Archive pour la catégorie ‘Logiciel-Libre’

Le gouvernement va créer une mission logiciels libres et communs numériques

Mardi 9 février 2021

Jean Castex a annoncé que cette mission, qui fait suite au rapport Bothorel, sera créée au sein de la direction interministérielle du numérique (Dinum).

Lors du 5e comité interministériel de la transformation publique (CITP), vendredi 5 février à Mont-de-Marsan, le gouvernement a mis en avant sa stratégie autour des données publiques. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé de nouvelles ouvertures de bases de données, «à la suite des travaux du député Eric Bothorel». Le rapport qu’avait remis fin décembre le député LREM, «Pour une politique publique de la donnée» soulignait entre autres les insuffisances de l’État en matière de logiciel libre.

« Une première pierre », demandée dans le rapport Bothorel

Or, rapporte le site Acteurs publics, «concernant l’ouverture des codes sources et l’utilisation des logiciels libres par l’administration, le gouvernement a annoncé, lors du CITP, la création prochaine d’une mission “Logiciels libres et communs numériques”. (…)

Une mission verra ainsi le jour au sein de la direction interministérielle du numérique (Dinum), sans que ses modalités organisationnelles ne soient encore arrêtées. Une manière de faire en sorte que la stratégie de l’État en la matière ne soit plus impensée et qu’elle ne dépende pas des volontés individuelles ou de services plus ou moins actifs sur le sujet. Hormis la politique de contribution aux logiciels libres formalisée en 2018, rien n’organise ni ne valorise aujourd’hui la contribution des agents publics, pour certains très investis, à la constitution et à l’amélioration de projets de “communs numériques”.»

Dans son rapport, la mission Bothorel notait:

«S’agissant de l’ouverture des codes et de l’utilisation de logiciels libres, il faut structurer la communauté du secteur public et renforcer l’appui qui lui est apporté. (…) La mission considère que la création d’un Open Source Program Office (OSPO), visible et pérenne, au sein de la DINUM, serait une première pierre pour relever ce défi.»

Etienne Gonnu, responsable affaires publiques à l’April, souligne devant l’annonce qu’il faut que «la « mission logiciel libre » envisagée dispose de moyens humains dédiés, de ressources propres et s’inscrive dans une stratégie globale; de l’utilisation à la contribution.»

Source zdnet.fr

VLC a 20 ans : ce qu’il faut savoir sur VideoLAN

Vendredi 5 février 2021

Saluons cette semaine un anniversaire important : tout comme Wikipedia, VideoLAN fête cette année ses 20 ans. VLC reste l’un des principaux lecteurs multimédia open source dans le monde. Un projet démarré dans un contexte académique, en France, en 2001.

C’est quoi VLC ?

VLC est un lecteur multimédia gratuit et libre, issu du projet VideoLAN. Le logiciel est fait partie de la liste de logiciels libres préconisés par l’État français.

D’où vient VLC media Player ?

VLC (VideoLAN Client) était un projet étudiant de création d’un logiciel permettant la diffusion de vidéos via un réseau informatique. Le projet a été lancé à l’École centrale Paris.

Qui a créé VLC ?

L’auteur principal du projet est Jean-Baptiste Kempf. un informaticien français qui a reçu la médaille de l’ordre national du Mérite pour 12 ans de services dans le monde associatif et le développement informatique. En septembre 2020, il a été nommé directeur de la technologie chez Blade.

Quand a été publiée la première version de VLC ?

VLC a été publié pour la première fois le 1er février 2001 sous licence GNU GPL.

L’association a publié la lettre officielle qui autorisait la publication du projet sous licence libre.

Qu’est devenu VLC ?

20 ans après sa naissance, VLC media player (VLC) est un devenu un lecteur multimédia utilisé par 400 millions de personnes dans le monde. Il est multiplateforme et disponible sous Linux, BSD, macOS, tvOS, iOS, Android TV, Windows et Android. 20 plateformes sont représentées au total. Le logiciel est toujours distribué sous licence GNU GPL.

