Open Source Summit Europe 2022 accueillera Linus Torvalds

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L’Open Source Summit Europe 2022 de la Linux Foundation se tiendra mi-septembre à Dublin en Irlande. L’occasion de présenter les principaux orateurs, conférenciers et intervenants de cette édition hybride.

Alors que le programme est quasi finalisé, la Fondation Linux, l’organisation vient de confirmer les nom des orateurs principaux de l’Open Source Summit Europe, qui aura lieu du 13 au 16 septembre à Dublin, en Irlande. L’événement se tiendra en même temps que d’autres manifestations : Hyperledger Global Forum, l’OpenSSF Day, le Linux Kernel Maintainer Summit, le KVM Forum, et le Linux Security Summit.

Les « keynote speakers » de l’édition 2022 sont :

Hilary Carter, The Linux Foundation
Bryan Che, Huawei
Demetris Cheatham, GitHub
Gabriele Columbro, Fintech Open Source Foundation (FINOS)
Dirk Hohndel, Cardano Foundation
​​Ross Mauri, IBM LinuxONE
Dušan Milovanović, Organisation mondiale de la santé
Mark Pollock
Christopher “CRob” Robinson, Intel
Emilio Salvador, Google
Robin Teigland, Chalmers University of Technology, Ocean Data Factory Sweden et Peniche Ocean Watch Initiative (POW)
Linus Torvalds
Jim Zemlin, The Linux Foundation

L’événement peut enfin se dérouler en public, mais conservera un format hybride, avec une participation à la fois en personne et virtuelle. Il est possible de participer de manière virtuelle à partir de 25€. Sur place, il faut compter environ 500€ minimum. Tous les détails se trouvent sur cette page.

Source toolinux.com

Linus Torvalds va faire passer le noyau de Linux à une version plus moderne du langage C

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Le noyau Linux est fondé sur l’ancienne norme C89 du langage C. Mais Linus Torvalds aimerait passer à la norme C11, plus moderne, qui date de 2011.

Nous savons tous que Linux est écrit en C. Ce que vous ne savez peut-être pas en revanche, c’est que Linux est écrit dans un dialecte C dépassé depuis longtemps : la version 1989 de la norme du langage C, C89, également connue sous le nom de ANSI X3.159-1989, ou ANSI C. Pour le fondateur de Linux, Linus Torvalds, il est temps pour le noyau de faire passer son langage C officiel à la norme C11, qui date de 2011.

Reste que le C89 bénéficiera toujours d’un support quasi universel. Comme tout compilateur C est rétrocompatible avec les versions antérieures, vous n’aurez aucun problème pour compiler ou exécuter un programme C89. Ainsi, un compilateur conforme à C11 n’aura aucun problème avec le code C89 hérité. Alors, pourquoi s’en préoccuper ? D’autant que la modification apportée n’inclut pas les fonctionnalités utiles qui apparaissent dans les versions plus récentes.

La situation a été portée à l’attention de Linus Torvalds lorsque, pour corriger un problème de sécurité potentiel avec les fonctions primitives d’exécution spéculative de la liste liée du noyau, un autre problème a été révélé dans le patch. En corrigeant ce problème, Linus Torvalds a réalisé qu’en C99, l’itérateur passé aux macros de parcours de liste doit être déclaré dans une portée en dehors de la boucle elle-même.

C99 ou C11 ?

Pour le fondateur du noyau Linux, « la raison pour laquelle ce genre de bug non spéculatif peut se produire est que nous n’avons pas historiquement avec le style C99 « déclarer des variables dans les boucles ». Ainsi, list_for_each_entry() – et toutes les autres – laissent fondamentalement toujours échapper la dernière entrée HEAD de la boucle, simplement parce que nous ne pouvions pas déclarer la variable iterator dans la boucle elle-même ». La réponse ? Passer enfin du C89 à un C standard plus récent qui fait que ce genre de problème ne peut pas se produire.

Ainsi, « le temps était venu d’envisager le passage à la norme C99 – elle a toujours plus de 20 ans, mais elle est au moins assez récente pour permettre les déclarations de variables au niveau du bloc », fait valoir l’informaticien.

Arnd Bergmann, développeur du noyau Linux, convient que c’est faisable. Et d’ajouter qu’il devrait même être possible de passer à la norme C11 de 2011. Etant donné que C99 n’a jamais été très populaire et que C11 a introduit le support standardisé du multithreading et rendu le langage un peu plus sûr, cela semble être une bonne idée.

