Archive pour la catégorie ‘Logiciel-Libre’

Les logiciels libres devraient stimuler l’économie européenne et accroître son autonomie

Mercredi 8 septembre 2021

Une augmentation de 10% des contributions aux logiciels libres créerait annuellement 0,4% à 0,6% de PIB dans l’UE, affirme une étude pour la Commission européenne. Elle préconise plusieurs mesures pour accélérer le recours au Libre.

La Commission européenne a publié hier une étude sur l’impact des logiciels libres (OSS, Open Source Software) et du matériel libre (OSH, Open Source Hardware) sur l’économie européenne, réalisée par Fraunhofer ISI et OpenForum Europe. Ce rapport de 390 pages est disponible ici en anglais et là en résumé de 12 pages en français (en PDF).

Un impact annuel sur l’économie de l’UE de 65 à 95 milliards d’euros

Le CNLL, qui diffuse et commente la nouvelle ce mardi, «se réjouit de la publication de ce rapport qui confirme les principales observations et recommandations qu’il a présentées récemment».

Dans son résumé, les auteurs du rapport indiquent:

«Cette étude analyse l’impact économique des logiciels libres (OSS) et matériels libres (OSH) sur l’économie  européenne. Elle a été commandée par la DG CONNECT de la Commission européenne. Les entreprises dans l’UE ont investi environ 1 milliard d’euros dans les logiciels libres en 2018, avec un impact sur l’économie européenne entre 65 et 95 milliards d’euros. L’analyse estime un rapport coûts-bénéfices supérieur à 1:4 et prédit qu’une augmentation de 10% des contributions aux logiciels libres créerait annuellement 0,4% à 0,6% de PIB en plus ainsi que plus de 600 start-ups technologiques supplémentaires dans l’UE. Des études de cas révèlent qu’en privilégiant les logiciels libres, le secteur public pourrait réduire le coût total de possession, éviter un effet de dépendance à l’égard des fournisseurs et accroître ainsi  son  autonomie  numérique.  L’étude  analyse  également  les  actions  de  politique publique en Europe et dans le monde.»*

Elle estime que «le nombre de contributeurs individuels se chiffrait [en 2018] à au moins 260.000, soit 8% des près de 3,1 millions d’employés de l’UE travaillant dans le secteur de la programmation informatique en 2018. Au total, les plus de 30 millions de commits provenant des États membres de l’UE en 2018 représentent un investissement en personnel (sur la base d’équivalents temps plein) égal à près d’un milliard d’euros, et les résultats de cet investissement étant disponibles dans le domaine  public,  ils  n’ont  pas  besoin, par conséquent, d’être à nouveau développés par d’autres personnes.»

Des politiques du secteur public « souvent infructueuses »

Dans son analyse comparative de plusieurs pays*, l’étude «a révélé que les politiques de logiciels libres du secteur public ont souvent été infructueuses, même dans le cas des marchés publics. Les seules mises en œuvre véritablement convaincantes ont eu lieu dans les cas où l’Open Source est devenu un  élément central d’un virage numérique et s’est par conséquent ancré dans la culture numérique de l’administration concernée. Les lois exigeant le développement et la réutilisation des logiciels libres dans le secteur public n’ont généralement pas été couronnées de succès, souvent en  raison de l’absence de directives de mise en œuvre concrètes.

Dans les pays qui ont aujourd’hui augmenté les capacités logicielles dans le secteur privé (c’est-à-dire  la  Corée du Sud et la Chine), l’Open Source a joué un  rôle important dans la politique industrielle. Les gouvernements européens ayant adopté une approche plus libérale, l’UE est aujourd’hui en retrait en ce qui concerne les capacités dans ce domaine. Le succès observé dans le secteur privé est lié aux incitations économiques associées à l’Open Source, lesquelles jouent un rôle moins important dans le secteur public.»

L’étude, résume le CNLL, préconise que l’Union européenne:

– mène une politique industrielle dédiée à l’open source et l’inclut dans ses principaux cadres politiques, tels que le pacte vert pour l’Europe et la stratégie industrielle européenne, ainsi que dans les politiques relatives aux PME,

– mette en place un réseau européen d’unités administratives dédiées à l’accélération de l’utilisation des logiciels libres et des technologies ouvertes (OSPO ou “Missions logiciels libres”),

– fournisse un financement substantiel aux mécanismes de support, ainsi qu’aux projets open source, par exemple par le biais du programme de R&D Horizon Europe,

– améliore l’inclusion des logiciels libres dans les marchés publics,

– et plus globalement promeuve l’autonomie numérique et la souveraineté technologique via l’Open Source.

