Archive pour la catégorie ‘Logiciel-Libre’

Une seule conférence pour openSUSE et LibreOffice en octobre 2020

Samedi 22 février 2020

Cette année, LibreOffice et openSUSE font cause commune autour de leurs conférences annuelles du 13 au 16 octobre à Nuremberg. Des orateurs sont recherchés.

Les projets openSUSE and LibreOffice combineront à Nuremberg, en Allemagne, leurs conférences annuelles. L’occasion de célébrer les 10 ans d’openSUSE et 15 ans de LibreOffice.

L’événement aura lieu du 13 au 16 octobre prochains au Z-Bau à Nuremberg. Pour l’heure, le programme n’est pas encore finalisé et les organisateurs recherchent des orateurs et conférenciers.

Thématiques de 2020

Les sujets doivent tourner autour des thématiques suivantes :

Développement, API, extension, technologies futures
Assurance qualité
Localisation, documentation et projets linguistiques
Convivialité, design et accessibilité de LibreOffice
Format Open Document, Document Liberation et interopérabilité
Soutenir, faire la promotion et le marketing de LibreOffice

Idéalement, les textes doivent être placés sous la licence Crative Commons suivante : « Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 License ».

Comment envoyer sa proposition

Les propositions doivent être soumises au plus tard le 30 juin prochain via le site web officiel.

Source toolinux.com

Atelier Les Logiciels Libres

Dimanche 2 février 2020

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à un atelier les Logiciels Libres samedi 22 février 2020 à partir de 14 h00 dans la salle de Foyer du peuple 50 rue Brandis 13005 Marseille.

Yves Specht (de l’association CercLL) vous propose de découvrir le logiciel libre.

Cet atelier est destiné à tous public.

L’inscription est obligatoire : 10 euros la séance.


 

Ce qu’il faut savoir sur LibreOffice 6.4:nouveautés, disponibilité

Samedi 1 février 2020

La Document Foundation a annoncé la disponibilité officielle de LibreOffice 6.4, nouvelle version (qualifiée de majeure) de la suite bureautique open source. Avec des performances améliorées, notamment dans l’ouverture et l’enregistrement (feuilles de calcul et présentations). Tour d’horizon.

LibreOffice 6.4 est la première nouvelle version disponible en 2020. Au cours de l’année, la communauté célébrera le 10e anniversaire de la suite bureautique gratuite, lors de plusieurs événements de logiciels libres et open source (FOSS) en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique.

Les nouvelles fonctionnalités de LibreOffice 6.4 ont été développées par une large communauté de contributeurs de code : 75% des commits proviennent de développeurs employés par des sociétés siégeant au conseil consultatif comme Collabora, Red Hat et CIB, ainsi que d’autres organisations, et 25% proviennent de particuliers bénévoles.

Les nouveautés

Formats : ODF et propriétaires

LibreOffice offre, selon la Fondation, la « plus grande compatibilité dans le domaine des suites bureautiques », avec la prise en charge native du format Open Document Format (ODF) – sécurisé – et la prise en charge presque complète des fichiers DOCX, XLSX et PPTX de Microsoft.

LibreOffice inclut des filtres pour de nombreux formats de documents hérités, ce qui en ferait également l’un des « meilleurs outils d’interopérabilité du marché ». Il faut signaler que LibreOffice sert de base à des suites comme OnlyOffice ou Collabora Online, qui en bénéficient également.

Nouveautés générales

Des icônes d’application ont été ajoutées aux vignettes de documents à l’intérieur du Centre de démarrage, ce qui facilite la reconnaissance des différents types de documents.
Un générateur de code QR a été ajouté à la suite, ce qui facilite l’ajout de codes QR – qui peuvent être lus par des appareils mobiles – aux documents.
Les menus contextuels des hyperliens ont été unifiés dans toute la suite et proposent désormais les entrées de menu suivantes : Ouvrir l’hyperlien, Modifier l’hyperlien, Copier l’emplacement de l’hyperlien et Supprimer l’hyperlien.
La nouvelle fonctionnalité de rédaction automatique permet de masquer les données classifiées ou sensibles dans un document en fonction du texte ou d’expressions régulières correspondantes.
Le système d’aide fournit des résultats de recherche plus rapides et plus précis, tandis que de nombreuses pages d’aide ont des captures d’écran localisées pour une meilleure expérience utilisateur.

