Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Association des utilisateurs de Logiciels Libres du pays Martégal

Lundi 2 mars 2015

Assemblée Générale
Samedi 21 mars 2015 à 14 heure
Médiathèque Louis Aragon de Martigues

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Vous êtes invité(e) à participer aux délibérations de l’Assemblée Générale 2015 statuant sur le bilan et les actions de 2014,

Ordre du jour :
Rapport moral
Rapport financier
Rapport d’activités 2014 et projet pour 2015/2016
Élection du bureau
Questions diverses

Si vous ne pouvez pas assister à l’A.G utiliser la délégation de vote ci-jointe.

Cette délégation de vote au format .odt peut être remplie avec Libreoffice ou Openoffice et renvoyée par courriel en pièce-jointe, au format pdf si possible, à l’adresse :

actives.guelle@neuf.fr

Nous comptons sur votre présence.

Cordialement.

Pour le bureau

GUELLE Marc

Délégation de vote


Association des

Utilisateurs de Logiciels Libres du pays Martégal

Assemblée Générale

Samedi 21 mars 2015 à 14 heure

Médiathèque Louis Aragon de Martigues

Délégation de vote.

Nom : Prénom :

Adresse :

Code postal Ville :

Téléphone :

Donne mandat :

Nom :

Prénom :

Fait à le

Le noyau Linux 3.19 est disponible

Lundi 9 février 2015

Les développeurs du noyau Linux ont officiellement publié la version finale du noyau 3.19, une version qui apporte des améliorations importantes en matière de stockage, le support de l’architecture HSA d’AMD ainsi que de nouveaux pilotes graphiques pour les SoC ARM de Rockchip, FreeScale et Qualcomm.

Stockage : Des améliorations pour NVMe, Btrfs et Ceph

Côté stockage, le noyau 3.19 devrait doper les performances des périphériques de stockage Flash NVMe via des améliorations à la couche blk-mq (multi-queue block layer) qui permet de gérer de multiples files d’attentes et d’optimiser la gestion du cache I/O.

Linux Kernel 3.19

Ce nouveau noyau apporte aussi le support du Raid 5 et du Raid 6 dans le système de fichiers Btrfs (Butter FS) et devrait doper de façon significative les performances de Ceph pour la manipulation de petits fichiers grâce au support d’un mode Inline data (qui évite aux clients d’avoir à communiquer à la fois avec le contrôleur de métadonnées et le démon gérant le stockage objet, les données et les métadonnées étant stockées ensembles).

Les développeurs du noyau signalent aussi des améliorations apportées à XFS et EXT4 ainsi que des ajouts à SquashFS, OverlayFS et F2FS (un système de fichiers optimisé pour la Flash).

Fin du support Itanium par KVM

Signe de la fin proche d’Itanium, le noyau 3.19 marque la fin du support de KVM pour l’architecture IA-64 tout en apportant de multiples améliorations pour la version x86. Le dernier noyau Linux intègre aussi les derniers apports de Xen en matière de support de VirtIO 1.0.

Côté graphique, le noyau 3.19 apporte le support de l’architecture HSA d’AMD, ainsi que la mise à jour des pilotes DRM (Direct Rendering Manager) pour les puces graphiques d’Intel, de Rockchip, de FreeScale (puce i.MX) et Qualcomm (Adreno 400).

Enfin le noyau 3.19 apporte le support des extensions MPX des processeurs Intel, des extensions de sécurité destinées à protéger des débordements de tampons en confiant au processeur la vérification des pointeurs mémoire.

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Le premier Ubuntu Phone

Lundi 9 février 2015

C’est officiel depuis ce vendredi. Ubuntu lance son premier téléphone avec l’espagnol BQ. Oui mais voilà, après une si longue attente, l’Aquaris E4.5 Ubuntu Edition ne fait pas vraiment rêver.

Deux ans après son introduction et le flop de son financement participatif, l’Ubuntu Phone est arrivé.

Finalement, contrairement à la rumeur, ce n’est pas Meizu qui a été mis à contribution, mais un constructeur européen, BQ, qui a adapté un ancien modèle Android à l’OS libre.