Le CNLL espère «que le gouvernement français, qui peut se targuer du leadership de l’administration et du secteur privé français en matière d’adoption et de production des logiciels libres, saura se saisir du sujet à l’occasion de la Présidence française de l’UE au premier semestre 2022 pour apporter son expérience à la construction de l’Union européenne du logiciel libre».

* L’étude  a  examiné  «la  portée,  l’efficacité  et  l’impact  des  politiques  gouvernementales  des secteurs  public  et  privé  relatives  aux  logiciels  libres  dans  un  certain  nombre  d’États membres  de  l’UE  (Bulgarie,  France,  Allemagne,  Italie,  Pologne  et  Espagne)  et  d’autres pays,  en  Europe  (Royaume-Uni),  dans  les  Amériques  (États-Unis  et  Brésil)  et  en  Asie (Chine, Japon, Inde et Corée du Sud)».

Source zdnet.fr

Darktable 3.6 : mise à jour du logiciel de traitement d’image

Lundi 5 juillet 2021

Le week-end dernier, une nouvelle grande mise à jour est sortie pour Darktable, 3.6.0, le logiciel libre de traitement d’image. Voici ce qui change et s’améliore.

C’est quoi Darktable ?

Darktable est un logiciel open source de traitement photographique qui permet de cataloguer ses photographies numériques et d’y appliquer des corrections et effets. Il autorise également le contrôle en temps réel d’appareil photographique numérique (APN) connecté par un câble à un ordinateur.

darktable dispose de deux modes principaux, la table lumineuse et la chambre noire. darktable est livré avec plus de 50 modules de traitement d’images qui couvrent l’ensemble des besoins, depuis les opérations de base.

La sortie de Darktable 3.6

L’application, qui permet de catalogue et d’éditer ses fichiers RAW sous Linux, Windows et macOS X a connu un grand nombre de nouveautés, dont 2.680 commits depuis la version 3.4, 954 pull requests et 290 problèmes résolus. Une copieuse mise à niveau en somme !

C’est la « première des deux versions prévues cette année, et nous prévoyons dorénavant sortir deux nouvelles versions chaque année, autour des solstices d’été et d’hiver », explique-t-on sur cette page francophone.

Mise à jour 3.6 de Darktable : quoi de neuf ?

Darktable 3.6 corrige un grand nombre de défauts et ajoute plusieurs fonctionnalités nouvelles, notamment

le panneau d’accès rapide vient remplacer le module ajustements de base ;
les modules peuvent à présent être rapidement ajoutés ou retirés des groupes de modules par un clic-droit sur les onglets des groupes ;
modules de science de la couleur : spline dans filmique RGB, balance couleur RGB ;
calibration des couleurs : ajout du support pour color checker ;
un module censurer vous permet de flouter et de pixéliser rapidement des parties de l’image ;
nouvel algorithme de dématriçage ;
amélioration du masque basé sur les détails ;
nouveau module aberrations chromatiques.

La liste des changements peut être consultée sur le compte Github du logiciel, mais aussi en français via la communauté francophone darktable.fr.

Télécharger Darktable

L’application est disponible gratuitement sur Windows, macOS X et, bien entendu, Linux. Des paquetages pour Ubuntu, openSUSE, Arch Linux, Fedora, Gentoo, Debian, Solaris et beaucoup d’autres distributions et systèmes sont directement accessibles depuis cette page.

Liens et documentation

Site web officiel
Téléchargement (Linux, Windows, macOS X)
Darktable FR
« Darktable 3.6.0 released »
Présentation de la version 3.6 (en français)

Source toolinux.com

Auto-hébergement : sortie de YunoHost 4.2

Lundi 31 mai 2021

Le logiciel libre YunoHost vous permet de gérer aisément un serveur web pour vos besoins personnels, professionnels ou associatifs. La version 4.2 vient de sortir début mai. Mode d’emploi.

C’est quoi YunoHost ?

YunoHost est un système d’exploitation basé sur Debian. Il permet de faciliter l’administration d’un serveur et démocratiser l’auto-hébergement. C’est un projet de logiciel libre maintenu par des contributeurs bénévoles.