Nouveautés de Writer, Calc et Impress & Draw

Un panneau Tableau a été ajouté à la barre latérale.
Les commentaires peuvent désormais être marqués comme résolus. De plus, il est désormais possible d’ajouter des commentaires aux images et aux graphiques dans des documents texte.
Couper, copier et coller des tableaux a été amélioré, avec une nouvelle option de menu Collage spécial « Coller comme tableau imbriqué« .
Dans Calc, les feuilles de calcul peuvent être exportées dans une seule page PDF, pour obtenir un aperçu de tout le contenu sans qu’il soit réparti sur plusieurs pages.
Pour Impress & Draw, dans le menu Forme, une nouvelle option appelée Consolider le texte combine plusieurs zones de texte sélectionnées en une seule. Ceci est utile si vous importez un PDF et que le contenu du texte est divisé en plusieurs zones.

Nouveautés de LibreOffice Online (6.4)

Dans Writer, les propriétés du tableau peuvent être facilement modifiées à partir de la barre latérale et la table des matières du document peut être entièrement gérée par les utilisateurs.
Dans Calc, l’assistant de fonction propose désormais des fonctionnalités complètes et un large éventail d’options pour les graphiques sélectionnés a été ajouté à la barre latérale de la feuille de calcul.

LibreOffice 6.4 : nouveautés en vidéo

Une vidéo résumant les principales nouvelles fonctionnalités de LibreOffice 6.4 est disponible sur YouTube.

 https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=-4boEj8S2JQ&feature=emb_logo

LibreOffice 6.4 en entreprise

Pour les déploiements de LibreOffice en entreprise, la Fondation recommande fortement de « se procurer LibreOffice auprès de l’un des partenaires de l’écosystème pour obtenir des versions prises en charge à long terme, une assistance dédiée, de nouvelles fonctionnalités personnalisées et d’autres avantages, y compris les accords de niveau de service (SLA). »

Pour les migrations à partir de suites bureautiques propriétaires et la formation, le support professionnel doit provenir de professionnels certifiés qui fournissent des services à valeur ajoutée qui étendent la portée de la communauté au monde de l’entreprise et offrent aux DSI et aux responsables informatiques une solution en ligne avec les offres propriétaires.

Le travail effectué par les partenaires de l’écosystème revient dans le projet LibreOffice, bénéficiant ainsi à tous.

Disponibilité de LibreOffice 6.4 : téléchargement

LibreOffice 6.4 est immédiatement disponible à partir du lien suivant. Les exigences minimales pour les systèmes d’exploitationsont Microsoft Windows 7 SP1 et Apple macOS 10.10.

Pour LibreOffice 6.4 sous Linux, deux formats sont disponibles : RPM et DEB, aux côtés du code source, via cette page. Les versions du dernier code source de LibreOffice Online sont disponibles sous forme d’images Docker.

LibreOffice 6.4 est construit avec des bibliothèques de conversion de documents du Document Liberation Project.

Source toolinux.com

Tutanota : des applications de bureau plus légères et un nouveau look

Vendredi 10 janvier 2020

Le nuage sécurisé allemand Tutanota peaufine ses applications de bureau. Une nouvelle interface est disponible, y compris sous Linux. Présentation.

De nombreuses améliorations ont été ajoutées avec cette version 3.66.2 de Tutanota Desktop, sortie il y a quelques jours : GUI, règles anti-spam et compteur de mails.

