défaut).

Debian 11 Bullseye inclut de nombreux paquets logiciels mis à jour (plus de 72 % des paquets de la distribution précédente), par exemple :

Apache 2.4.48

Serveur DNS BIND 9.16

Calligra 3.2

Cryptsetup 2.3

Emacs 27.1

GIMP 2.10.22

Collection de compilateurs GNU 10.2

GnuPG 2.2.20

Inkscape 1.0.2

LibreOffice 7.0

Noyaux Linux série 5.10

MariaDB 10.5

OpenSSH 8.4p1

Perl 5.32

PHP7.4

PostgreSQL 13

Python 3, 3.9.1

Rustc 1.48

Samba 4.13

Vim 8.2

plus de 59 000 autres paquets prêts à l’emploi, construits à partir de plus de 30 000 paquets source.

Avec cette large sélection de paquets, ainsi que sa traditionnelle gestion de nombreuses architectures, Debian, une fois de plus, confirme son but d’être le système d’exploitation universel. Elle est appropriée pour bien des cas différents d’utilisation : des systèmes de bureau aux miniportables, des serveurs de développement aux systèmes pour grappe, ainsi que des serveurs de bases de données aux serveurs web ou de stockage. En même temps, des efforts supplémentaires d’assurance qualité tels que des tests automatiques d’installation et de mise à niveau pour tous les paquets de l’archive Debian garantissent que Bullseye répond aux fortes attentes de nos utilisateurs lors d’une publication stable de Debian.

Un total de neuf architectures sont gérées : PC 64 bits/Intel EM64T/x86-64 (amd64), PC 32 bits/Intel IA-32 (i386), PowerPC 64 bits Motorola/IBM petit-boutiste (ppc64el), IBM S/390 64 bits (s390x), pour ARM, armel et armhf pour les anciens et nouveaux matériels 32 bits plus arm64 pour l’architecture 64 bits AArch64, et pour MIPS, mipsel (petit-boutiste) pour les matériels 32 bits et mips64el pour le matériel 64 bits petit-boutiste.

Vous voulez l’essayer ?

Si vous voulez simplement essayer Debian 11 Bullseye sans l’installer, vous pouvez utiliser une des images autonomes « live » qui chargent et exécutent le système d’exploitation complet, dans un mode en lecture seule, dans la mémoire de votre ordinateur.

Ces images autonomes sont fournies pour les architectures amd64 et i386 et sont disponibles pour des installations à l’aide de DVD, clés USB ou d’amorçage par le réseau. Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs environnements de bureau : GNOME, KDE Plasma, LXDE, LXQt, MATE et Xfce. Debian Bullseye autonome fournit une image autonome standard, ainsi, il est possible d’essayer un système Debian de base sans interface utilisateur graphique.

Si le système d’exploitation vous plaît, vous avez la possibilité de l’installer sur le disque dur de votre machine à partir de l’image autonome. Celle-ci comprend l’installateur indépendant Calamares ainsi que l’installateur Debian standard. Davantage d’informations sont disponibles dans les notes de publication et sur la page de la section des images d’installation autonomes du site de Debian.

Si vous souhaitez installer Debian 11 Bullseye directement sur le disque dur de votre ordinateur, vous pouvez choisir parmi les nombreux supports d’installation tels que les disques Blu-ray, CD et DVD et les clefs USB, ainsi que par une connexion réseau. Plusieurs environnements de bureau — Cinnamon, GNOME, KDE Plasma Desktop et Applications, LXDE, LXQt, MATE et Xfce — peuvent être installés grâce à ces images. De plus, des disques multi-architectures sont disponibles et permettent l’installation à partir d’un choix entre plusieurs architectures à partir d’un seul disque. Vous pouvez aussi toujours créer un média d’installation amorçable sur clef USB (voir le manuel d’installation pour plus de détails).

Au sein de l’installateur Debian, beaucoup de développement a été réalisé aboutissant à une amélioration de la prise en charge du matériel et à d’autres nouvelles fonctionnalités.

Dans certains cas, une installation réussie peut encore présenter des problèmes d’affichage lors du redémarrage dans le système installé ; pour ces cas, il y a quelques solutions qui pourraient aider à se connecter quand même. Il existe aussi une procédure basée sur isenkram qui permet aux utilisateurs de détecter et de corriger l’absence de microcode dans leur système de façon automatique. Bien sûr, il faut peser le pour et le contre de l’utilisation de cet outil dans la mesure où il est probable qu’il nécessitera l’installation de paquets non libres.

En complément à cela, les images d’installation non libres qui incluent les paquets de microcode ont été améliorées pour qu’elles puissent anticiper le besoin de microcode sur la machine installée (par exemple, pour les cartes graphiques AMD ou Nvidia ou pour les dernières générations de matériel audio d’Intel).

Pour les utilisateurs de nuage, Debian propose la prise en charge directe de beaucoup des plateformes de nuage bien connues. Les images officielles de Debian sont faciles à sélectionner sur chaque offre d’image. Debian publie également des images OpenStack toutes prêtes pour les architectures amd64 et arm64, prêtes à être téléchargées et utilisées dans des configurations de nuage locales.

Debian peut maintenant être installée en 76 langues, dont la plupart sont disponibles avec des interfaces utilisateur en mode texte et graphique.

Les images d’installation peuvent être téléchargées dès à présent au moyen de bittorrent (le moyen recommandé), jigdo ou HTTP ; consultez la page Debian sur CD pour plus d’informations. Bullseye sera également bientôt disponible sur DVD, CD et disques Blu-ray physiques chez de nombreux distributeurs.