Quoi de neuf dans YunoHost 4.2 ?

La sortie de la version 4.2 de YunoHost s’accompagne de plusieurs nouveautés :

Réécriture de la webadmin en Vue.js, un framework web plus moderne ;
Passage à Python 3 comme langage de programmation interne, ce qui prépare aussi le terrain pour la transition vers la version Bullseye de Debian, attendue cet été ;
Correctifs pour les domaines nohost.me / noho.st et ynh.fr ;
Permissions pour SSH et SFTP ;
Améliorations au niveau des backups du système.

Mettre à jour YunoHost

Vous pouvez mettre à jour YunoHost de deux manières :

Depuis la webadmin, via le menu “Mettre à jour le système” ;
En ligne de commande avec les 2 instructions suivantes

$ sudo yunohost tools update
$ sudo yunohost tools upgrade —system

Tester YunoHost

Vous pouvez tester YunoHost depuis l’interface utilisateur, en utilisant les identifiant/mot de passe « demo ». Une démo est également possible de l’interface d’administration (même mot de passe).

Télécharger et installer YunoHost

Vous pouvez télécharger YunoHost depuis cette page, en fonction du matériel dont vous disposez : VirtualBox, Raspberry Pi, carte ARM, ordinateur standard personnel ou ordinateur distant (« Cloud »).

Ensuite, vous pouvezinstaller les applications dont vous avez besoin, depuis un catalogue varié, allant d’AgenDAV à Drupal en passant par NextCloud, Plume, Noalyss, Collabora, Piwigo, etc.

La documentation peut vous aider à choisir le mode d’hébergement le mieux adapté à vos besoins (à la maison, au bureau, via un VPS).

Source toolinux.com

Dessin vectoriel : les nouveautés d’Inkscape 1.1

Mercredi 26 mai 2021

Le logiciel libre Inkscape n’en finit pas de soigner sa monture pour se mesurer à Adobe Illustrator et séduire les illustrateurs, amateurs comme professionnels. La version 1.1 débarque avec une copieuse liste d’améliorations.

C’est quoi Inkscape ?

Inkscape est un logiciel de dessin vectoriel pour sur Windows, macOS et GNU/Linux. Il est utilisé par des graphistes et concepteurs professionnels, mais aussi par des amateurs.

Que peut-on faire avec Inkscape ?

Inkscape permet de créer des illustrations, des icônes, des logos, des diagrammes, des cartes et des rendus pour le web. L’application utilise le format – standard ouvert du W3C – SVG.

Est-ce un logiciel libre ?

Oui, Inkscape est un logiciel libre et open source sous licence GPL.

Inkscape 1.1 : les nouveautés

Inkscape 1.1 est considéré comme une version majeure, avec de nombreuses nouveautés et fonctionnalités, dont :

Une boîte de dialogue de bienvenue, qui permet de sélectionner l’apparence d’Inkscape et de choisir la taille du nouveau document ou le fichier à ouvrir
Une palette de commandes qui s’ouvre lorsque vous appuyez sur la touche ?
Un système d’ancrage des boîtes de dialogue réécrit
Un nouveau mode d’incrustation des contours
Des options des préférences désormais plus faciles à trouver grâce au nouveau champ de recherche
Une extension pour la mise à jour des extensions et l’installation d’extensions supplémentaires (en bêta)

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les notes de publication complètes d’Inkscape 1.1 (en anglais pour l’instant).

Le site officiel est quasi entièrement traduit en français à cette adresse.

Télécharger Inkscape

Vous pouvez télécharger gratuitement la dernière version d’Inkscape pour Windows, macOS ou encore GNU/Linux depuis cette page. Le code source se trouve ici.

Pour télécharger Inkscape sous Linux, 3 formats sont disponibles prêts à l’emploi : AppImage, Snap et PPA.

Source toolinux.com

Sortie d’Audacity 3.0 : un nouveau format d’enregistrement

Vendredi 19 mars 2021

Ce sont des dizaines de bugs qui ont été éradiqués pour mener à la sortie d’Audacity 3.0 pour Linux, Windows et macOS. Avec un nouveau format d’enregistrement par défaut.

C’est quoi Audacity ?

Audacity est un logiciel d’enregistrement et de montage sonores.

Qui a créé Audacity ?

Audacity a été créé par Dominic Mazzoni de l’Université Carnegie en 2000.