Ça ressemble à quoi VLC ?

Voici une capture d’écran de VLC sous Linux dans l’environnement GNOME :

Peut-on personnaliser VLC ?

Oui, il existe toute une série de « skins » (apparences) pour personnaliser VLC.

Quelle est la dernière version de VLC ?

À l’heure où nous écrivons, la dernière version officielle stable est VLC 3.0.12 « Vetinari ». Publiée en janvier 2021, elle apporte le support natif des nouvelles puces Apple Silicon.

Source toolinux.com

LibreOffice 7.1 : quoi de neuf dans la nouvelle version de la suite bureautique libre ?

Mercredi 3 février 2021

Ce mercredi, une nouvelle étape importante sera franchie dans le développement de LibreOffice pour Linux, macOS et Windows. La version 7.1 sort ce 3 février 2021 et voici les principales nouveautés.

LibreOffice 7.1 : les nouveautés

La nouvelle version de LibreOffice offre de nouvelles fonctionnalités à peu près partout dans les applications qui constituent la suite bureautique open source. Les performances globales devraient être nettement meilleures après la mise à jour, peut-on lire dans les notes de sortie.

Writer

Les nouveautés du traitement de texte :

Writer gère désormais l’ancrage des formes par rapport au bas du cadre du contenu de la page
L’ancre par défaut pour les images nouvellement ajoutées peut être définie
Writer gère désormais les modèles indépendamment de la « locale »

Calc

Le tableur apporte lui les améliorations générales suivantes :

Ajout d’une option permettant de désactiver le collage avec la touche Entrée
Possibilité de sélectionner des éléments dans la fenêtre de d’Auto-filtre en cliquant sur toutes les lignes de l’élément, pas seulement sur la case à cocher
Correction d’un problème dans la zone de saisie de formule lorsque Calc ne parvient pas à définir la référence de la formule si vous avez activé le gel des lignes/colonnes dans une feuille.

Math

Math gère désormais complètement les couleurs HTML. Certaines d’entre elles ont été ajoutées à l’interface utilisateur dans la section Attributs du panneau Élément.

Filtres Microsoft Office

C’est un objet d’attention constant. La version 7.1 de LibreOffice apporte des améliorations du filtre d’import/export DOCX, XLSX et PPTX, ainsi qu’une gestion des résultats de champs mis en cache dans Writer. On notera
plusieurs améliorations SmartArt lors de l’import d’un PPTX.

Quelle version de LibreOffice choisir ?

Pour les utilisateurs qui préfèrent une version qui a subi plus de tests et de corrections de bogues par rapport aux nouvelles fonctionnalités, The Document Foundation maintient la famille LibreOffice 6.4, qui comprend quelques mois de correctifs rétroportés. La version la plus récente, à l’heure où nous écrivons ces lignes, reste LibreOffice 6.4.7, sortie fin octobre.

Si vous privilégiez les nouvelles fonctionnalités et pouvez excuser quelques bogues, vous pouvez opter pour LibreOffice 7.1.

Télécharger LibreOffice 7

Si vous souhaitez télécharger la suite LibreOffice 7.1, rendez-vous sur le site officiel, à la rubrique Téléchargement. La suite bureautique est disponible pour Windows (32 et 64 bits), Linux (32 et 64 bits) et macOS X (64 bits).

Captures d’écran de LibreOffice 7.1

Lire aussi : « OpenOffice existe toujours et… prépare une nouvelle version »

Source toolinux.com

Darktable 3.4 : impressionnante mise à jour du logiciel de traitement d’image

Jeudi 31 décembre 2020

La grande mise à jour du logiciel libre de traitement d’image est arrivée. La version 3.4 de Darktable est disponible depuis quelques jours. « Entre les dépôts darktable, rawspeed et dtdocs, il y a eu plus de 5.500 commits » cette année, se réjouissent les développeurs.

C’est quoi Darktable ?

