Archive pour la catégorie ‘Logiciel-Libre’

Souveraineté numérique et logiciel libre: un rapport du Sénat invite l’Etat à plus de volontarisme

Jeudi 17 octobre 2019

Le rapport Longuet sur « le devoir de souveraineté numérique » regrette l’absence de doctrine de l’Etat en matière de logiciels libres, et l’incite à « engager rapidement une réflexion au niveau interministériel sur ce sujet ».

Au Sénat, la commission d’enquête sur la souveraineté numérique, constituée en avril, a rendu il y a quelques jours son rapport, intitulé «le devoir de souveraineté numérique». Ce document issu d’un semestre de travaux et d’auditions est riche, traitant des données personnelles, de la protection de la concurrence, des cryptomonnaies etc., et soulignant le rôle de l’Europe et de la régulation face aux GAFAM américains et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). Il prône notamment l’adoption d’une loi triennale « d’orientation et de suivi de la souveraineté numérique ».

Le navire de guerre Mistral en 2012 – Photo: U.S. Navy / Wikimedia Commons (domaine public)

Les membres de la commission, dont le rapporteur est l’ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (LR), se sont entre autres intéressés à la question du logiciel libre (pages 155 et suivantes du tome 1 du rapport).

Lire les codes sources, « une des conditions essentielles de la souveraineté de l’État »

Ils observent:

«Les administrations publiques pourraient également engager une réflexion sur le recours au logiciel libre en vue de s’assurer de maîtriser leurs données et de mieux conduire, potentiellement à moindre coût, les politiques publiques dont elles ont la charge.»

«Quand les administrations utilisent des logiciels achetés à des entreprises privées, elles doivent s’assurer de la sécurité de l’accès à ces informations et de l’impossibilité pour le fournisseur de les recueillir et de les exploiter.»

Le rapport note que l’État ne semble pas avoir, d’après les auditions menées, de «doctrine générale pour intégrer dans ses appels d’offre cette dimension essentielle de la sécurité des données. Pour s’assurer du respect d’un cahier des charges qui intégrerait cette exigence, il lui faudrait se doter de moyens d’analyse des solutions proposées dont la plupart des ministères semblent dépourvus. Plusieurs de nos interlocuteurs ont souligné que la lisibilité totale des codes sources des programmes informatiques pouvait être une des conditions essentielles de la souveraineté de l’État sur ses moyens numériques.»

Deux conceptions opposées

La commission a relevé «deux conceptions opposées du recours au logiciel libre par les administrations».

La Dinsic (direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication) «a ainsi fait part de sa vision particulièrement nuancée, résumée par la phrase suivante: ‘Chaque fois que l’usage est bon, le logiciel libre a sa place.’ Cette conception repose sur le constat de l’inadaptation aux besoins de certaines solutions libres déjà utilisées par l’État, qui a pu conduire les agents à recourir à des solutions propriétaires en ligne, et donc peu sécurisées. Par ailleurs, il a considéré que le coût complet (en prenant en compte les coûts de maintenance) des logiciels libres ‘n’est pas si éloigné de celui des logiciels propriétaires’.» (Note: l’actuel directeur de la Dinsic, nommé en 2018, avait déjà tenu un discours relativement tiède sur le Libre, voir cette interview à NextInpact).

Le PDG de l’Inria, Bruno Sportisse, a de même déclaré que «sur ce sujet, il ne faut pas avoir de dogme dans un sens comme dans l’autre.» Enfin, la ministre des Armées a expliqué: «Nous devons sans cesse ménager l’interopérabilité de nos forces. Nos alliés fonctionnent à partir de codes sources qui proviennent de la même entreprise, ce qui constitue une difficulté et ralentit le développement du recours aux logiciels libres.» (Note: maigre justification du fameux contrat «open bar» avec Microsoft. On constate que l’Italie, qui fait aussi partie de l’Otan, ne semble pas avoir eu de difficulté à passer à LibreOffice – il y a déjà quatre ans).