Logiciel libre ?

Oui, Audacity est un logiciel libre, open source et gratuit. Il est distribué sous licence libre (GPL).

Audacity 3 : les nouveautés

160 bugs ont été neutralisés selon la présentation officielle, mais la principale nouveauté de la version 3.0 d’Audacity est l’introduction d’un nouveau format audio d’enregistrement, .aup3, qui succède à .aup. Ce dernier regroupe l’ensemble des « petits’ fichiers d’un projet au sein d’un seul fichier doté d’une basé de données SQlite. La version .aup3 serait moins gourmande en ressources et plus fiable.

On note également une nouvelle version du ‘Noise Gate’ et un tout nouvel outil d’analyse ‘Label Sounds’ (sons et silences).

Toujours en attente par contre : un ravalement de façade, notamment sous Linux et macOS, où l’interface commence clairement à dater et à ne plus correspondre aux standards de l’époque. Cela tombe bien : un sondage a été lancé en ligne pour connaître les attentes des utilisateurs.

Télécharger et installer Audacity

Audacity peut être téléchargé gratuitement via le site officiel pour Linux, Windows et macOS.

Le code source est accessible via cette page.

Le support du MP3 est toujours conditionné à une extension.

Source toolinux.com

OpenDay

Mardi 9 mars 2021

Les vidéos des présentations de l’OpenDay sont désormais disponibles sur
PeerTube sous licence libre Creative Commons BY-SA 4.0.

Encore bravo aux étudiants pour l’organisation de cet événement ! C’est
leur implication qui a rendu possible cette matinée de conférences et la
diffusion des vidéos.

Présentation du logiciel libre, Jean-Christophe Becquet
https://tube.nocturlab.fr/videos/watch/684aa6b8-c0ca-4bcd-8320-89d542e219d4?fbclid=IwAR0TVULkynJyx6il5IFCtfrFD9wj4cdwAih4Zy1dStOFUKKkAnfteta706o

Logiciel libre, entreprises et modèles économiques, Clément Oudot et
Damien Accorsi
https://tube.nocturlab.fr/videos/watch/6e945ea6-e561-40a0-b05c-0d86e3116952?fbclid=IwAR1uK45ysxZ9504Aa8g3wfMW3Hth9jALO2Dsibb8v3Gt2YE5W5oB5LSEGzg

Comment contribuer au logiciel libre ?, Mélanie Nguyen
https://tube.nocturlab.fr/videos/watch/6c99f648-b3b2-489c-bcd4-373b2df26e82?fbclid=IwAR38KWOnZynIWqNqSvSxtfsSiydIJOpBp-Fqyfho1EP_yM82DblJrWhndIc

Favoriser l’auto-hébergement des données personnelles avec un Raspberry,
Marc Hepiegne et Samuel Vermeul
https://tube.nocturlab.fr/videos/watch/270229ac-9570-4bc6-ad54-71e032103f73?fbclid=IwAR17JGmBXSlgiWpw-w5n5zOhbN2b0FYTm9PmTAwFQWXj6mOiGFgxNTMn3vY

Rappel du programme avec les liens vers les supports et les vidéos des
présentations.
https://open-day.netlify.app/#/Planning

Le gouvernement va créer une mission logiciels libres et communs numériques

Mardi 9 février 2021

Jean Castex a annoncé que cette mission, qui fait suite au rapport Bothorel, sera créée au sein de la direction interministérielle du numérique (Dinum).

Lors du 5e comité interministériel de la transformation publique (CITP), vendredi 5 février à Mont-de-Marsan, le gouvernement a mis en avant sa stratégie autour des données publiques. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé de nouvelles ouvertures de bases de données, «à la suite des travaux du député Eric Bothorel». Le rapport qu’avait remis fin décembre le député LREM, «Pour une politique publique de la donnée» soulignait entre autres les insuffisances de l’État en matière de logiciel libre.

« Une première pierre », demandée dans le rapport Bothorel

Or, rapporte le site Acteurs publics, «concernant l’ouverture des codes sources et l’utilisation des logiciels libres par l’administration, le gouvernement a annoncé, lors du CITP, la création prochaine d’une mission “Logiciels libres et communs numériques”. (…)

Une mission verra ainsi le jour au sein de la direction interministérielle du numérique (Dinum), sans que ses modalités organisationnelles ne soient encore arrêtées. Une manière de faire en sorte que la stratégie de l’État en la matière ne soit plus impensée et qu’elle ne dépende pas des volontés individuelles ou de services plus ou moins actifs sur le sujet. Hormis la politique de contribution aux logiciels libres formalisée en 2018, rien n’organise ni ne valorise aujourd’hui la contribution des agents publics, pour certains très investis, à la constitution et à l’amélioration de projets de “communs numériques”.»