Darktable est un logiciel open source de traitement photographique qui permet de cataloguer ses photographies numériques et d’y appliquer des corrections et effets. Il autorise également le contrôle en temps réel d’appareil photographique numérique (APN) connecté par un câble à un ordinateur.

darktable dispose de deux modes principaux, la table lumineuse et la chambre noire. darktable est livré avec plus de 50 modules de traitement d’images qui couvrent l’ensemble des besoins, depuis les opérations de base.

La mise à jour 3.4 de Darktable

L’application, qui permet de catalogue et d’éditer ses fichiers RAW sous Linux, Windows et macOS X propose un grand nombre de nouveautés dans la version 3.4, dont voici un aperçu :

de nombreux algorithmes de traitement d’images gourmands en calcul ont été mis à jour pour être plus rapides et plus évolutifs lorsqu’ils fonctionnent sur le CPU ;
un nouveau module de “calibration des couleurs” absorbe le module de “mixage des canaux” ;
trois nouveaux modes de visualisation ont été ajoutés au module filmique RVB pour aider l’utilisateur à comprendre sa fonctionnalité ;
des améliorations de l’égalisateur de ton ;
fusion et masquage linéaire relatif à la scène ;
script manager”, un script Lua maintenant accessible dans la table lumineuse ;
première version du nouveau manuel d’utilisation, désormais divisé en un projet séparé appelé “dtdocs”, complètement réorganisé et réécrit dans une structure plus facile à maintenir en utilisant Markdown.

Les nouveautés sont largement détaillées en français sur cette page de blog.

Télécharger Darktable

L’application est disponible gratuitement sur Windows, macOS X et, bien entendu, Linux. Des paquetages pour Ubuntu, openSUSE, Arch Linux, Fedora, Gentoo, Debian, Solaris et beaucoup d’autres distributions et systèmes sont directement accessibles depuis cette page.

Liens

Site web officiel
Téléchargement (Linux, Windows, macOS X)
Darktable FR
Présentation de la version 3.4 (en français)

Source toolinux.com

Stratégie Logiciel Libre de la Commission Européenne : APRIL et CNLL s’expriment

Jeudi 5 novembre 2020

Nous vous annoncions, dans notre édition du 27 octobre, la stratégie dévoilée par la Commission Européenne en faveur du logiciel libre à l’horizon 2023. Suffisant ? L’APRIL et le CNLL ont exprimé un point de vue différent sur la question.

Le 21 octobre, la Commission européenne de Bruxelles a approuvé le plan ’Think Open’, destiné à favoriser les logiciels libres durant les trois ans à venir. L’idée consiste à promouvoir « le partage et la réutilisation des solutions logicielles, des connaissances et de l’expertise« .

APRIL : insuffisant

À la lecture du document, publié en français, l’association estime : « Les objectifs concrets sont rares et on est loin d’une réelle priorité au logiciel libre« , explique l’APRIL dans un communiqué.

Exemple ? « La création d’un « bureau du programme open source » au sein de la DG DIGIT (La direction générale de l’informatique), sans détails sur les moyens financiers et humains dédiés à ce bureau« .

« La stratégie manque d’actions concrètes, détaillées, par exemple sur les processus de passation des marchés publics ou encore, concernant sa dépendance à Microsoft pour le poste de travail, les outils bureautique et de messagerie. Ces sujets sont tout simplement passés sous silence. » APRIL

CNLL : de grands espoirs

De son côté, le CNLL, qui a participé aux travaux, « salue cette nouvelle stratégie » :

« Nous fondons de grands espoirs sur l’initiative de la Commission, car elle offre une excellente occasion de montrer l’exemple aux gouvernements des États membres. A ce titre le document de la Commission contient plusieurs principes et actions qui rejoignent les propositions que le CNLL formule depuis des années auprès des responsables politiques français. »

Lisez également

Quelle est la stratégie logiciel libre de la Commission Européenne ?