La fiche technique n’a rien d’exceptionnel :

Ecran 4,5 pouces
Résolution qHD 540×960 – 240 ppi (HDPI)
8 GB (et micro-SD)
Processeur 1,3 Ghz Quad Core Cortex A7
Batterie de 2150 mAh
GSM, EDGE, HSPA+, mais pas de 4G/LTE
Appareil photo de 8 mégapixels (5 Mpx pour la caméra frontale)

Autre problème ? Son prix de 169 euros ne le rend pas forcément très intéressant face à des modèles Android (et même Windows Phone) plus accessibles encore aujourd’hui. Sans oublier la concurrence de Firefox OS, avec qui il partage une volonté d’abolir l’ère des apps pour passer à celle du HTML5 et du web mobile.

Des ventes flash seront annoncées sur Twitter, ainsi que via Facebook et Google+. En Europe, des opérateurs comme 3 Sweden, amena.com, giffgaff et Portugal Telecom le proposeront sous forme de pack.

L’annonce officielle se trouve sur le site de Canonical.

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Gimp

Samedi 17 janvier 2015


L’atelier informatique de l’ULLM

Vendredi 16 janvier 2015

 

Libre en Fête 2015 : découvrir le logiciel libre à l’arrivée du printemps

Mercredi 14 janvier 2015

Pour la quinzième année consécutive, l’initiative Libre en Fête est relancée par l’April, en partenariat avec la Délégation aux usages de l’Internet et l’Agenda du Libre. Entre le vendredi 6 mars et le dimanche 12 avril 2015 inclus, dans une dynamique conviviale et festive, des événements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les logiciels libres. La thématique optionnelle de cette édition étant « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Libre en Fête

Depuis 2001, l’April invite les groupes d’utilisateurs de logiciels libres et les associations de promotion de ces logiciels à organiser, pour l’arrivée du printemps, des événements de découverte à destination du grand public. Pour 2015, l’initiative est relancée pour la quinzième année consécutive en partenariat avec la Délégation aux Usages de l’Internet.

Libre en Fête 2015 peut être notamment l’occasion pour les cyber-bases, les espaces publics numériques (EPN) et autres espaces d’initiation à l’informatique et ses enjeux, ainsi que pour les groupes d’utilisateurs de logiciels libres d’initier un partenariat régulier. Ces groupes d’utilisateurs ont pour objectif de faire découvrir le logiciel libre et ses applications au grand public à travers des actions locales. Ces actions sont non seulement complémentaires aux activités d’un espace Cyber-base ou d’un EPN mais leurs objectifs est le plus souvent intégré à leurs missions.

Les logiciels libres sont des logiciels que tout un chacun peut utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer. Au travers des événements du Libre en Fête, le grand public est invité à découvrir tous les avantages de ces logiciels : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus.

Une nouvelle fois, une collaboration avec l’Agenda du Libre est mise en place, cet agenda étant utilisé pour recenser tous les événements organisés dans le cadre du Libre en Fête.

Autour du 21 mars, de très nombreux événements auront donc lieu : ateliers de découverte, conférences, débats, fêtes d’installation1, projections, rencontres, etc. Le public découvrira ainsi des applications comme la suite bureautique LibreOffice.org, le lecteur multimédia VLC, le navigateur Web Mozilla Firefox, des systèmes d’exploitation (GNU/Linux, *BSD…) ou des projets tels que l’encyclopédie libre et collaborative Wikipédia, la cartographie libre collaborative OpenStreetMap et bien d’autres.

Pour cette édition 2015, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle de « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Des bannières dans divers formats sont disponibles.

Une liste de diffusion a été mise en place pour que les organisateurs d’évènements puissent échanger leurs expériences et idées. L’inscription est ouverte à tous.

Faites circuler cette annonce, merci !

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La fondation Linux vante ses excellents chiffres en entreprise

Dimanche 7 décembre 2014

 

Pas encore l’année du desktop pour Linux, mais la Fondation Linux se console en publiant des chiffres des déploiements Linux en entreprise. Et sur ce tableau là, la Fondation peut se s’appuyer sur d’excellents résultats face à Microsoft.