L’incitation pro-Libre du CNNum

A contrario, les sénateurs ont aussi reçu en auditions La Quadrature du Net et l’April, qui ont bien sûr «plaidé vigoureusement en faveur du logiciel libre, tant pour les administrations que pour les individus, notamment parce que l’utilisateur, qui a accès au code source, peut en comprendre le fonctionnement et le modifier, ce qui est de nature à préserver sa liberté et à nourrir sa confiance dans la solution numérique.

L’association April lutte ainsi pour éviter ou mettre fin aux partenariats conclus par les administrations de l’État avec les géants américains du numérique, comme le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de la Justice ou celui de la Défense. Elle plaide également pour que l’État encourage le logiciel libre, par exemple au moyen d’appels d’offres, ou en soutenant les contributions des agents publics. »

Le rapport Longuet observe aussi que le CNNum, le Conseil national du numérique avait aussi pris position (PDF – en 2017) en faveur du logiciel libre «en recommandant de leur donner la priorité dans la commande publique, pour trois raisons: le logiciel libre permet aux administrations de mieux adapter leurs services publics en développant des solutions qui leurs sont propres tout en étant interopérables, et de mieux les maîtriser, en permettant un audit et la correction en continu des failles de sécurité; enfin, le logiciel libre serait globalement moins cher.»

En 2015 déjà, le rapport «Ambition numérique» du CNNum poussait en ce sens, déclenchant des inquiétudes chez les éditeurs de logiciels propriétaires.

Le confort des agents ne peut pas être le critère ultime

Les sénateurs constatent que «pour répondre à cette exigence [de maîtrise des données], mais aussi afin de réaliser, autant que possible, des économies d’acquisition, de gestion, de maintenance et de formation, plusieurs administrations ont fait le choix de développer leurs propres solutions informatiques, à partir de logiciels dont les codes sources sont publics. C’est, par exemple, le cas de la Gendarmerie qui, depuis 2009, a équipé les 80.000 postes informatiques de ses services de solutions informatiques libres qui lui ont permis de regagner son indépendance et sa souveraineté vis-à-vis des éditeurs privés. Il serait très utile de réaliser rapidement le bilan de cette expérience unique et d’évaluer les possibilités de son extension à d’autres ministères.»

(au passage, ce bilan a plusieurs fois été fait et toujours été positif…)

En conclusion de leur partie sur le Libre, les rapporteurs jugent:

«Il est urgent d’engager rapidement une réflexion au niveau interministériel sur ce sujet. L’idée, présentée devant notre commission, selon laquelle le choix d’acquisition de logiciels par les ministères serait, in fine, dicté par le confort d’utilisation des agents n’est pas recevable.»

La commission – composée de sénateurs de différents partis et présidée par un socialiste – était d’initiative Les Républicains. La majorité LREM ignorera-t-elle ce rapport pour cela, ou peut-on espérer que ces utiles travaux ne finissent pas dans un tiroir?