Source toolinux.com

Logiciel libre: disparition de Laurent Séguin, ancien président de l’AFUL, militant et musicien

Jeudi 5 novembre 2020

Éminent militant libriste, auteur de musiques électroniques, Laurent Séguin est mort à 44 ans. Personnalités et organisations des logiciels libres lui rendent hommage.

Laurent Séguin, ancien président de l’AFUL (Association francophone des utilisateurs de logiciels libres) et figure du Libre en France depuis une quinzaine d’années, est mort le 2 novembre, à 44 ans. Cette triste nouvelle suscite des hommages de ceux qui ont connu ce militant passionné.

Un engagement sans faille pour le logiciel libre

Thierry Stoehr, qui l’a précédé à la présidence de l’AFUL («Il y fut très actif. Il en a été président à son tour de 2011 à 2019. Et toujours très apprécié»), évoque leur chambrée aux Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) de 2008 à Mont-de-Marsan, entre autres «bribes pour dire la douleur et ne pas oublier».

Alexis Kauffmann, fondateur de Framasoft, dit lui aussi sa grande tristesse et relève que Laurent Séguin «aura beaucoup fait pour le libre francophone». Daniel Glazman évoque sur son site «mon ami, mon poteau, mon marin insubmersible. Je me souviens de tes éclats de rire, de ton enthousiasme, de ta chaleur. De ton amitié.» «Je me souviens de ton engagement sans faille, et de toujours, en faveur du Logiciel Libre.»

Laurent Séguin a eu une première carrière dans la Marine nationale, rappelle le CNLL, puis il «s’était investi dans les communautés du logiciel libre en France». Il avait été notamment responsable du GT Logiciel Libre du Pôle Systematic (devenu « hub Open Source »), entrepreneur, directeur commercial et marketing de plusieurs entreprises du logiciel libre, et last but not least créateur de musiques électroniques (libres, sous licence Creative Commons CC by) sous le pseudonyme de CyberSDF.

Le CNLL évoque ainsi sa mémoire:

«Toujours fidèle à ses principes, défendant avec force ses convictions (et il en avait dans plein de domaines!), mais aussi homme de contact et de dialogue, il était généreux avec tous de son temps, de ses idées, de ses contacts. “Enthousiaste”, “bienveillant”, “chaleureux”, “investi”, “perspicace”… voici quelques qualificatifs qui viennent à l’esprit de ceux qui l’ont côtoyé.»

Laurent Séguin était depuis 2019 vice-président de l’AFUL, rappelle l’association, qui exprime son émotion et souligne qu’il «était une figure emblématique du logiciel libre, notamment vers les entreprises». Il travaillait au sein de la SCOP «et entreprise en logiciel libre et égalitaire» Entr’ouvert.

« Très actif sur la définition de l’interopérabilité »

Laurent Séguin était également vice-président de l’Adullact (Association des Développeurs et Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales), délégué aux entreprises, et y représentait l’AFUL. François Elie, président de l’association, salue la mémoire de celui qui «était un expert avisé et reconnu du logiciel libre. Informaticien dans le service public, militant associatif infatigable, puis investi dans l’entreprenariat de service autour de logiciels métiers, il était aussi un ami de longue date de l’ADULLACT. Il va nous manquer ta lucidité, ton rire, tes histoires de parachutisme.»

Sur Linuxfr, Pierre Jarillon précise que «Laurent a été très actif sur la définition de l’interopérabilité. Je suis allé avec lui à la DISIC, ancêtre de la DINSIC pour présenter le résultat du travail du groupe de travail interop. Cette définition http://interoperability-definition.info/ est maintenant incluse dans le RGI, ce qui en fait la définition officielle de l’État.»

Dans cette interview de mars 2019 à Inria Alumni, Laurent Séguin expliquait les enjeux du logiciel libre et les menaces auxquelles il doit faire face, dont «le retour en force de la brevetabilité du logiciel» (long combat des années 2000 – gagné entre autres grâce à Michel Rocard au Parlement européen – et zombie revenant toujours).