Mise à niveau de Debian

La mise à niveau vers Debian 11 à partir de la version précédente, Debian 10 (nom de code Buster) est gérée automatiquement par l’outil de gestion de paquets APT pour la plupart des configurations.

Pour Bullseye, la suite de sécurité s’appelle maintenant bullseye-security et les utilisateurs devraient adapter leur fichier de liste de sources d’APT en conséquence lors de la mise à niveau. Si votre configuration d’APT comprend également l’épinglage ou la ligne APT::Default-Release, il est vraisemblable qu’elle nécessite aussi des adaptations. Consultez la section Changement de l’organisation de l’archive security des notes de publication pour plus de détails.

Si vous effectuez une mise à niveau à distance, n’oubliez pas de consulter la section Impossible d’établir de nouvelles connexions SSH durant la mise à niveau.

Comme toujours, les systèmes Debian peuvent être mis à niveau sans douleur, sur place et sans période d’indisponibilité forcée, mais il est fortement recommandé de lire les notes de publication ainsi que le manuel d’installation pour d’éventuels problèmes et pour des instructions détaillées sur l’installation et la mise à niveau. Les notes de publications seront améliorées et traduites dans les semaines suivant la publication.

À propos de Debian

Debian est un système d’exploitation libre, développé par plusieurs milliers de volontaires provenant du monde entier qui collaborent à l’aide d’Internet. Les points forts du projet sont l’implication basée sur le volontariat, l’engagement dans le contrat social de Debian et le logiciel libre, ainsi que son attachement à fournir le meilleur système d’exploitation possible. Cette nouvelle version représente une nouvelle étape importante dans ce sens.

Source debian.org

Télécharger Debian 11

Firefox 91 propose le mode HTTPS par défaut en mode privé

Vendredi 13 août 2021

Les utilisateurs qui ont activé la protection stricte contre le pistage pourront désormais demander à Firefox de supprimer les cookies, non seulement des domaines visités, mais aussi des traceurs tels que Facebook.

Mozilla a publié Firefox 91 mardi, avec de nouvelles fonctionnalités de protection de la vie privée et une meilleure intégration de Windows.

Lorsque les utilisateurs utilisent une fenêtre privée dans Firefox, la connexion au domaine demandé sera désormais établie par défaut en HTTPS, même si l’utilisateur saisit manuellement le protocole HTTP. Une demande HTTPS sera également effectuée en premier si l’utilisateur clique sur un lien HTTP.

HTTPS forcé en navigation privée

L’éditeur a prévenu que le protocole HTTPS par défaut ne permet de se connecter qu’à la page elle-même, et pas nécessairement à toutes les images, CSS ou fichiers JavaScript chargés par la page.

« Toutefois, le chargement d’une page en HTTPS entraînera, dans la majorité des cas, le chargement de ces composants de la page en HTTPS », précise Mozilla.

« Nous prévoyons d’étendre HTTPS par défaut au-delà de la navigation privée dans les mois à venir. »

En novembre, avec Firefox 83, Mozilla a permis aux utilisateurs d’activer le mode HTTPS-Only, qui présente les mêmes fonctionnalités que le mode HTTPS par défaut.

Indigestion de cookies

La deuxième fonctionnalité de protection de la vie privée est appelée « effacement amélioré des cookies ». Lorsqu’un utilisateur demande à Firefox de supprimer les données des cookies d’un site, non seulement Firefox supprime les cookies de ce site, mais il élimine également tous les cookies de suivi placés sur le site.

Cette fonctionnalité s’appuie sur la protection totale contre les cookies, apparue dans Firefox en février, qui sépare les cookies par site Web. Cela signifie que les supercookies, comme ceux placés par Facebook, sont limités à un seul conteneur.

Lorsque vous décidez de dire à Firefox d’oublier un site web, Firefox se débarrasse automatiquement de tous les cookies, supercookies et autres données stockés dans la « boîte à cookies » de ce site web. Ce nettoyage amélioré des cookies permet de supprimer facilement toutes les traces d’un site Web dans votre navigateur, sans que des cookies tiers ne restent en place », explique Mozilla.

« Avant la suppression améliorée des cookies, Firefox effaçait les données uniquement pour le domaine spécifié par l’utilisateur. Cela signifie que si vous effaciez le stockage de comfypants.com, Firefox supprimait le stockage de comfypants.com et laissait derrière lui le stockage de tous les sites qui y étaient intégrés (facebook.com). En conservant le stockage intégré de facebook.com, il pouvait vous identifier et vous suivre à nouveau lors de votre prochaine visite sur comfypants.com. »

Désormais, lorsque les utilisateurs se dirigent vers les paramètres pour gérer les données des cookies, ils verront une liste de conteneurs plutôt que de domaines. Les utilisateurs peuvent également cliquer avec le bouton droit de la souris sur « Oublier ce site » dans le menu historique pour supprimer les cookies et le cache liés au site, ainsi que supprimer de l’historique du navigateur et effacer toutes les données que Firefox a stockées sur le site, comme les autorisations.

Pour pouvoir utiliser l’effacement amélioré des cookies, les utilisateurs doivent avoir activé la protection renforcée contre le pistage.

Firefox 91 introduit également l’intégration de l’authentification unique avec Windows pour les comptes Microsoft, professionnels et scolaires. Cette fonctionnalité peut être activée dans la section « Vie privée et sécurité » des paramètres de Firefox.

Image : Mozilla

Source zdnet.com