Un retard à combler

Ce serait également une décision facile à prendre. Le compilateur C minimum du noyau Linux, GCC version 5.1, supporte déjà C11. Cela fonctionne pour Linus Torvalds. « J’aimerais vraiment aller enfin de l’avant sur ce sujet, considérant que cela a été brassé pendant de nombreuses années. »

Puis, après s’être assuré que le nouveau standard C devrait fonctionner sans problème dans le noyau, Linus Torvalds a décidé d’appuyer sur la gâchette. « Essayons juste au début de la fenêtre de fusion 5.18. » Comme la fenêtre de fusion 5.18 est presque là, nous pourrions avoir du code C11 dans le noyau dès le mois de mars.

Ou pas. Pour Jonathan Corbet, développeur du noyau Linux et journaliste, « il faut cependant garder à l’esprit que beaucoup de choses peuvent se passer entre la fenêtre de fusion et la version 5.18. Le passage à une nouvelle version de la norme de langage pourrait révéler un certain nombre de surprises dans des endroits obscurs du noyau ; il n’en faudrait pas beaucoup pour que la modification soit annulée pour le moment. Mais, si tout va bien, le passage au C11 se fera dans la prochaine version du noyau ».

Source : zdnet.com

Pour les 30 ans de Linux, Linus Torvalds se focalise sur la version 5.14 du kernel

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Le père de Linux a sa manière bien à lui de fêter les 30 ans des débuts de l’OS open source. Loin des festivités, Linus Torvalds préfère se focaliser sur la publication de la dernière version du kernel, 5.14.

Linus Torvalds préfére que la communauté travaille sur le kernel 5.14 de Linux plutôt que de fêter les 30 ans de Linux. (Crédit Photo: DR)

 

Résolument s’occuper de Linux n’est plus un simple « hobby » pour Linus Torvalds. Il y a 30 ans, c’était pourtant le qualificatif de son message relatif à la création d’un OS libre. Trois décennies plus tard, le papa de Linux vient de rappeler que malgré les festivités, le travail sur le kernel ne s’arrête jamais. Dans un message, il a indiqué « quand vous aurez fini de fêter les 30 ans de Linux, essayez le nouveau Linux 5.14 ».

Fidèle à lui-même, il n’hésite pas à tacler cette abondance de célébrations, « je me rends compte que vous êtes tous occupés avec les galas, les bals et tous les autres événements du 30e anniversaire, mais à un moment donné, vous devez être fatigués des paillettes, des feux d’artifice et du champagne ». Et de rappeler à la communauté : « La version 5.14 est là, elle n’attend plus que vous pour la tester et vous rappeler le sens de toutes ces festivités ».

Les apports de Linux 5.14

Quels sont les apports de la dernière itération de Linux ? Les plus importantes sont sans doute memfd_secret et core scheduling, qui sont une réponse aux failles Spectre et Meldown touchant les puces Intel. Ainsi, memfd_secret permet aux applications de créer une zone de mémoire à laquelle seule cette application peut accéder, pas même le noyau. Par ailleurs, Linux peut maintenant autoriser l’hyperthreading de manière plus efficace (un moyen d’atténue Spectre et Meltdown était de le désactiver) et s’assurer que les workloads fiables ou non partagent un même kernel.

Toujours sur Intel, la version 5.14 offre plus de support pour la plateforme Alder Lake. Elle cible aussi l’architecture RISC-V en lui donnant un meilleur accès à certaines fonctions essentielles du noyau., comme la fonction de cartographie de la mémoire « transparente hugepages ». Par ailleurs, l’inclusion de SimpleDRM (Direct Rendering Manager) améliore la gestion des GPU. Parmi les autres fonctions, on peut également citer le réglage du contrôle de la bande passante CFS, l’optimisation des limitations des ressources dans les spacenames des utilisateurs. Il y a aussi un contrôleur pour la priorisation des I/O, ainsi qu’une prise en charge du pilote PCI-over-virtio.

Source lemondeinformatique.fr

Linux a 30 ans : la folle histoire d’un logiciel qui a changé le monde

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Il y a tout juste 30 ans, Linus Torvalds révélait travailler à la première mouture du noyau Linux. Son « hobby » de jeunesse est devenu un logiciel incontournable pour l’informatique moderne.