Dans son rapport, la mission Bothorel notait:

«S’agissant de l’ouverture des codes et de l’utilisation de logiciels libres, il faut structurer la communauté du secteur public et renforcer l’appui qui lui est apporté. (…) La mission considère que la création d’un Open Source Program Office (OSPO), visible et pérenne, au sein de la DINUM, serait une première pierre pour relever ce défi.»

Etienne Gonnu, responsable affaires publiques à l’April, souligne devant l’annonce qu’il faut que «la « mission logiciel libre » envisagée dispose de moyens humains dédiés, de ressources propres et s’inscrive dans une stratégie globale; de l’utilisation à la contribution.»

Source zdnet.fr

VLC a 20 ans : ce qu’il faut savoir sur VideoLAN

Vendredi 5 février 2021

Saluons cette semaine un anniversaire important : tout comme Wikipedia, VideoLAN fête cette année ses 20 ans. VLC reste l’un des principaux lecteurs multimédia open source dans le monde. Un projet démarré dans un contexte académique, en France, en 2001.

C’est quoi VLC ?

VLC est un lecteur multimédia gratuit et libre, issu du projet VideoLAN. Le logiciel est fait partie de la liste de logiciels libres préconisés par l’État français.

D’où vient VLC media Player ?

VLC (VideoLAN Client) était un projet étudiant de création d’un logiciel permettant la diffusion de vidéos via un réseau informatique. Le projet a été lancé à l’École centrale Paris.

Qui a créé VLC ?

L’auteur principal du projet est Jean-Baptiste Kempf. un informaticien français qui a reçu la médaille de l’ordre national du Mérite pour 12 ans de services dans le monde associatif et le développement informatique. En septembre 2020, il a été nommé directeur de la technologie chez Blade.

Quand a été publiée la première version de VLC ?

VLC a été publié pour la première fois le 1er février 2001 sous licence GNU GPL.

L’association a publié la lettre officielle qui autorisait la publication du projet sous licence libre.

Qu’est devenu VLC ?

20 ans après sa naissance, VLC media player (VLC) est un devenu un lecteur multimédia utilisé par 400 millions de personnes dans le monde. Il est multiplateforme et disponible sous Linux, BSD, macOS, tvOS, iOS, Android TV, Windows et Android. 20 plateformes sont représentées au total. Le logiciel est toujours distribué sous licence GNU GPL.

Ça ressemble à quoi VLC ?

Voici une capture d’écran de VLC sous Linux dans l’environnement GNOME :

Peut-on personnaliser VLC ?

Oui, il existe toute une série de « skins » (apparences) pour personnaliser VLC.

Quelle est la dernière version de VLC ?

À l’heure où nous écrivons, la dernière version officielle stable est VLC 3.0.12 « Vetinari ». Publiée en janvier 2021, elle apporte le support natif des nouvelles puces Apple Silicon.

Source toolinux.com

LibreOffice 7.1 : quoi de neuf dans la nouvelle version de la suite bureautique libre ?

Mercredi 3 février 2021

Ce mercredi, une nouvelle étape importante sera franchie dans le développement de LibreOffice pour Linux, macOS et Windows. La version 7.1 sort ce 3 février 2021 et voici les principales nouveautés.

LibreOffice 7.1 : les nouveautés

La nouvelle version de LibreOffice offre de nouvelles fonctionnalités à peu près partout dans les applications qui constituent la suite bureautique open source. Les performances globales devraient être nettement meilleures après la mise à jour, peut-on lire dans les notes de sortie.

Writer

Les nouveautés du traitement de texte :

Writer gère désormais l’ancrage des formes par rapport au bas du cadre du contenu de la page
L’ancre par défaut pour les images nouvellement ajoutées peut être définie
Writer gère désormais les modèles indépendamment de la « locale »

Calc

Le tableur apporte lui les améliorations générales suivantes :

Ajout d’une option permettant de désactiver le collage avec la touche Entrée
Possibilité de sélectionner des éléments dans la fenêtre de d’Auto-filtre en cliquant sur toutes les lignes de l’élément, pas seulement sur la case à cocher
Correction d’un problème dans la zone de saisie de formule lorsque Calc ne parvient pas à définir la référence de la formule si vous avez activé le gel des lignes/colonnes dans une feuille.