Source zdnet.fr

Un titre qui en dit long

Lundi 7 octobre 2019

La liberté du Libre

Ah la Liberté quel grand mot, quel mot fort…… attendez je ne vais pas ici faire quelque développement philosophique, sur le sujet en général mais en tant que nouveau pratiquant des Logiciels Libres.
Rassasié de cette « liberté encadrée ,et faussement amicale » des Microsoft et autres GAFA, je me suis me suis engagé il n’y a pas si longtemps dans cette association des Utilisateurs des Logiciels libres.
Et j’ai navigué un peu en zig zag cherchant souvent la bonne route…..
-et j’ai subi des vents contraires qui m’ont conduit dans de telles impasses que j’ai dû quelques fois repartir de zéro. (= 2 ordi plantés)
-et j’ai collectionné nombre de distributions, ballotté par les houles des influences croisées.
-aux moments de déprime j’ai même failli revenir à ma maison de retraite des 7 fenêtres
-Et enfin je suis venu, malgré tout, auprès du costaud Ubuntu et de la fine et déliée Mint et je peux faire encore plus, encore mieux, que chez les 7 fenêtres.
Pour autant 4002 distributions me paraissaient une perte d’énergie décourageante.
Cependant, je ne veux pas tomber dans la culture de l’efficience qui fait fondre les petits inventifs autonomes dans une soupe épaisse qui a la prétention d’être la meilleure. Je me réjouis donc de cette dynamique de la Liberté. Les principes sont posés à chacun d’en tirer le meilleur en pleine autonomie
Avant on me laissait le choix du fond d’écran et autres décors, mais maintenant nous profitons, et des distributions, et d’un grand nombre d’applications. Ce n’est pas rien.
Ainsi être libre c’est exercer des choix ouverts et éclairés, et la floraison de nombreuses distributions, n’est qu’une des conséquences de la liberté de chaque libriste.
Ici 400 Veut simplement dire beaucoup
Georges C.
Source https://ullm13.blogspot.com/

Framasoft va fermer une partie de ses services de « Dégooglisons Internet »

Mardi 1 octobre 2019

« Amap du numérique » et pas ersatz de géant du Web, Framasoft annonce la fermeture à venir d’une partie de ses services alternatifs aux GAFAM. Et escompte la reprise de plusieurs, ses logiciels étant libres.

C’est une page de l’histoire du numérique qui se tourne en douceur: Framasoft a annoncé cette semaine, dans un long billet ironiquement titré « Déframasoftisons Internet! », la fermeture à venir de plusieurs de ses services. Cinq ans après le lancement des premiers, l’association en est arrivée à 38 services, « une trop grande diversité et complexité de logiciels à aborder (pour vous) ainsi qu’à maintenir et promouvoir (pour nous) ».

Framasoft revendique sa volonté de rester une association à taille humaine (9 salariés, une trentaine de membres, des actions « auxquelles contribuent 700 à 800 bénévoles »), « une espèce d’Amap du numérique ».

La ribambelle de services créés par Framasoft depuis 2014

Les auteurs du billet le reconnaissent, l’expérimentation (annoncée comme telle en 2014) qui devait s’achever fin 2017 n’avait pas été conçue pour succès qu’elle a rencontré. Pas question pour autant de fermer dans quelques jours ou semaines, les fermetures vont s’étaler sur au moins deux années, les premières fermetures n’intervenant pas avant 2021, et pour certains services 2022.

Susciter des reprises

L’association souligne:

« Vous noterez au passage que nous prenons le soin de faire ce que les géants du web n’ont jamais fait : annoncer longtemps à l’avance un plan de fermetures et travailler pour vous accompagner encore plus loin dans votre dégooglisation. »

Ses 38 services, cela représente « 35 logiciels différents (chacun avec son rythme de mise à jour, ses communautés qui s’activent ou s’épuisent, etc.), écrits dans 11 langages (et 5 types de bases de données), répartis sur 83 serveurs et machines virtuelles, qu’il faut surveiller, mettre à jour, régler, sauvegarder, déboguer, promouvoir, intégrer à notre support… »

Certains de ces services ne marchent plus, d’autres ont tendance si on ne les arrête pas à « croître de manière illimitée, ce qui n’est pas tenable (Framasite, Framabag, Framabin, etc.). Il y a des services qui demandent beaucoup, beaucoup d’efforts si on veut éviter les utilisations frauduleuses, quand on est aussi visible que Framasoft (Framalink, Framapic).

Ne parlons pas du cas des médias sociaux fédérés (Framapiaf, Framasphere), qui demandent un lourd travail de modération et fonctionneraient de façon bien plus fluide si nous n’avions pas accueilli autant d’inscriptions. »

L’association met en avant cet énorme avantage du logiciel libre sur le logiciel propriétaire: alors que quand un géant, tel que Google, tue un de ses projets, le code est généralement privé et empêche donc toute reprise par d’autres, « le logiciel libre, au contraire, permet à d’autres de prendre le relais ».