Les nouveautés de l’interface

Le service de courriel et de calendrier sécurisés ajoute quelques raffinements visibles, notamment au niveau de la facilité de navigation. C’est le cas des symboles Réglages et Déconnexion, qui passent dans le coin inférieur gauche. Quant au stylo de composition d’un courriel, il est désormais remplacé par un bouton.

Lors de l’utilisation du client de bureau (disponible sous Windows, Linux et macOS X), le client enregistre maintenant la valeur de zoom et le restaure au démarrage de l’application. Autre amélioration notable et bienvenue : la gestion des délais de notification dans les clients de bureau.

Les applications (Linux, Windows, macOS X, Android, iOS, web) se trouvent sur cette page.

Cliquez ici pour la version Linux de Tutanota

Règles anti-spam améliorées

Dans Tutanota, vous avez la possibilité de mettre en liste blanche ou en liste noire les adresses e-mail de votre boîte aux lettres. Les développeurs ont maintenant amélioré ces règles afin que vous puissiez :

Définir les règles anti-spam pour les destinataires To, Cc et Bcc
Autoriser les règles anti-spam pour les domaines de premier niveau
Autoriser le symbole * pour blacklister ou whitelist tous les courriels

Compteur de courriels fixe

Avec cette nouvelle version, les développeurs ont également corrigé un bug où les compteurs d’emails de certains utilisateurs ne s’effaçaient pas, même si tous les emails étaient lus ou supprimés. Le compteur de messages non lus affiche maintenant le nombre correct de messages non lus.

Nouvelle option : tous les membres de l’équipe d’un calendrier partagé peuvent changer le nom de ce calendrier dans leur propre boîte aux lettres.

Les notes de publication complètes se trouvent sur Github.

Source toolinux.com

Une extension LibreOffice en open source pour Factur-X

Mardi 7 janvier 2020

Akretion lance la première extension LibreOffice capable de générer des factures Factur-X. Une solution idéale pour générer des factures dans un tableur au format Factur-X, donc compatibles Chorus Pro.

Depuis le 1er janvier 2020, toutes les entreprises qui facturent le secteur public en France doivent déposer des factures électroniques sur la plateforme Chorus Pro. L’un des formats proposés est Factur-X .

Pas simple pour les artisans et les PME, qui devaient s’équiper d’un logiciel de gestion supportant cette norme. Pour les factures réalisées dans un tableur, il n’existait jusqu’ici aucune solution viable. Grâce au travail d’Akretion, il est désormais possible de rédiger une facture répondant aux normes légales, dans le format Factur-X.

Pour cela, il suffit d’utiliser une extension LibreOffice opensource.

Comment ça marche ?

Le développeur, Alexis de Lattre, explique : « La génération d’une facture PDF au format Factur-X dans LibreOffice Calc nécessite l’utilisation d’une macro développée en Python. La macro est fournie sous forme d’une extension LibreOffice dénommée « Générateur de factures Factur-X » (fichier factur-x_macro.oxt). Les factures générées sont des factures PDF Factur-X (profil « Minimum ») compatibles avec Chorus Pro. Cette macro permet non seulement de générer des factures, mais aussi des avoirs. Elle est diffusée sous une licence libre (licence GPL) ; vous pouvez donc l’utiliser sans restriction.é

L’extension a été testée sous Linux, mais aussi sous macOS X et Windows. Le fonctionnement est garanti en mode hors connexion.

Liens et téléchargement

Présentation et installation
Le projet sur Github
Téléchargement de l’extension LibreOffice factur-x_macro.oxt

Source toolinux.com

Allemagne : la CDU veut donner la priorité au logiciel libre

Vendredi 6 décembre 2019

Le logiciel libre est une arme anti-GAFAM et un outil permettant de stimuler la concurrence en Allemagne. Le parti CDU tient à en faire une priorité stratégique et politique. Satisfecit de la FSFE.