Joyeux anniversaire Linux ! Il y a 30 ans jour pour jour, Linus Benedict Torvalds publie un message historique sur un newsgroup consacré à l’OS Minix. « Je crée un système d’exploitation libre (c’est juste un hobby, ce ne sera pas gros et professionnel comme GNU). J’y travaille depuis le mois d’avril, et il commence à être prêt ».

Quelle modestie : Torvalds ne se doutait pas à l’époque que Linux, cet OS qu’il développait par passion pour les processeurs x86, deviendrait en quelques années une brique essentielle de l’informatique moderne. Car aujourd’hui, Linux est partout. Il est au cœur de l’ensemble des smartphones Android. Il anime une bonne partie des serveurs, la quasi-intégralité des supercalculateurs… On le trouve aussi dans d’innombrables appareils électroniques ou des ordinateurs embarqués. Il n’y a guère que sur le poste de travail –nos bons vieux ordinateurs personnels- qu’il n’a jamais vraiment décollé : malgré d’excellentes distributions gratuites (Mint, Ubuntu…), GNU/Linux reste un système prisé des geeks et des développeurs, mais peu du grand public.

Le hobby d’un étudiant solitaire

Son succès incroyable, Linux le doit avant tout à la personnalité de celui qui l’a conçu. Torvalds, brillant nerd finlandais qui le 2 janvier 1991, à 21 ans, acheta un PC flambant neuf (33 Mhz, 4 Mo de Ram…) à crédit grâce à ses menues économies. Le PC était livré avec DOS, l’OS de Microsoft. Mais Torvalds le remplaça illico par Minix, une variante d’Unix. Comme il le raconte dans son excellente autobiographie, Il rencontra toutefois des problèmes avec une application de Minix, son émulateur de terminal, qu’il utilisait pour se connecter via un modem au serveur de l’université d’Helsinki.

Lui prit alors l’idée qui allait le conduire à la création de Linux : plutôt que de créer un autre émulateur de terminal pour l’OS Minix, Torvalds décida de le développer au niveau du matériel. Une tâche dantesque, puisqu’il devait du coup apprendre comment le processeur de son ordinateur fonctionnait. « C’était l’hiver à Helsinki, j’avais un ordinateur incroyable. Le plus important dans mon projet, c’était de comprendre comment marchait cette machine et de m’amuser avec ».

Il parvint ainsi en quelques semaines à créer son émulateur de terminal en assembleur, après avoir pénétré les arcanes de l’architecture x86. Mais il eut rapidement envie d’étendre les fonctions de son programme. « Je voulais pouvoir enregistrer des choses sur le disque. Pour cela, mon émulateur de terminal nécessitait un pilote pour le lecteur de disquettes. Il avait aussi besoin d’un pilote pour système de fichiers » écrit-il. Un travail de titan. « A un moment, j’ai réalisé que mon programme accumulait tant de fonctions qu’il s’était métamorphosé en un nouveau système d’exploitation en devenir ».

Ce sera Linux : programme par programme, Torvalds crée au fil des mois un système de toutes pièces… qui était cependant loin de tourner parfaitement. « Il fonctionnait comme un Unix estropié » avoue-t-il dans son livre. Un fois Bash porté sous Linux, il prend alors une mesure radicale : il décide de distribuer gratuitement son programme sur un serveur FTP. Cette version 0.01 a été livrée le 17 septembre 1991. « Je l’ai fait principalement pour montrer que ce n’était pas bidon, que j’avais vraiment créé quelque chose ».

Du projet solo au plus important des logiciels

Malgré ses énormes bugs de jeunesse, Linux a très rapidement rencontré le succès. Dès janvier 1992, de nombreux utilisateurs de Minix switchaient déjà vers l’OS gratuit de Torvalds, passionnés par ce projet qui faisait souffler un vent d’air frais sur l’informatique. D’autant que Linus décida rapidement d’opter, à partir de la version 0.12, pour la licence GNU GPL. Linux était devenu officiellement un logiciel libre. Dès 1993, plus d’une centaine de développeurs de par le monde aidaient déjà Torvalds à développer son kernel (ils sont aujourd’hui des milliers). Les premières « distributions » intégrant le noyau Linux, les programmes GNU, une interface graphique et de nouveaux outils virent le jour à la même époque, comme Slackware, puis Debian.

Dans la seconde moitié des années 90, Linux est également adoubé par la plupart des géants de l’informatique avec l’émergence du mouvement open source : partager du code ouvert, profiter de la gratuité de Linux, participer à son amélioration est pour les entreprises un excellent moyen d’innover plus vite… et de gagner de l’argent.