Math

Math gère désormais complètement les couleurs HTML. Certaines d’entre elles ont été ajoutées à l’interface utilisateur dans la section Attributs du panneau Élément.

Filtres Microsoft Office

C’est un objet d’attention constant. La version 7.1 de LibreOffice apporte des améliorations du filtre d’import/export DOCX, XLSX et PPTX, ainsi qu’une gestion des résultats de champs mis en cache dans Writer. On notera
plusieurs améliorations SmartArt lors de l’import d’un PPTX.

Quelle version de LibreOffice choisir ?

Pour les utilisateurs qui préfèrent une version qui a subi plus de tests et de corrections de bogues par rapport aux nouvelles fonctionnalités, The Document Foundation maintient la famille LibreOffice 6.4, qui comprend quelques mois de correctifs rétroportés. La version la plus récente, à l’heure où nous écrivons ces lignes, reste LibreOffice 6.4.7, sortie fin octobre.

Si vous privilégiez les nouvelles fonctionnalités et pouvez excuser quelques bogues, vous pouvez opter pour LibreOffice 7.1.

Télécharger LibreOffice 7

Si vous souhaitez télécharger la suite LibreOffice 7.1, rendez-vous sur le site officiel, à la rubrique Téléchargement. La suite bureautique est disponible pour Windows (32 et 64 bits), Linux (32 et 64 bits) et macOS X (64 bits).

Captures d’écran de LibreOffice 7.1

Lire aussi : « OpenOffice existe toujours et… prépare une nouvelle version »

Source toolinux.com

Darktable 3.4 : impressionnante mise à jour du logiciel de traitement d’image

Jeudi 31 décembre 2020

La grande mise à jour du logiciel libre de traitement d’image est arrivée. La version 3.4 de Darktable est disponible depuis quelques jours. « Entre les dépôts darktable, rawspeed et dtdocs, il y a eu plus de 5.500 commits » cette année, se réjouissent les développeurs.

C’est quoi Darktable ?

Darktable est un logiciel open source de traitement photographique qui permet de cataloguer ses photographies numériques et d’y appliquer des corrections et effets. Il autorise également le contrôle en temps réel d’appareil photographique numérique (APN) connecté par un câble à un ordinateur.

darktable dispose de deux modes principaux, la table lumineuse et la chambre noire. darktable est livré avec plus de 50 modules de traitement d’images qui couvrent l’ensemble des besoins, depuis les opérations de base.

La mise à jour 3.4 de Darktable

L’application, qui permet de catalogue et d’éditer ses fichiers RAW sous Linux, Windows et macOS X propose un grand nombre de nouveautés dans la version 3.4, dont voici un aperçu :

de nombreux algorithmes de traitement d’images gourmands en calcul ont été mis à jour pour être plus rapides et plus évolutifs lorsqu’ils fonctionnent sur le CPU ;
un nouveau module de “calibration des couleurs” absorbe le module de “mixage des canaux” ;
trois nouveaux modes de visualisation ont été ajoutés au module filmique RVB pour aider l’utilisateur à comprendre sa fonctionnalité ;
des améliorations de l’égalisateur de ton ;
fusion et masquage linéaire relatif à la scène ;
script manager”, un script Lua maintenant accessible dans la table lumineuse ;
première version du nouveau manuel d’utilisation, désormais divisé en un projet séparé appelé “dtdocs”, complètement réorganisé et réécrit dans une structure plus facile à maintenir en utilisant Markdown.

Les nouveautés sont largement détaillées en français sur cette page de blog.

Télécharger Darktable

L’application est disponible gratuitement sur Windows, macOS X et, bien entendu, Linux. Des paquetages pour Ubuntu, openSUSE, Arch Linux, Fedora, Gentoo, Debian, Solaris et beaucoup d’autres distributions et systèmes sont directement accessibles depuis cette page.

Liens

Site web officiel
Téléchargement (Linux, Windows, macOS X)
Darktable FR
Présentation de la version 3.4 (en français)

Source toolinux.com