Lors de sa dernière convention, qui se tenait à Leipzig fin novembre, la CDU (démocrates chrétiens) a annoncé sa volonté de rendre accessible au public tout développement de logiciel réalisé avec des fonds publics. Traduction : des API à la fois ouvertes et libres pour faciliter le développement tiers.

L’idée de la formation politique d’Angela Merkel est de donner la priorité aux logiciels libres et aux standards ouverts dans le processus de numérisation de l’État allemand. L’attribution des contrats et des financements publics devrait être, selon la CDU, soumise à l’acceptation et au respect des principes du logiciel libre et des normes ouvertes.

L’idée défendue est celle d’une stimulation saine de la concurrence entre les éditeurs d’applications pour défier les principaux acteurs du domaine, allusion à peine voilée aux GAFAM contre lesquels l’Allemagne mène un lent combat de résistance. Il passe par exemple par l’adoption de solutions de cloud souveraines pour les différents niveaux de pouvoirs. Des solutions basées, notamment, sur le nuage Nextcloud.

Dans un communiqué, la FSF Europe salue cette volonté politique affichée et la soutient, rappelant par ailleurs l’existence de sa campagne « Public Money, Public Code » (argent public, code public).

Source toolinux.com

Souveraineté numérique et logiciel libre: un rapport du Sénat invite l’Etat à plus de volontarisme

Jeudi 17 octobre 2019

Le rapport Longuet sur « le devoir de souveraineté numérique » regrette l’absence de doctrine de l’Etat en matière de logiciels libres, et l’incite à « engager rapidement une réflexion au niveau interministériel sur ce sujet ».

Au Sénat, la commission d’enquête sur la souveraineté numérique, constituée en avril, a rendu il y a quelques jours son rapport, intitulé «le devoir de souveraineté numérique». Ce document issu d’un semestre de travaux et d’auditions est riche, traitant des données personnelles, de la protection de la concurrence, des cryptomonnaies etc., et soulignant le rôle de l’Europe et de la régulation face aux GAFAM américains et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). Il prône notamment l’adoption d’une loi triennale « d’orientation et de suivi de la souveraineté numérique ».

Le navire de guerre Mistral en 2012 – Photo: U.S. Navy / Wikimedia Commons (domaine public)

Les membres de la commission, dont le rapporteur est l’ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (LR), se sont entre autres intéressés à la question du logiciel libre (pages 155 et suivantes du tome 1 du rapport).

Lire les codes sources, « une des conditions essentielles de la souveraineté de l’État »

Ils observent:

«Les administrations publiques pourraient également engager une réflexion sur le recours au logiciel libre en vue de s’assurer de maîtriser leurs données et de mieux conduire, potentiellement à moindre coût, les politiques publiques dont elles ont la charge.»

«Quand les administrations utilisent des logiciels achetés à des entreprises privées, elles doivent s’assurer de la sécurité de l’accès à ces informations et de l’impossibilité pour le fournisseur de les recueillir et de les exploiter.»

Le rapport note que l’État ne semble pas avoir, d’après les auditions menées, de «doctrine générale pour intégrer dans ses appels d’offre cette dimension essentielle de la sécurité des données. Pour s’assurer du respect d’un cahier des charges qui intégrerait cette exigence, il lui faudrait se doter de moyens d’analyse des solutions proposées dont la plupart des ministères semblent dépourvus. Plusieurs de nos interlocuteurs ont souligné que la lisibilité totale des codes sources des programmes informatiques pouvait être une des conditions essentielles de la souveraineté de l’État sur ses moyens numériques.»

Deux conceptions opposées

La commission a relevé «deux conceptions opposées du recours au logiciel libre par les administrations».

La Dinsic (direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication) «a ainsi fait part de sa vision particulièrement nuancée, résumée par la phrase suivante: ‘Chaque fois que l’usage est bon, le logiciel libre a sa place.’ Cette conception repose sur le constat de l’inadaptation aux besoins de certaines solutions libres déjà utilisées par l’État, qui a pu conduire les agents à recourir à des solutions propriétaires en ligne, et donc peu sécurisées. Par ailleurs, il a considéré que le coût complet (en prenant en compte les coûts de maintenance) des logiciels libres ‘n’est pas si éloigné de celui des logiciels propriétaires’.» (Note: l’actuel directeur de la Dinsic, nommé en 2018, avait déjà tenu un discours relativement tiède sur le Libre, voir cette interview à NextInpact).