 

A en croire le rapport de la Fondation Linux, l’OS libre est aujourd’hui en situation de quasi monopole dans le monde des entreprises et du back office. Naturellement, on prendra des gants en lisant des chiffres publiés par un tel organisme et la Linux Fondation ne s’en cache pas : comme elle le rappelle à la fin de son rapport, les différentes entreprises interrogées ne sont absolument pas représentatives et ont toutes ont déjà déployé à plus ou moins grande échelle des solutions reposant sur Linux. Le sondage rappelle donc que ces chiffres ne sont pas représentatifs de la pénétration réelle de Linux sur le marché.

L’étude a porté sur 774 entreprises dont 262 employant plus de 500 employés ou générant plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires. Parmi les sondés, on notera ainsi des ingénieurs et département IT de plusieurs banques (Morgan Stanley, Goldman Sachs ou Bank of America par exemple) ou encore Dreamworks.

Déploiement de Linux face aux déploiements de Windows :

pour la Fondation, c’est une victoire sans appel mais encore une fois, les données ne sont pas les plus représentatives.

Premier constat tiré par la fondation : dans le monde de l’entreprise et du back office, Linux s’impose face à un Microsoft en perte de Windows. La position de la Fondation est assez claire : les solutions Linux sont utilisées dans 75% des projets Cloud, dont 20% des solutions Azure qui reposent sur Linux (et ce chiffre là est tiré directement des annonces de Microsoft).

Autre tendance mise en avant par la fondation : les nouveaux déploiements de Linux en entreprise. 87% des entreprises interrogées ont déclarés avoir déployé de nouveaux serveurs Linux cette année et 82% déclarent leur intention d’en déployer de nouveaux au cours de l’année prochaine. Les solutions Windows génèrent moins d’engouement, mais une nouvelle fois, on rappellera le caractère fondamentalement biaisé du panel avant d’enterrer définitivement Microsoft.

Reste une ombre au tableau soulignée par l’étude : le manque de personnel qualifié et compétent pour assurer la maintenance de ces systèmes. Pour 41% des sondés, le manque de candidats qualifiés est le principal reproche adressé à Linux. En seconde et troisième position, la fragmentation et les problèmes d’interopérabilité sont également cités parmi les défauts de l’OS libre. Mais l’OS dispose également de sérieux avantages, notamment dans le domaine de la sécurité : pour 75% des sondés, Linux est plus sécurisé que les systèmes d’exploitations concurrents.

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La ville Allemande de Gummersbach migre sous Linux

Vendredi 24 octobre 2014

 

L’Allemagne est désormais au premier plan de l’open source parce que beaucoup de villes de ce pays soit envisagent le passage à Linux ou ont déjà terminé ce processus. La ville allemande de Gummersbach rapporte que  son administration utilise actuellement presque exclusivement linux. La ville de Munich est certainement une histoire de succès quand il s’agit de l’adoption de l’open source. Maintenant au tour de Gummersbach. Ce type de changements ne fait pas souvent la une de la presse et la communauté Linux en entend habituellement parler longtemps après la fin du processus, mais nous avons maintenant la possibilité d’en apprendre à ce sujet très rapidement. Gummersbach a seulement environ 50.000 habitants, donc ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une métropole. Il est plus petit que l’un des quartiers résidentiels de Munich, mais l’administration de la ville a eu une claire vision de ce qu’ils avaient à faire. Le processus de migration a commencé en 2007 et il leur a fallu quelques années pour que tout soit en place. Dans l’ensemble, environ 300 PC ont migré vers l’open source à partir d’un système propriétaire. Les représentants de la Ville n’ont pas fourni de détails sur ce système, mais ils ont dit qu’il n’était plus maintenu par la société qui l’a fait. Cela semble être plus Windows XP et Microsoft. « L’administration utilise désormais 300 petits PC clients, avec bureau et applications récupéré d’un cluster SuSE Linux Terminal Server de six serveurs. L’environnement de bureau est Mate. Les membres du personnel de la ville utilisent la suite LibreOffice comme outils de productivité bureautique et la suite Open-Xchange pour le courriel, la messagerie instantanée, agenda et des outils de collaboration en ligne. Certains ministères utilisent Wollmux, un outil open source de gestion de formulaires et modèles de documents développés par la ville allemande de Munich, « lit-on dans l’annonce faite sur le site officiel de la Commission européenne. Ce n’est que le début.
D’un point de vue extérieur, il semble que Linux devient de plus en plus populaire en Allemagne. Les fonctionnaires municipaux de partout dans le pays doivent sûrement observer les progrès réalisés par d’autres administrations et mettent les choses en oeuvre pour faire de même. Certes, il faudra beaucoup de temps pour les systèmes Linux et Windows à un certain niveau au moins de parité, mais ce jour est à venir.