Le témoin le plus spectaculaire de cette stratégie, c’est sans conteste IBM, qui, en 2000, choisit d’embrasser Linux pour l’ensemble de ses serveurs et logiciels, avant d’y investir pas moins d’un milliard de dollars. D’innombrables entreprises suivront son exemple pour intégrer Linux, un logiciel fiable, sécurisé et gratuit dans leurs produits, du serveur au lecteur MP3 en passant par les ordinateurs embarqués dans les voitures…

Aujourd’hui, la Linux Foundation compte dans ses rangs (presque) toutes les entreprises les plus innovantes du monde, de Google à Facebook en passant par Samsung ou Huawei. Même Microsoft, l’ennemi juré du logiciel libre dans les années 90, a changé son fusil d’épaule pour embrasser Linux !

30 ans après son lancement, ce projet fou d’un seul homme est devenu le plus important logiciel au monde. Et ce n’est qu’un début, comme le rappelait en 2016 Jane Silber, ancienne patronne de Canonical : « avec les progrès exponentiels du machine learning, les sociétés du futur s’appuieront demain encore plus sur les logiciels pour leurs besoins quotidiens. Et je suis heureuse que cela se fasse grâce à des programmes partagés, gratuits pour tous, et qui peuvent être examinés et améliorés par quiconque. L’intérêt public dépend de l’innovation privée et le fait que Linux existe permet de voir l’innovation arriver de partout. » Merci, monsieur Torvalds !

Source 01net.com

Noyau 5.12 de Linux : le résumé des nouveautés

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Après la sortie de la version 5.10 LTS en décembre et du noyau 5.11 en février, place au kernel 5.12. Il a été officialisé ce dimanche 25 avril.

Linus Torvalds a confirmé ce 25 avril la sortie de la version 5.12 du noyau Linux (kernel) :

« Merci à ceux qui ont rendu la dernière semaine très calme : cela m’a rendu beaucoup plus heureux à l’idée de sortir cette version 5.12 finale. »

Les différentes distributions Linux vont donc pouvoir s’y adapter dès maintenant.

Quoi de neuf dans Linux 5.12 ?

Les points forts du nouveau noyau Linux 5.12 sont les suivants :

Meilleur support de l’USB 4
Prise en charge des manettes DualSense de la PlayStation 5
Support Intel eASIC N5X
Support Qualcomm Snapdragon 888 5G
Support amélioré pour Microsoft Surface
Support de la plateforme Lenovo IdeaPad
Support de cryptage eMMC inline
AMDGPU est compatible avec Freesync HDMI
Meilleur support client NFS
Support Dynamic Thermal Power Management

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel.

Source toolinux.com

Linux 5.11 est sorti avec les améliorations d’AMD et d’Intel

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Linus Torvalds annonce la sortie de la version 5.11 du noyau Linux avec de nombreuses mises à jour de support pour le matériel Intel, AMD et Arm.

Le créateur de Linux, Linus Torvalds, a annoncé la disponibilité de la version 5.11 du noyau Linux, marquant la première version stable du noyau pour 2021.

La version est arrivée dimanche, le jour de la Saint-Valentin, avec seulement quelques changements par rapport à la version précédente. En cours de développement avant décembre, elle prend en charge les Intel Software Guard Extensions (SGX), un environnement d’exécution fiable et isolé du matériel pour les applications permettant de stocker et de traiter des secrets dans des enclaves.

Comme le souligne le site d’information Phoronix sur Linux, le support SGX dans le noyau Linux a pris des années pour être réalisé. Linux 5.11 apporte également de meilleures performances d’AMD et une meilleure gestion de l’énergie pour les processeurs basés sur Zen d’AMD, grâce aux correctifs des ingénieurs de Google.

Linus Torvalds se dit satisfait

Linus Torvalds semble satisfait de cette version stable car il n’y a pas eu de problèmes majeurs depuis la RC7. « En fait, c’est un ensemble d’engagements plus petits que la moyenne de rc7, ce qui me rend heureux. Et j’ai déjà plusieurs demandes d’extraction en attente pour la suite, donc nous sommes tous prêts pour que la fenêtre de fusion commence », a commenté Linus Torvalds pendant le week-end.

« Mais en attendant – et oui, je sais que c’est la Saint-Valentin ici aux Etats-Unis – peut-être donner à cette version un bon test avant de retourner jouer avec les noyaux de développement. D’accord ? »

Linux 5.11 apporte également une prise en charge supplémentaire des dispositifs d’Arm, y compris une prise en charge plus large pour divers Chromebook.