Dix services maintenus

Framasoft relève que « c’est d’ailleurs dans cette optique de décentralisation que nous avons travaillé sur des outils facilitant l’auto-hébergement (tel que Yunohost), ainsi qu’avec le collectif d’hébergeurs alternatifs qu’est CHATONS. »

Cette annonce faite longtemps à l’avance vise ainsi à susciter des vocations et des offres de reprise ou de création de nouveaux services.

Enfin, Framasoft ne va pas fermer tous ses services: huit sont maintenus, promet l’association: Framadate (rendez-vous, sondages), Framapad (éditeur de texte collaboratif), Framindmap, Framagenda, Framadrive (ce dernier a atteint la taille limite de 5.000 comptes et n’en bougera pas), Framavox (prise de décision collaborative), Framacarte et Framatalk (visioconférence). Deux autres, Framagames et Framinetest (jeu « bac à sable »), seront juste « déplacés ».

L’association veut ainsi pouvoir se concentrer sur quelques points clés – des annonces sont à venir – et des projets comme PeerTube qu’elle soutient.

Source zdnet.fr

Inkscape 1.0 : c’est (vraiment) pour bientôt

Mercredi 25 septembre 2019

15 ans après sa création, Inkscape va franchir un cap : ce clone open source d’Illustrator et CorelDraw passera bientôt en version finale 1.0. La phase bêta est enclenchée.

C’est l’un des logiciels libres préconisés par l’État français dans le cadre de la modernisation de ses systèmes d’informations : Inkscape est une application de dessin vectoriel sous licence GNU GPL.

Elle gère des fichiers conformes avec les standards XML, SVG et CSS du W3C. Multiplateforme, Inkscape est proposé sur Linux, Windows, macOS X et FreeBSD. Sur Mac, l’application s’exécute nativement sans devoir passer par XQuartz.

L’application peut être utilisée pour créer et manipuler des objets (dessins, formes). La future version 1.0 introduit une interface utilisateur peaufinée, le support des thèmes et, surtout, des écrans 4K/HiDPI. En outre, Inkscape offre de nouvelles options pour l’exportation au format PNG, les fontes variables et la possibilité d’effectuer des rotations et un effet miroir. Entre la version 0.92.4 et celle-ci, plus de 100 nouveautés et corrections (dont certaines majeures) sont intervenues.

Version 1.0 fin d’année ?

Le projet avance désormais rapidement, après 2 versions alpha en janvier et en juin. Depuis quelques jours, la phase bêta est amorcée. C’est l’une des dernières étapes cruciales avant la sortie de la version 1, 15 ans après la création du projet open source.

Aucune date n’est fixée pour la véritable version 1.0, mais on s’attend à ce que le miracle intervienne d’ici… la fin de l’année 2019.

Source toolinux.com

« La bataille du Libre » : comment contribuer à la version internationale

Jeudi 22 août 2019

L’association Ploss-RA a lancé un campagne de financement participatif destinée à financer la version internationale du documentaire « La bataille du Libre » de Philippe Borrel « Hacking For The Commons ».

La bataille du Libre : présentation

« La bataille du Libre » (87mn) est un documentaire de Philippe Borrel. Nous vous en parlions déjà ici. Ce film a été produit par temps noir : « Que ce soit dans le domaine médical, boursier, industriel, éducatif, ou même agricole, il n’existe presque plus de secteurs d’activité ayant échappé à l’emprise du code informatique. Nous en dépendons dans tout secteur de l’activité humaine dans lequel le savoir est clef. Et nous perdons au passage toujours plus de notre autonomie puisque la plupart des logiciels auxquels nous recourons sans le savoir sont dit « propriétaires » : leur code source protégé par des brevets qui appartiennent à de grandes firmes qui en tirent une rente de plus en pus démesurée. Or le logiciel libre – lui – peut être utilisé, copié, partagé et même amélioré librement par tous. Les résistants du « Libre » y voient donc un enjeu philosophique et politique, autant qu’un choix de société, alors que les pratiques contributives et émancipatrices du « Libre » commencent à essaimer bien au delà de l’informatique pour l’intérêt général et le Commun. »

Source toolinux.com

Le CERN délaisse Microsoft pour le logiciel libre

Vendredi 21 juin 2019

Le CERN, l’un des principaux organismes de recherche scientifique au monde, a délaissé les programmes Microsoft pour utiliser des logiciels open source plus abordable.