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Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres

Vendredi 17 octobre 2014


Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.


Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association, a publié dans « Linux Pratique n°84 » une tribune intitulée « Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ? ». La tribune est désormais disponible au format PDF et au format ODT et ci-dessous :

 

Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ?

 

 

 

Quelques données sur les associations

 

D’une manière générale

 

Avant d’aborder la question du lien entre associations en France et logiciels libres, il est important de mesurer ce que représentent les associations en France pour mieux mesurer le potentiel de migration vers le libre qui existe et les clés pour le favoriser. Les quelques chiffres repris ci-après sont issus de « l’instantané »1 produit pour le mouvement associatif, qui est en quelque sorte la structure la plus importante en terme de représentation des associations en France. Ainsi, le nombre d’associations avoisinait2 en mars 2012, le nombre d’1,3 million. Il est estimé que cela représente 23 millions d’adhérents et 16 millions de bénévoles. Par ailleurs, fait important qu’il nous faut considérer pour cette tribune car influençant la manière d’approcher les associations pour les inciter à adopter plus massivement le logiciel libre : plus de 85 % d’entre elles n’ont pas de salariés. Pour les structures exclusivement bénévoles, l’approche individuelle ou grand public menée par de nombreux GULL3 sur les territoires ou par les associations nationales telle l’April4, est donc une action essentielle qui contribue à l’adoption de logiciels libres dans les associations. Enfin, pour terminer avec le panorama, on notera que :

 

« La multiplication très rapide des collectifs, coordinations, comités et l’explosion des réseaux sociaux qui peuvent être considérés comme des associations de fait vont très vite conduire à reconsidérer cette évaluation qui est fondée pour l’essentiel sur le nombre d’associations repérées comme telles dans les guides communaux. »5

 

Les associations d’éducation populaire, une classe d’associations particulière

 

Il existe une classe d’associations sans doute plus sensible que les autres à la migration vers les logiciels libres : les associations de jeunesse et d’éducation populaires. En effet, les valeurs que ces associations portent et défendent convergent avec celles mises en avant par les libristes. Il reste difficile de définir6 en une phrase ce qu’est l’éducation populaire7 mais les logiques de partage, la formation tout au long de la vie, l’entraide, la coopération et la capacité à rendre les citoyens acteurs, sont quelques valeurs convergentes. Le nombre de ces associations se revendiquant de l’éducation populaire serait de l’ordre de 430 000 (soit 49 % du nombre total d’associations en France) selon les chiffres communiqués par le CNAJEP8.

 

Pourquoi les associations doivent poursuivre leurs efforts de migration vers les logiciels libres ?

 

C’est une manière pour elles d’agir et de transformer, par leurs choix et leurs actions de migration, une informatique propriétaire devenue folle et imposant désormais son monopole au mépris des usagers. Que l’on soit pour ou contre les logiques de marché, l’excès est condamnable et doit être combattu : les systèmes de rentes instaurées par exemple par les licences et les antifonctionnalités qui en découlent, sont néfastes pour la libre circulation de l’information et l’émancipation du citoyen. Ceci étant, une migration, qu’elle soit partielle ou totale, demande un effort et il est systématiquement chronophage que de vouloir s’affranchir de systèmes auxquels chacun s’est habitué ! Bref, de l’énergie est nécessaire mais l’effort est aussi une valeur de l’éducation populaire !

 

Il y a donc une prise de conscience nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme une réelle question politique au sein des associations et éviter de reléguer cela sans cesse à une unique problématique technique. Oui, faire l’effort, à chaque fois que cela est possible pour une association, d’opter pour le logiciel libre doit être pensé, débattu et choisi au sein des instances des associations (conseils d’administration ou assemblées générales par exemple).