Source : znet.com

Noyau 5.11 de Linux : le résumé des nouveautés

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Après la sortie de la version 5.10 LTS en décembre, place au kernel 5.11. Il a été officialisé ce dimanche 14 février.

 

Linus Torvalds a confirmé ce 14 février la sortie de la version 5.11 du noyau Linux (kernel) :

« Rien d’inattendu ou de particulièrement effrayant ne s’est produit cette semaine, nous voilà donc avec une version 5.11 étiquetée et prête à l’emploi. L’ensemble de commits a été plus petit que la moyenne entre la rc7 et cette édition finale. »

Quoi de neuf dans Linux 5.11 ?

Les points forts de ce nouveau noyau Linux 5.11, qui succède à la version LTS 5.10, sont les suivants :

Prise en charge des GPU AMD « Van Gogh » et « Dimgrey Cavefish » dans le pilote AMDGPU
Prise en charge de KASAN sur ARM (32 bits)
Prise en charge d’Intel SGX (Software Guard Extensions)
Un tout nouveau « bus » virtuel pour les périphériques multifonctions
De nouvelles options de montage pour le système de fichiers Btrfs pour la récupération d’un disque et des données.

Les informations complètes devraient être à jour dans le courant de la journée ce 15 février sur le site officiel.

Source toolinux.com

Linus Torvalds débranche Itanium du kernel Linux

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Face à l’abandon de la plateforme Itanium par HPE et Intel, Linus Torvalds a décidé de mettre fin à son support dans le kernel Linux.

L’affaire des puces Itanium va connaître un énième soubresaut et c’est du côté du noyau Linux que cela se passe. Linus Torvalds a indiqué dans un message, « HPE n’accepte plus de commandes pour du nouveau matériel Itanium et Intel a cessé d’accepter les commandes il y a un an.

Pourtant, Intel continue officiellement d’expédier des puces jusqu’au 29 juillet 2021. Il est peu probable que de telles commandes existent réellement. » et de conclure son propos par un lapidaire : « C’est mort, Jim ». En conséquence, le patron du noyau Linux propose de ne plus supporter les puces Intel Itanium en poussant un patch considérant la technologie comme orpheline.

L’histoire de l’architecture IA-64 – nom de code Merced – développée conjointement par Intel et HP avec un zeste d’Alpha a débuté dans les années 2000 avec pour ambition de remplacer les PA-Risc et concurrencer les PowerPC d’IBM et les Sparc de Sun. Connues sous le nom d’Itanium, ces puces étaient intégrées dans les serveurs HP Integrity (Tandem NonStop Himalaya à l’origine).

La première puce est sortie en 2001, mais les performances étaient décevantes par rapport à l’architecture x86-64 poussée tout d’abord par AMD et, avec retard, par Intel.

Un abandon progressif

Itanium a bénéficié du soutien de HP jusqu’à la sortie en 2017 de la puce 9700, « Kittson », mais la plateforme était déjà moribonde depuis plusieurs années avec la désaffection des éditeurs Microsoft (2010 avec la fin du support de Windows Server) et Oracle (2011 avec la fin du portage de sa base de données).

En lançant l’Itanium 9700, Intel avait indiqué que cette série « serait la dernière des puces Itanium » et orientait les clients vers des systèmes basés sur des Xeon.

En février 2019, la firme de Santa Clara a annoncé que la dernière livraison d’Itanium aurait lieu en juillet 2021. Sur la partie OS, la dernière version de Windows à prendre en charge Itanium était Windows Server 2008 R2, mais ceux qui possèdent des systèmes Itanium pourront continuer à bénéficier d’un support Unix via HP-UX 11 jusqu’au 31 décembre 2025.

Source lemondeinformatique.fr

Linux sur Mac et MacBook M1 d’Apple grâce au projet Asahi

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Grâce à un financement participatif, un développeur a lancé le projet Asahi. Il vise à porter Linux sur les récents ordinateurs portables d’Apple équipés de la puce M1 sous ARM. Linus Torvalds avait fait part de son intérêt pour une telle avancée.

Une dose de crowfunding, une marque d’intérêt du papa de Linux, il n’en fallait pas plus pour un développeur, Hector Martin alias Marcan. Il vient officiellement de lancer le projet Asahi qui vise à faire tourner Linux sur les Mac et MacBook d’Apple équipés de la puce M1 basée sur ARM. « L’objectif est qu’il ne s’agisse plus d’une simple démo technique, mais d’un système d’exploitation qui fonctionne au quotidien », précise-t-il. Tout en ajoutant, que s’il est facile de faire fonctionner Linix, mais « il est difficile de le faire tourner correctement ».