Nous utilisons tous des logiciels open source tous les jours. Quoi? Pas vous? Avez-vous utilisé Google, regardé une émission de Netflix ou aimé la publication Facebook d’un ami? Félicitations, vous êtes un utilisateur d’open source.

Mais, il est vrai que la plupart d’entre nous n’utilisent pas tous les jours les logiciels open source destiné aux utilisateurs finaux. Même les membres du personnel du CERN, l’un des plus grands instituts de recherche au monde, ne le font pas – et ils utilisent pourtant l’open source pour faire fonctionner le Large Hadron Collider (LHC), le plus grand accélérateur de particules du monde. Mais sur leurs bureaux, ils utilisent des programmes basés sur Microsoft, comme de nombreux utilisateurs du monde entier. C’est néanmoins en train de changer.

Il y a un an, le CERN a lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Tout est dans le nom. Le CERN veut s’éloigner des programmes Microsoft pour une raison très prosaïque: économiser de l’argent.

It’s just business

Iban Eguia, un ingénieur en logiciel du CERN, a tweeté: « Au @CERN, nous nous éloignons des produits @Microsoft en raison de l’augmentation des frais de licence de notre laboratoire de recherche. Nous allons essayer autant que possible d’utiliser des logiciels en source ouverte.  »

At @CERN, we are moving away from @Microsoft products due to their license fee increases for our research laboratory.

We will try to use Open Source software as much as possible https://t.co/s1LqxDuRmJ

/cc @phoronix

— Iban Eguia (@Razican) June 12, 2019

Emmanuel Ormancey, analyste de système au CERN, a expliqué que les licences logicielles commerciales, avec leur structure de tarification par utilisateur, étaient inabordables pour le CERN. Pendant des décennies, le CERN a pu se payer des programmes Microsoft parce qu’il payait le tarif « établissement universitaire ». Toutes les bonnes choses ont une fin. Récemment, Microsoft a révoqué le statut académique du CERN et celui-ci a remplacé l’ancien contrat par un contrat basé sur un numéro d’utilisateur. Cela a eu pour effet « d’augmenter de plus de 10 fois le coût des licences. Bien que le CERN ait négocié un profil de montée en puissance sur une période de 10 ans afin de donner le temps nécessaire pour s’adapter, ces coûts ne sont pas supportables ».

Le CERN a donc lancé le projet Microsoft Alternatives (MAlt). Son objectif initial est « d’envisager la migration des logiciels commerciaux (Microsoft et autres) vers des solutions en source ouverte, de manière à minimiser l’exposition du CERN aux risques liés à des conditions commerciales non durables ».

Le CERN est loin d’être le seul organisme à souffrir des licences par utilisateur. Ormancey a affirmé que le CERN était à l’initiative en matière de migration vers l’open source.

Les principes d’engagement du projet sont les suivants:

Fournir le même service à toutes les catégories de personnel du CERN     Éviter le blocage des fournisseurs pour réduire les risques et la dépendance     Garder la main sur les données     Traiter les cas d’utilisation courants

Le CERN passe maintenant de la planification à la migration. Ormancey a déclaré: « Le premier changement majeur à venir est un service de mail pilote pour le service informatique et les volontaires cet été, suivi du début de la migration à l’échelle du CERN. Parallèlement, certains clients de Skype for Business et certains téléphones analogiques migreront vers une solution de téléphone logiciel. »

La migration des logiciels des utilisateurs finaux n’est pas une tâche facile. Heureusement, le CERN dispose déjà de compétences internes en matière de Linux et d’open source.