Le PDG de l’Inria, Bruno Sportisse, a de même déclaré que «sur ce sujet, il ne faut pas avoir de dogme dans un sens comme dans l’autre.» Enfin, la ministre des Armées a expliqué: «Nous devons sans cesse ménager l’interopérabilité de nos forces. Nos alliés fonctionnent à partir de codes sources qui proviennent de la même entreprise, ce qui constitue une difficulté et ralentit le développement du recours aux logiciels libres.» (Note: maigre justification du fameux contrat «open bar» avec Microsoft. On constate que l’Italie, qui fait aussi partie de l’Otan, ne semble pas avoir eu de difficulté à passer à LibreOffice – il y a déjà quatre ans).

L’incitation pro-Libre du CNNum

A contrario, les sénateurs ont aussi reçu en auditions La Quadrature du Net et l’April, qui ont bien sûr «plaidé vigoureusement en faveur du logiciel libre, tant pour les administrations que pour les individus, notamment parce que l’utilisateur, qui a accès au code source, peut en comprendre le fonctionnement et le modifier, ce qui est de nature à préserver sa liberté et à nourrir sa confiance dans la solution numérique.

L’association April lutte ainsi pour éviter ou mettre fin aux partenariats conclus par les administrations de l’État avec les géants américains du numérique, comme le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de la Justice ou celui de la Défense. Elle plaide également pour que l’État encourage le logiciel libre, par exemple au moyen d’appels d’offres, ou en soutenant les contributions des agents publics. »

Le rapport Longuet observe aussi que le CNNum, le Conseil national du numérique avait aussi pris position (PDF – en 2017) en faveur du logiciel libre «en recommandant de leur donner la priorité dans la commande publique, pour trois raisons: le logiciel libre permet aux administrations de mieux adapter leurs services publics en développant des solutions qui leurs sont propres tout en étant interopérables, et de mieux les maîtriser, en permettant un audit et la correction en continu des failles de sécurité; enfin, le logiciel libre serait globalement moins cher.»

En 2015 déjà, le rapport «Ambition numérique» du CNNum poussait en ce sens, déclenchant des inquiétudes chez les éditeurs de logiciels propriétaires.

Le confort des agents ne peut pas être le critère ultime

Les sénateurs constatent que «pour répondre à cette exigence [de maîtrise des données], mais aussi afin de réaliser, autant que possible, des économies d’acquisition, de gestion, de maintenance et de formation, plusieurs administrations ont fait le choix de développer leurs propres solutions informatiques, à partir de logiciels dont les codes sources sont publics. C’est, par exemple, le cas de la Gendarmerie qui, depuis 2009, a équipé les 80.000 postes informatiques de ses services de solutions informatiques libres qui lui ont permis de regagner son indépendance et sa souveraineté vis-à-vis des éditeurs privés. Il serait très utile de réaliser rapidement le bilan de cette expérience unique et d’évaluer les possibilités de son extension à d’autres ministères.»

(au passage, ce bilan a plusieurs fois été fait et toujours été positif…)

En conclusion de leur partie sur le Libre, les rapporteurs jugent:

«Il est urgent d’engager rapidement une réflexion au niveau interministériel sur ce sujet. L’idée, présentée devant notre commission, selon laquelle le choix d’acquisition de logiciels par les ministères serait, in fine, dicté par le confort d’utilisation des agents n’est pas recevable.»

La commission – composée de sénateurs de différents partis et présidée par un socialiste – était d’initiative Les Républicains. La majorité LREM ignorera-t-elle ce rapport pour cela, ou peut-on espérer que ces utiles travaux ne finissent pas dans un tiroir?