Parmi les difficultés à résoudre, il y a le codage d’un pilote pour le « GPU Apple entièrement personnalisé » ou des points délicats comme la gestion de l’énergie. Le développeur va d’abord s’atteler au Mac Mini M1 et a expliqué que Asahi Linux serait éventuellement un remix d’Arch Linux ARM. Cette distribution se définit comme « destinée à des utilisateurs compétents de GNU/Linux, ou toute personne ayant une attitude de bidouilleur et prête à lire la documentation et à résoudre ses propres problèmes ». Tout un programme !

Exaucer les vœux de Linus Torvalds

Hector Martin n’est pas un novice en la matière. Ses projets comprennent le portage de Linux sur la PlayStation 4 de Sony, un bootloader pour la PS3 et des logiciels open source non officiels pour la Nintendo Wii. Pour le projet Asahi, il est passé par le financement participatif via la plateforme Patreon et GitHub et a réussi à atteindre 80% de son objectif de 4000 dollars mensuel. Cette somme est suffisante pour rendre le projet viable, selon lui. Des sponsors lui ont fourni du matériel Mac.

Sur le nom du projet, il précise qu’« il vient du nom japonais de la pomme McIntosh, 旭 (Asahi) ». Hector Martin ne craint pas le verrouillage des terminaux Apple, « il permet de démarrer des noyaux non signés/personnalisés sur les Macs M1 sans jailbreak ». Preuve que la firme de Cupertino n’a pas l’intention de verrouiller son OS. Dans ces travaux, le développeur résidant au Japon pourrait être soutenu par Linus Torvalds. Le gardien du noyau Linux avait déclaré l’année dernière qu’il accueillerait favorablement Linux sur les récents terminaux Apple. « J’aimerais en avoir un, s’il n’y avait que Linux…J’attends depuis longtemps un portable ARM qui peut faire tourner Linux. Le dernier Air serait presque parfait, sauf l’OS. Je n’ai pas le temps de bricoler, ni l’envie de me battre contre des entreprises qui ne veulent pas m’aider ». A voir si le projet Asahi exauce son vœu, même si la balle est surtout dans le camp d’Apple en ouvrant un peu plus son écosystème.

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Avec Linux 5.11, Linus Torvalds se focalise sur AMD

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Une semaine après la rc1 de Linux 5.11, Linus Torvalds livre une toute petite rc2 au sortir des fêtes de fin d’année. Peu de changements, mais plusieurs éléments de la version 5.11 concernent les puces AMD.

Linus Torvalds a continué à travailler à la 2ème release candidate de Linux 5.11 pendant la trêve des confiseurs. Il vient de la livrer une semaine après la rc1 du 27 décembre. Il y a peu de corrections dans cette rc2 (surtout du côté de SCSI et des périphériques blocs), qui se trouve donc assez réduite et que le créateur de Linux enjoint à tester lorsque chacun émergera de la période de repos de fin d’année. « OK, soyons honnête, il ne s’est pas passé grand-chose au cours des deux dernières semaines », reconnaît-il dans son billet du 3 janvier en s’attendant à ce que la rc3 soit également réduite.

Dans la version 5.11 de l’OS open source, le principal apport de code concerne « un énorme déchargement de fichiers de description d’en-tête sur les GPU AMD qui éclipsent complètement les vrais changements », avait indiqué Linus Torvalds dans son billet du 27 décembre. Les ajouts de fichiers AMD « Van Gogh » représentent environ les deux tiers du rc1, même s’ils proviennent d’un seul commit qui apporte simplement des définitions de registre, explique-t-il. Cela mis à part, ce sont les mises à jour de drivers qui dominent et autre correctifs habituels. Van Gogh est le nom de code de la prochaine génération d’unité de traitement accéléré (APU) des puces AMD mobiles qui doit arriver cette année et qui devrait intégrer le moteur graphique Navi du fabricant de processeurs.

Parmi les apports de Linux 5.11 figure par ailleurs le support de la fonctionnalité matérielle des enclaves SGX d’Intel qui, une fois activée, protège l’accès au code de ces enclaves. Cette version prend également en charge les cartes SD Express et comporte divers correctifs pour Xen.

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