Le CERN est un partisan de longue date du cloud OpenStack Infrastructure-as-a-Server (IaaS). Jusqu’à récemment, le CERN, avec son organisation partenaire Fermilab, disposait de sa propre distribution Linux: Scientific Linux. Les groupes ont récemment cessé de développer Scientific Linux, qui était un clone de Red Hat Enterprise Linux (RHEL). Ils l’ont fait depuis que CentOS – un Linux polyvalent basé sur des sources RHEL – a rendu Scientific Linux complètement redondant.

Le CERN sait que créer un logiciel pour l’utilisateur final ne sera pas facile. « Bien que le projet Microsoft Alternatives soit ambitieux, le CERN offre également une occasion unique de démontrer qu’il est possible de créer des services de base sans passer par le fournisseur ni les données, et que la prochaine génération de services peut être adaptée aux besoins de la communauté », a conclu M. Ormancey.

Les autres organisations et sociétés qui ne souhaitent pas être liées à des modèles commerciaux propriétaires seraient bien avisées de garder un œil sur MAlt.

Source : CERN leaves Microsoft programs behind for open-source software

Logiciel libre, la technologie au service des villes et des citoyens

Vendredi 7 juin 2019

« Face à l’expansion des Gafam, le logiciel libre est une approche essentielle pour repenser la technologie au bénéfice des citoyens », déclarent plusieurs ténors du libre dans une tribune publiée par Libération cette semaine.

On doit cette tribune à Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la maire de Paris, Jean-Christophe Becquet, président de l’association April, François Elie, président de l’association Adullact, Jacob Green, fondateur de MossLabs.io, Jean-Baptiste Kempf, Président de VideoLAN et Cédric Thomas, Directeur Général du consortium OW2.

Extraits de la Tribune

« Cambridge Analytica, mise à mal de la neutralité du net, utilisation des données personnelles par les entreprises… les dernières années ont été marquées par un climat de méfiance généralisé de la part des citoyens face à des monopoles dont l’extension exponentielle semble hors de contrôle. Grâce au logiciel libre, les villes ne sont plus otages : elles possèdent les moyens de reprendre la main sur leurs services numériques, sans être obligées de passer par des opérateurs privés, qui contrôlent les données et sont susceptibles d’augmenter leurs prix en fonction de l’évolution du marché. Elles peuvent aussi plus facilement confier ces missions à des entrepreneurs locaux. »

« Face à l’expansion exponentielle des Gafam, à la faiblesse des entreprises européennes sur les grands services numériques et à des législations étatiques peu protectrices, le logiciel libre est une approche essentielle pour repenser la technologie au bénéfice des citoyens et au service du contrôle démocratique qu’ils doivent exercer. »

Lire la Tribune « Logiciel libre : il faut mettre la technologie au service des villes et des citoyens » sur le site de Libération.

Source toolinux.com

Mobilizon : l’arme libre contre les événements de Facebook est en campagne

Vendredi 24 mai 2019

L’association Framasoft lance une collecte pour le logiciel Mobilizon. 50 mille euros sont recherchés, mais plus de 50% de l’objectif a déjà été récolté. Chacun peut participer.

C’est quoi, Mobilizon ?

Dans le cadre de sa campagne Contributopia, l’association Framasoft avait annoncé qu’elle lancerait un nouveau service qui permettrait à des communautés de créer des espaces de publication d’événements, afin de mieux s’émanciper des géants du web.

En effet, lorsque l’on organise des regroupements avec les outils Facebook ou via des plateformes à la Meetup, on « abandonne à ces plateformes dévoreuses de données toutes les informations des membres du groupe », déclare Framasoft.