Musique libre

S’il ne se voyait modestement pas tout à fait comme un musicien, Laurent Séguin s’était auto-interviewé sur ses productions sonores (169 musiques publiées) – sans révéler alors son identité, révèle à présent Framablog -, expliquant «je ne me considère pas comme un musicien qui maîtrise un instrument. Je me vois plutôt comme un manipulateur du travail des autres.» (toutes proportions gardées, voilà qui fait penser à des «bidouilleurs» comme Brian Eno)

«Composer de la musique puis la diffuser sous licence libre — licence CC by — faisait partie de ses engagements, et il le faisait avec talent», souligne l’April dans son article sur cette disparition, qui évoque cette «figure incontournable du libre, personne aux multiples talents».

J’ai croisé à plusieurs reprises depuis pas mal d’années Laurent, comme tous ceux qui soutiennent le Libre. Partageant leur chagrin, j’adresse à ses proches toute ma sympathie.
Source zdnet.fr

 

 

LibreOffice 7.0.1 : première révision de LibreOffice 7 disponible

Samedi 5 septembre 2020

Début août, une étape importante était franchie pour la suite bureautique open source : la version 7.0.1 de LibreOffice vient peaufiner l’ensemble, sous Linux, macOS et Windows.

LibreOffice 7.0 est disponible : voici les nouveautés

La Document Foundation annonce la mise à disposition de LibreOffice 7.0.1, première révision de la suite lancée début août.

Mise à jour 7.0.1 : quoi de neuf ?

Lancée le 3 septembre, la mise à jour est accessible à tous les utilisateurs. LibreOffice 7.0.1 intègre pas moins de 80 corrections de bogues et améliorations dans la compatibilité des documents (principalement Microsoft Office).

LibreOffice 7.0 : rappel des nouveautés

Le principales nouveautés de la version 7.0 lancée en août étaient :

La prise en charge du format OpenDocument Format 1.3 (ODF 1.3) ;
Le moteur graphique Skia ;
L’accélération basée sur le GPU Vulkan ;
Compatibilité améliorée avec les fichiers DOCX, XLSX et PPTX de dernière génération.

Compatibilité ODF 1.3

OpenDocument, le format natif ouvert et standard de LibreOffice pour les documents bureautiques, a été récemment mis à jour vers la version 1.3 en tant que spécification du comité technique OASIS.

Les nouvelles fonctionnalités les plus importantes sont la signature numérique des documents et le chiffrage OpenPGP des documents XML, avec des améliorations dans des domaines tels que le suivi des modifications, et des détails supplémentaires dans la description des éléments des premières pages, du texte, des nombres et des graphiques.

Graphisme et accélération

La suite bureautique a soigné la fluidité de ses applications, grâce notamment au moteur graphique Skia et à l’accélération basée sur le GPU Vulkan. Le moteur graphique Skia a été implémenté grâce au parrainage d’AMD, et est désormais la valeur par défaut sur Windows. Skia est une bibliothèque de graphiques 2D open source qui fournit des API communes qui fonctionnent sur une variété de plates-formes matérielles et logicielles, et peuvent être utilisées pour dessiner du texte, des géométries et des images. Vulkan est une API graphique et de calcul.

Compatibilité Microsoft Office renforcée

Malgré une montée en force des formats Google Docs, LibreOffice choisit de poursuivre son engagement dans l’interopérabilité des formats, avec une meilleure compatibilité avec les fichiers DOCX, XLSX et PPTX de Microsoft.

DOCX enregistre désormais en mode natif 2013/2016/2019, au lieu du mode de compatibilité 2007, pour améliorer l’interopérabilité avec plusieurs versions de la suite Office, sur la base de la même approche Microsoft.

LibreOffice inclut des filtres pour de nombreux formats de documents anciens.

Quelle version de LibreOffice choisir ?

Pour les utilisateurs qui préfèrent une version qui a subi plus de tests et de corrections de bogues par rapport aux nouvelles fonctionnalités, The Document Foundation maintient la famille LibreOffice 6.4, qui comprend quelques mois de correctifs rétroportés. La version actuelle est LibreOffice 6.4.5.