 

Pour conclure cette partie, les propos de Christophe Sarrot, repris par Nathalie Boucher-Petrovic lors des RMLL 20069 à Vandoeuvre sont éloquents et significatifs :

 

« Connaître, utiliser, promouvoir et développer des logiciels libres est un enjeu important pour l’éducation populaire aujourd’hui. Non pas tellement parce qu’ils sont, bien sûr, une réponse fiable, simple et économique à des besoins techniques, mais surtout parce que leur existence est due à des pratiques qui fondent l’éducation populaire et qui veulent permettre la transformation des personnes et des outils par un libre échange des savoirs, pour un mieux vivre ensemble. »

 

Au delà, des logiciels libres et du système d’exploitation…

 

La question du respect de la vie privée et de la protection des données concernent évidemment aussi votre association : respecter vos adhérents, c’est d’abord maîtriser la sécurité des données collectées et éviter qu’elles ne soient utilisées à d’autres usages que ceux prévus initialement. C’est d’autant plus important depuis les révélations d’Edward Snowden et la mise en évidence des écoutes généralisées par les gouvernements. Là encore, le logiciel libre est une voie pour tenter de mieux maîtriser ses données : soyons clairs, le logiciel libre ne pourra jamais garantir la sécurité absolue de vos systèmes. Ceci étant (au delà même de la problématique centrale de l’humain assis sur la chaise devant l’écran qui est souvent la cause des fuites de sécurité), de part sa nature ouverte, le logiciel libre permet, quant on le souhaite et avec les compétences ad’hoc, d’analyser si des défauts de sécurité existe.

 

Bien sûr, la question de la maîtrise technique est centrale mais est-ce à dire que chaque bénévole ou salarié d’association se doit d’être un expert informatique ? La réponse est clairement non. Sur ce point, une solution peut consister à tisser un réseau de confiance et de compétences pour pouvoir être éclairé le moment venu et faire des choix pertinents : c’est heureusement une compétence des réseaux associatifs ! En effet, les réseaux associatifs ont cette capacité à mutualiser, partager des compétences et c’est aussi un savoir faire des fédérations : il convient donc de renforcer cette compétence pour permettre une plus grande adoption des logiciels libre et une meilleure maîtrise des enjeux politique et technique de l’informatique. Un autre effort doit être fait aussi pour appréhender une culture technique minimum. La formation, en particulier celle des bénévoles, est une clé pour cela.

 

Oui, pour limiter les risques d’usages inopportuns des données concernant votre association ou ses membres, là encore, un effort va devoir être produit : il vous faudra limiter et diversifier l’usage de ces services pseudo-gratuits qui nous apparaissent plus rapides, plus faciles, plus séduisants. Il faut tenter de trouver un service alternatif plus respectueux des données personnels. Les communautés de développeurs de logiciels libres font chaque jour des efforts importants pour répondre à vos besoin associatifs et rendre toujours plus simple l’usage pour les utilisateurs ayant peu de compétences. On peut citer par exemple l’outil Framadate10 mis en place par Framasoft11 qui permet, sans que les donnée ne soient analysées à votre insu, de mettre en place de simples sondages (dates, consultations simples).

 

Encore une fois, quand tout est simplifié pour soi-disant vous faciliter la vie, le revers de la médaille est que l’on ne maîtrise plus les aspects techniques et que l’on ne distingue plus ce qui relève de la technique pure ou de dispositifs mis en place pour préserver un acquis commercial (comme le sont par exemple les DRM12). Rappelez-vous que si c’est gratuit, c’est vous le produit (profitons d’ailleurs de cette remarque pour rappeler que « libre » dans « logiciel libre » ne veut pas dire « gratuit »). Bref, faisons le pari de l’effort et défendons une éthique informatique autour du libre en cohérence avec nos valeurs associatives et celles de l’éducation populaire en particulier.

 

Et concrètement ?

 

Quand l’association décèle un nouveau besoin d’outil informatique, le réflexe doit d’abord être la recherche d’un logiciel libre répondant à ce besoin : la logithèque de logiciels libres couvrent la majeure partie des besoins des associations. Le guide des logiciels libres pour les associations13 téléchargeable sur le site libreassociation.info et produit par le groupe de travail éponyme de l’April, aborde cette question et présente des logiciels libres qui ont fait leurs preuves en milieu associatif.