Une alternative libre et fédérée à Meetup et Facebook Évènements

Mobilizon se présente comme un logiciel libre éthique, « respectueux des libertés fondamentales des personnes désireuses de se rassembler ».
Les membres de l’association ont passé ces derniers mois à analyser les outils déjà existants afin d’en comprendre les différentes fonctionnalités et à d’interroger sur « comment nous pourrions les déployer en respectant les utilisateurs ».

Le logiciel fédéré doit permettre aux différentes communautés d’installer leur propre instance (site web de publication d’événements). Les instances Mobilizon auront la possibilité technique de se connecter les unes avec les autres et ainsi de favoriser les interactions entre les communautés et leurs utilisateur⋅ices.

Le protocole de fédération ActivityPub permettant l’interaction entre logiciels utilisant ce même protocole, Mobilizon pourra ainsi être en lien avec Mastodon (alternative à Twitter), PeerTube (alternative à YouTube) et bien d’autres outils similaires.

Le site web

Source toolinux.com

M.I.M Mutualisation Inter-Ministérielle Logiciels Libres.

Mardi 14 mai 2019
 MIMO                                             MIMPROD                                   MIMDEV
Outils pour poste de travail                   Outils de production                   Outils de développement
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Site des groupes de travail sur les logiciels libres dans les administrations.

Pour dégager le maximum d’efficacité aussi bien économique qu’en terme de qualité,  il convient d’utiliser le logiciel libre de manière concertée et coordonnée. Un cadre de convergence des logiciels à privilégier dans le développement des systèmes d’information de l’Etat est proposé.  Cet ensemble des logiciels libres préconisés se nomme  Socle Interministériel de Logiciels Libres (SILL)

Trois groupes de travail composés de représentants de différents ministères élaborent chaque année le SILL qui s’articule autours de trois thématiques : Poste de Travail, Outils Serveurs (Production), Outils de Développement.

Le SILL propose des logiciels libres répondant aux besoins des administrations françaises.  Chaque logiciel du SILL est suivi par un ministère référent.

Le SILL est mis à disposition de tous sans garantie de l’État. Il peut être utilisé librement et gratuitement, à titre public, professionnel ou privé.  Il peut être copié et diffusé sans restriction

 

Télécharger le SILL 2019 (document PDF)

 

Un documentaire sur le logiciel libre à ne pas manquer sur ARTE

Jeudi 9 mai 2019

Cette semaine, ARTE diffusait un passionnant documentaire de Philippe Borrel intitulé « Internet ou la révolution du partage ». Au coeur du propos, la révolution du logiciel libre.

Dans l’univers numérique, deux logiques s’affrontent au cœur de la technologie, depuis que les principes émancipateurs du logiciel libre sont venus s’attaquer dans les années 1980 à ceux du droit de la propriété intellectuelle.

Il semblait impossible il y a vingt ans que des acteurs non industriels ou non étatiques puissent parvenir à produire collectivement un système d’exploitation informatique ou une encyclopédie. Pourtant, il existe aujourd’hui de nombreux objets, machines ou concepts, reproductibles et modifiables, à partager entre tous ceux qui le souhaitent grâce à la libre diffusion de leurs plans.

Les principes juridiques fondateurs du logiciel libre servent aujourd’hui d’exemple

Ces pratiques collectives et contributives essaiment dans bien d’autres domaines : semences, médicaments, connaissances… Au travers d’un fascinant voyage en Inde, aux États-Unis et en Europe, ce documentaire part à la rencontre des figures anonymes et des personnages publics qui militent pour mettre la technologie au service du bien commun plutôt qu’au seul bénéfice d’une minorité.

En mettant l’accent sur la liberté, la coopération et le partage, de nombreux défis qui semblent encore impossibles à atteindre aujourd’hui – climatique, énergétique ou sociaux – pourraient être relevés demain par l’ensemble de l’humanité grâce aux modèles expérimentés par les activistes du « Libre ».

Pour voir ou revoir le documentaire, rendez-vous sur ARTE TV. Durée : 56 minutes.

Source toolinux.com