Si vous privilégiez les nouvelles fonctionnalités et pouvez excuser quelques bogues, vous pouvez opter pour LibreOffice 7.0.

Télécharger LibreOffice 7

Si vous souhaitez télécharger la suite LibreOffice 7.0.1, rendez-vous sur le site officiel, à la rubrique Téléchargement. La suite bureautique est disponible pour Windows (32 et 64 bits), Linux (32 et 64 bits) et macOS X (64 bits).

vidéo

Source toolinux.com

Le logiciel libre arrive au sein de la Centrale d’achat de l’informatique hospitalière

Samedi 15 août 2020

La CAIH vient de lancer un appel d’offres. Objet ? Proposer des logiciels sous licence libre à ses 1 200 membres établissements de santé. Un mouvement qu’avait réclamé Olivier Véran, du moins lorsqu’il était député.

En février 2018, Olivier Véran questionnait la ministre de la Santé Agnès Buzin sur l’accord-cadre en vigueur jusqu’à fin 2019, passé entre Microsoft et la Centrale d’achat de l’informatique hospitalière (CAIH). Le parlementaire LREM voulait alors savoir si sa reconduction était toujours prévue, « et si oui dans quelles conditions ».

Il interrogeait surtout la ministre sur l’éventualité d’un calendrier de migration des systèmes d’informations des établissements publics de santé vers des logiciels libres outre « la généralisation et la rationalisation de l’utilisation des formats ouverts ».

En guise de plaidoyer, il s’armait de la loi pour une République numérique, qui « appelle les administrations à encourager l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts ». Il citait le RGI, ou référentiel général d’interopérabilité, qui « a déclassé le format propriétaire OOXML de Microsoft lui assignant le statut « en observation » et recommande le format ouvert Open Document ». Non sans se souvenir de la validation par la Cour des comptes du recours aux logiciels libres au sein de l’État.

Le parlementaire y ajoutait des considérations plus politiques, mâtinées de RGPD et sécurité : « À l’aune des débats sur les données personnelles, dont celles de santé sont particulièrement sensibles, et considérant les enjeux de sécurité informatique notamment mis en exergue par la faille Wannacry qui avait affecté de nombreux hôpitaux à travers le monde utilisant des logiciels Microsoft, cette question de souveraineté informatique des établissements publics de santé mérite une attention particulière ».

L’attention est devenue moins particulière au fil des mois. Sa question fut automatiquement retirée le 31 mars 2020 pour cause de « fin de mandat ». Et jamais elle n’a trouvé de réponse, pas même lorsque le même Olivier Véran fut nommé… ministre à la place d’Agnès Buzin, un mois et demi plus tôt. Fin 2019, l’accord-cadre avec Microsoft était dans le même temps reconduit jusqu’en 2023.

En plein mois d’août, le mouvement est toutefois enfin engagé. La décision revient non au ministère, mais à la Centrale d’achat de l’informatique hospitalière. L’association loi 1901, intervenant en matière de nouvelle technologie pour le compte plus de 1 200 établissements de santé, a en effet lancé un appel d’offres, sous forme d’un accord-cadre conclu pour 4 ans en faveur du libre.

Source nextinpact.com

LibreOffice 7.0 est disponible : voici les nouveautés

Samedi 8 août 2020

C’est une étape importante pour la suite bureautique open source : la version 7.0 de LibreOffice est arrivée pour Linux, macOS et Windows. Qu’est-ce qui va changer pour vous au quotidien ?

La Document Foundation annonce la mise à disposition de LibreOffice 7.0, une nouvelle version qualifiée de majeure offrant de nouvelles fonctionnalités.

LibreOffice 7.0 : les nouveautés

Le principales nouveautés sont :

La prise en charge du format OpenDocument Format 1.3 (ODF 1.3) ;
Le moteur graphique Skia ;
L’accélération basée sur le GPU Vulkan ;
Compatibilité améliorée avec les fichiers DOCX, XLSX et PPTX de dernière génération.