 

Enfin, le changement se prépare et s’accompagne. Vouloir changer du jour au lendemain un logiciel privateur utilisé de longue date au sein de l’association est le meilleur moyen de générer un effet contre-productif et de voir les utilisateurs rejeter le logiciel libre : la formation et l’accompagnement des utilisateurs sera une clé de la réussite de migration partielle ou totale pour votre association.

 

Informations sur la tribune

 

Cette tribune a été écrite par Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association (http://www.libreassociation.info). Elle a été publiée dans « Linux Pratique n°84 » de juillet/août 2014.

 

 

 

Vous êtes encouragés à utiliser, copier, diffuser et modifier ce document selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre (http://artlibre.org/licence/lal/) version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/) et licence GNU FDL3 version 1.3 ou ultérieure (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html).

 

Notes

 

1 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

 

2 Il s’agit bien sûr d’une approximation puisqu’il reste difficile de mesurer précisément les associations qui meurent ou qui sont « en sommeil ». Cependant, ne sont pas comptées ici les associations « de fait », les collectifs, ou les communautés sur internet

 

3 Groupe d’utilisateurs de logiciels libres

 

4 Association pour la promotion et la défense des logiciels libres : http://www.april.org/

 

5 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

 

6 François Tétard, historienne de l’éducation populaire a écrit à ce sujet : « L’éducation populaire est par définition indéfinissable, mais c’est un ressenti partagé ! »

 

7 Pour en appréhender le périmètre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

 

8 Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire : http://www.cnajep.asso.fr/

 

9 Communication-RMLL-2006-Education-populaire-et-logiciels-libres-NBP.pdf

 

10 http://framadate.org/

 

11 http://www.framasoft.net/

 

12 Digital right managment. Pour en savoir plus : https://www.april.org/publication-april-synthese-sur-les-drm

 

13 guide-libre-association-version-1.0.pdf

Source April

 

Le noyau Linux survivra à l’année 2038

Jeudi 9 octobre 2014

Open Source : La dernière mise à jour du noyau Linux est arrivée en début de semaine, passant le kernel de l’OS libre en version 3.17. Cette mise à jour apporte de nombreuses améliorations et corrige le bug de l’an 2038, héritier méconnu du bug de l’an 2000.

Nous n’avons pas pour habitude de faire un papier pour chaque mise à jour du kernel Linux : ce passage à la version 3.17 est la cinquième mise à jour du kernel depuis le début de l’année 2014 et celle-ci n’augure pas de changement majeur dans l’histoire de l’OS Libre. Il y a bien sur de nombreuses corrections et améliorations apportées, environ 11.000 pour être précis, mais l’un de ces correctifs en particulier mérite que l’on s’y attarde : la correction du bug de l’année 2038.

Ce problème se pose pour les systèmes qui respectent la norme POSIX d’affichage du temps aussi connu sous le nom d’heure Unix. Dans ce système, le temps est exprimé en secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970 à minuit pile. Le principal souci de ce système, c’est que les ordinateurs 32 bits risquent de voir leur fonctionnement perturbé à compter du 19 janvier 2038 à 3h14 et 7s UTC. En effet, le chiffre stockant le décompte des secondes écoulées aura atteint son maximum possible sur les systèmes 32 bits et reviendra immédiatement à la date du 13 décembre 1901.

Doomsday clock

Différentes solutions sont possibles mais la multiplicité des systèmes reposant sur cette norme rend le déploiement de correctifs compliqués. Pour les utilisateurs de Linux en tout cas, ce ne sera plus un problème : la version 3.17 corrige ce bug, avec une petite vingtaine d’année d’avance mais mieux vaut prévenir que patcher en urgence des milliers de systèmes lors d’une froide soirée de janvier 2038.

Mis à part ce correctif mineur, mais insolite, cette nouvelle version apporte également de nouvelles prises en charges de drivers ainsi qu’une sécurité améliorée pour les utilisateurs compilant le noyau sur des machines ARM 64 bits. Le noyau continue d’ailleurs son ouverture vers l’univers ARM avec le support de nouveaux SoC. Plein d’autres correctifs et améliorations ont été déployés et d’anciens drivers aujourd’hui obsolètes ont étés retirés. Les différentes distributions devraient naturellement se mettre à jour sous peu.

Source znet