Source zdnet.fr

Un titre qui en dit long

Lundi 7 octobre 2019

La liberté du Libre

Ah la Liberté quel grand mot, quel mot fort…… attendez je ne vais pas ici faire quelque développement philosophique, sur le sujet en général mais en tant que nouveau pratiquant des Logiciels Libres.
Rassasié de cette « liberté encadrée ,et faussement amicale » des Microsoft et autres GAFA, je me suis me suis engagé il n’y a pas si longtemps dans cette association des Utilisateurs des Logiciels libres.
Et j’ai navigué un peu en zig zag cherchant souvent la bonne route…..
-et j’ai subi des vents contraires qui m’ont conduit dans de telles impasses que j’ai dû quelques fois repartir de zéro. (= 2 ordi plantés)
-et j’ai collectionné nombre de distributions, ballotté par les houles des influences croisées.
-aux moments de déprime j’ai même failli revenir à ma maison de retraite des 7 fenêtres
-Et enfin je suis venu, malgré tout, auprès du costaud Ubuntu et de la fine et déliée Mint et je peux faire encore plus, encore mieux, que chez les 7 fenêtres.
Pour autant 4002 distributions me paraissaient une perte d’énergie décourageante.
Cependant, je ne veux pas tomber dans la culture de l’efficience qui fait fondre les petits inventifs autonomes dans une soupe épaisse qui a la prétention d’être la meilleure. Je me réjouis donc de cette dynamique de la Liberté. Les principes sont posés à chacun d’en tirer le meilleur en pleine autonomie
Avant on me laissait le choix du fond d’écran et autres décors, mais maintenant nous profitons, et des distributions, et d’un grand nombre d’applications. Ce n’est pas rien.
Ainsi être libre c’est exercer des choix ouverts et éclairés, et la floraison de nombreuses distributions, n’est qu’une des conséquences de la liberté de chaque libriste.
Ici 400 Veut simplement dire beaucoup
Georges C.
Source https://ullm13.blogspot.com/

Framasoft va fermer une partie de ses services de « Dégooglisons Internet »

Mardi 1 octobre 2019

« Amap du numérique » et pas ersatz de géant du Web, Framasoft annonce la fermeture à venir d’une partie de ses services alternatifs aux GAFAM. Et escompte la reprise de plusieurs, ses logiciels étant libres.

C’est une page de l’histoire du numérique qui se tourne en douceur: Framasoft a annoncé cette semaine, dans un long billet ironiquement titré « Déframasoftisons Internet! », la fermeture à venir de plusieurs de ses services. Cinq ans après le lancement des premiers, l’association en est arrivée à 38 services, « une trop grande diversité et complexité de logiciels à aborder (pour vous) ainsi qu’à maintenir et promouvoir (pour nous) ».

Framasoft revendique sa volonté de rester une association à taille humaine (9 salariés, une trentaine de membres, des actions « auxquelles contribuent 700 à 800 bénévoles »), « une espèce d’Amap du numérique ».

La ribambelle de services créés par Framasoft depuis 2014

Les auteurs du billet le reconnaissent, l’expérimentation (annoncée comme telle en 2014) qui devait s’achever fin 2017 n’avait pas été conçue pour succès qu’elle a rencontré. Pas question pour autant de fermer dans quelques jours ou semaines, les fermetures vont s’étaler sur au moins deux années, les premières fermetures n’intervenant pas avant 2021, et pour certains services 2022.