Compatibilité ODF 1.3

OpenDocument, le format natif ouvert et standard de LibreOffice pour les documents bureautiques, a été récemment mis à jour vers la version 1.3 en tant que spécification du comité technique OASIS.

Les nouvelles fonctionnalités les plus importantes sont la signature numérique des documents et le chiffrage OpenPGP des documents XML, avec des améliorations dans des domaines tels que le suivi des modifications, et des détails supplémentaires dans la description des éléments des premières pages, du texte, des nombres et des graphiques.

Graphisme et accélération

La suite bureautique a soigné la fluidité de ses applications, grâce notamment au moteur graphique Skia et à l’accélération basée sur le GPU Vulkan. Le moteur graphique Skia a été implémenté grâce au parrainage d’AMD, et est désormais la valeur par défaut sur Windows. Skia est une bibliothèque de graphiques 2D open source qui fournit des API communes qui fonctionnent sur une variété de plates-formes matérielles et logicielles, et peuvent être utilisées pour dessiner du texte, des géométries et des images. Vulkan est une API graphique et de calcul.

Compatibilité Microsoft Office renforcée

Malgré une montée en force des formats Google Docs, LibreOffice choisit de poursuivre son engagement dans l’interopérabilité des formats, avec une meilleure compatibilité avec les fichiers DOCX, XLSX et PPTX de Microsoft.

DOCX enregistre désormais en mode natif 2013/2016/2019, au lieu du mode de compatibilité 2007, pour améliorer l’interopérabilité avec plusieurs versions de la suite Office, sur la base de la même approche Microsoft.

LibreOffice inclut des filtres pour de nombreux formats de documents anciens.

Quelle version de LibreOffice choisir ?

Pour les utilisateurs qui préfèrent une version qui a subi plus de tests et de corrections de bogues par rapport aux nouvelles fonctionnalités, The Document Foundation maintient la famille LibreOffice 6.4, qui comprend quelques mois de correctifs rétroportés. La version actuelle est LibreOffice 6.4.5.

Si vous privilégiez les nouvelles fonctionnalités et pouvez excuser quelques bogues, vous pouvez opter pour LibreOffice 7.0.

Télécharger LibreOffice 7

Si vous souhaitez télécharger la suite LibreOffice 7.0, rendez-vous sur le site officiel, à la rubrique Téléchargement. La suite bureautique est disponible pour Windows (32 et 64 bits), Linux (32 et 64 bits) et macOS X (64 bits).

Nouveautés en vidéo

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Source toolinux.com

 

Hambourg veut plus de logiciels libres dans son administration

Vendredi 12 juin 2020

La nouvelle coalition au pouvoir dans cette ville du Nord de l’Allemagne entend privilégier le recours aux logiciels libres. Une initiative saluée la FSFE, mais avec quelques réserves.

À Hambourg, la coalition SPD/Grünen (socio-démocrates et écologistes) ont signé un accord de législature où le pouvoir en place entend donner une place prépondérante au logiciel libre.

L’accord de coalition – traitant du logiciel libre – est d’ailleurs disponible en ligne (en allemand). On y apprend par exemple que « partout où cela fera du sens, la coopération avec d’autres niveaux de pouvoirs et administrations sera établie« .

Souveraineté, indépendance et collaboration

La décision prise par les autorités locales de donner la préférence au logiciel libre revêt un triple objectif :

Assurer la souveraineté de Hambourg ;
Diminuer la dépendance aux fournisseurs tiers ;
Assurer la transparence.

La Free Software Foundation Europe se réjouit des déclarations d’intention, mais se montre encore attentiste : à la lecture de l’accord de gouvernement, des zones d’ombre subsisteraient autour de « la protection de certains éditeurs et vendeurs de logiciels propriétaires« . Alexander Sander, le Policy Manager de la FSFE, précise : « Nous allons surveiller la mise en place du programme et nous assurer que le code créé avec de l’argent public soit accessible aux citoyens« .

Source : FSFE, Public Code