Susciter des reprises

L’association souligne:

« Vous noterez au passage que nous prenons le soin de faire ce que les géants du web n’ont jamais fait : annoncer longtemps à l’avance un plan de fermetures et travailler pour vous accompagner encore plus loin dans votre dégooglisation. »

Ses 38 services, cela représente « 35 logiciels différents (chacun avec son rythme de mise à jour, ses communautés qui s’activent ou s’épuisent, etc.), écrits dans 11 langages (et 5 types de bases de données), répartis sur 83 serveurs et machines virtuelles, qu’il faut surveiller, mettre à jour, régler, sauvegarder, déboguer, promouvoir, intégrer à notre support… »

Certains de ces services ne marchent plus, d’autres ont tendance si on ne les arrête pas à « croître de manière illimitée, ce qui n’est pas tenable (Framasite, Framabag, Framabin, etc.). Il y a des services qui demandent beaucoup, beaucoup d’efforts si on veut éviter les utilisations frauduleuses, quand on est aussi visible que Framasoft (Framalink, Framapic).

Ne parlons pas du cas des médias sociaux fédérés (Framapiaf, Framasphere), qui demandent un lourd travail de modération et fonctionneraient de façon bien plus fluide si nous n’avions pas accueilli autant d’inscriptions. »

L’association met en avant cet énorme avantage du logiciel libre sur le logiciel propriétaire: alors que quand un géant, tel que Google, tue un de ses projets, le code est généralement privé et empêche donc toute reprise par d’autres, « le logiciel libre, au contraire, permet à d’autres de prendre le relais ».

Dix services maintenus

Framasoft relève que « c’est d’ailleurs dans cette optique de décentralisation que nous avons travaillé sur des outils facilitant l’auto-hébergement (tel que Yunohost), ainsi qu’avec le collectif d’hébergeurs alternatifs qu’est CHATONS. »

Cette annonce faite longtemps à l’avance vise ainsi à susciter des vocations et des offres de reprise ou de création de nouveaux services.

Enfin, Framasoft ne va pas fermer tous ses services: huit sont maintenus, promet l’association: Framadate (rendez-vous, sondages), Framapad (éditeur de texte collaboratif), Framindmap, Framagenda, Framadrive (ce dernier a atteint la taille limite de 5.000 comptes et n’en bougera pas), Framavox (prise de décision collaborative), Framacarte et Framatalk (visioconférence). Deux autres, Framagames et Framinetest (jeu « bac à sable »), seront juste « déplacés ».

L’association veut ainsi pouvoir se concentrer sur quelques points clés – des annonces sont à venir – et des projets comme PeerTube qu’elle soutient.

Source zdnet.fr

Inkscape 1.0 : c’est (vraiment) pour bientôt

Mercredi 25 septembre 2019

15 ans après sa création, Inkscape va franchir un cap : ce clone open source d’Illustrator et CorelDraw passera bientôt en version finale 1.0. La phase bêta est enclenchée.

C’est l’un des logiciels libres préconisés par l’État français dans le cadre de la modernisation de ses systèmes d’informations : Inkscape est une application de dessin vectoriel sous licence GNU GPL.

Elle gère des fichiers conformes avec les standards XML, SVG et CSS du W3C. Multiplateforme, Inkscape est proposé sur Linux, Windows, macOS X et FreeBSD. Sur Mac, l’application s’exécute nativement sans devoir passer par XQuartz.

L’application peut être utilisée pour créer et manipuler des objets (dessins, formes). La future version 1.0 introduit une interface utilisateur peaufinée, le support des thèmes et, surtout, des écrans 4K/HiDPI. En outre, Inkscape offre de nouvelles options pour l’exportation au format PNG, les fontes variables et la possibilité d’effectuer des rotations et un effet miroir. Entre la version 0.92.4 et celle-ci, plus de 100 nouveautés et corrections (dont certaines majeures) sont intervenues.

Version 1.0 fin d’année ?

Le projet avance désormais rapidement, après 2 versions alpha en janvier et en juin. Depuis quelques jours, la phase bêta est amorcée. C’est l’une des dernières étapes cruciales avant la sortie de la version 1, 15 ans après la création du projet open source.

Aucune date n’est fixée pour la véritable version 1.0, mais on s’attend à ce que le miracle intervienne d’ici… la fin de l’année 2019.

Source toolinux.com