Archive pour la catégorie ‘Non classé’

La ville Allemande de Gummersbach migre sous Linux

Vendredi 24 octobre 2014

 

L’Allemagne est désormais au premier plan de l’open source parce que beaucoup de villes de ce pays soit envisagent le passage à Linux ou ont déjà terminé ce processus. La ville allemande de Gummersbach rapporte que  son administration utilise actuellement presque exclusivement linux. La ville de Munich est certainement une histoire de succès quand il s’agit de l’adoption de l’open source. Maintenant au tour de Gummersbach. Ce type de changements ne fait pas souvent la une de la presse et la communauté Linux en entend habituellement parler longtemps après la fin du processus, mais nous avons maintenant la possibilité d’en apprendre à ce sujet très rapidement. Gummersbach a seulement environ 50.000 habitants, donc ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une métropole. Il est plus petit que l’un des quartiers résidentiels de Munich, mais l’administration de la ville a eu une claire vision de ce qu’ils avaient à faire. Le processus de migration a commencé en 2007 et il leur a fallu quelques années pour que tout soit en place. Dans l’ensemble, environ 300 PC ont migré vers l’open source à partir d’un système propriétaire. Les représentants de la Ville n’ont pas fourni de détails sur ce système, mais ils ont dit qu’il n’était plus maintenu par la société qui l’a fait. Cela semble être plus Windows XP et Microsoft. « L’administration utilise désormais 300 petits PC clients, avec bureau et applications récupéré d’un cluster SuSE Linux Terminal Server de six serveurs. L’environnement de bureau est Mate. Les membres du personnel de la ville utilisent la suite LibreOffice comme outils de productivité bureautique et la suite Open-Xchange pour le courriel, la messagerie instantanée, agenda et des outils de collaboration en ligne. Certains ministères utilisent Wollmux, un outil open source de gestion de formulaires et modèles de documents développés par la ville allemande de Munich, « lit-on dans l’annonce faite sur le site officiel de la Commission européenne. Ce n’est que le début.
D’un point de vue extérieur, il semble que Linux devient de plus en plus populaire en Allemagne. Les fonctionnaires municipaux de partout dans le pays doivent sûrement observer les progrès réalisés par d’autres administrations et mettent les choses en oeuvre pour faire de même. Certes, il faudra beaucoup de temps pour les systèmes Linux et Windows à un certain niveau au moins de parité, mais ce jour est à venir.

Source

Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres

Vendredi 17 octobre 2014


Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.


Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association, a publié dans « Linux Pratique n°84 » une tribune intitulée « Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ? ». La tribune est désormais disponible au format PDF et au format ODT et ci-dessous :

 

Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ?

 

 

 

Quelques données sur les associations

 

D’une manière générale

 

Avant d’aborder la question du lien entre associations en France et logiciels libres, il est important de mesurer ce que représentent les associations en France pour mieux mesurer le potentiel de migration vers le libre qui existe et les clés pour le favoriser. Les quelques chiffres repris ci-après sont issus de « l’instantané »1 produit pour le mouvement associatif, qui est en quelque sorte la structure la plus importante en terme de représentation des associations en France. Ainsi, le nombre d’associations avoisinait2 en mars 2012, le nombre d’1,3 million. Il est estimé que cela représente 23 millions d’adhérents et 16 millions de bénévoles. Par ailleurs, fait important qu’il nous faut considérer pour cette tribune car influençant la manière d’approcher les associations pour les inciter à adopter plus massivement le logiciel libre : plus de 85 % d’entre elles n’ont pas de salariés. Pour les structures exclusivement bénévoles, l’approche individuelle ou grand public menée par de nombreux GULL3 sur les territoires ou par les associations nationales telle l’April4, est donc une action essentielle qui contribue à l’adoption de logiciels libres dans les associations. Enfin, pour terminer avec le panorama, on notera que :

 

« La multiplication très rapide des collectifs, coordinations, comités et l’explosion des réseaux sociaux qui peuvent être considérés comme des associations de fait vont très vite conduire à reconsidérer cette évaluation qui est fondée pour l’essentiel sur le nombre d’associations repérées comme telles dans les guides communaux. »5

 

Les associations d’éducation populaire, une classe d’associations particulière

 

Il existe une classe d’associations sans doute plus sensible que les autres à la migration vers les logiciels libres : les associations de jeunesse et d’éducation populaires. En effet, les valeurs que ces associations portent et défendent convergent avec celles mises en avant par les libristes. Il reste difficile de définir6 en une phrase ce qu’est l’éducation populaire7 mais les logiques de partage, la formation tout au long de la vie, l’entraide, la coopération et la capacité à rendre les citoyens acteurs, sont quelques valeurs convergentes. Le nombre de ces associations se revendiquant de l’éducation populaire serait de l’ordre de 430 000 (soit 49 % du nombre total d’associations en France) selon les chiffres communiqués par le CNAJEP8.

 

Pourquoi les associations doivent poursuivre leurs efforts de migration vers les logiciels libres ?

 

C’est une manière pour elles d’agir et de transformer, par leurs choix et leurs actions de migration, une informatique propriétaire devenue folle et imposant désormais son monopole au mépris des usagers. Que l’on soit pour ou contre les logiques de marché, l’excès est condamnable et doit être combattu : les systèmes de rentes instaurées par exemple par les licences et les antifonctionnalités qui en découlent, sont néfastes pour la libre circulation de l’information et l’émancipation du citoyen. Ceci étant, une migration, qu’elle soit partielle ou totale, demande un effort et il est systématiquement chronophage que de vouloir s’affranchir de systèmes auxquels chacun s’est habitué ! Bref, de l’énergie est nécessaire mais l’effort est aussi une valeur de l’éducation populaire !

 

Il y a donc une prise de conscience nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme une réelle question politique au sein des associations et éviter de reléguer cela sans cesse à une unique problématique technique. Oui, faire l’effort, à chaque fois que cela est possible pour une association, d’opter pour le logiciel libre doit être pensé, débattu et choisi au sein des instances des associations (conseils d’administration ou assemblées générales par exemple).

 

Pour conclure cette partie, les propos de Christophe Sarrot, repris par Nathalie Boucher-Petrovic lors des RMLL 20069 à Vandoeuvre sont éloquents et significatifs :

 

« Connaître, utiliser, promouvoir et développer des logiciels libres est un enjeu important pour l’éducation populaire aujourd’hui. Non pas tellement parce qu’ils sont, bien sûr, une réponse fiable, simple et économique à des besoins techniques, mais surtout parce que leur existence est due à des pratiques qui fondent l’éducation populaire et qui veulent permettre la transformation des personnes et des outils par un libre échange des savoirs, pour un mieux vivre ensemble. »

 

Au delà, des logiciels libres et du système d’exploitation…

 

La question du respect de la vie privée et de la protection des données concernent évidemment aussi votre association : respecter vos adhérents, c’est d’abord maîtriser la sécurité des données collectées et éviter qu’elles ne soient utilisées à d’autres usages que ceux prévus initialement. C’est d’autant plus important depuis les révélations d’Edward Snowden et la mise en évidence des écoutes généralisées par les gouvernements. Là encore, le logiciel libre est une voie pour tenter de mieux maîtriser ses données : soyons clairs, le logiciel libre ne pourra jamais garantir la sécurité absolue de vos systèmes. Ceci étant (au delà même de la problématique centrale de l’humain assis sur la chaise devant l’écran qui est souvent la cause des fuites de sécurité), de part sa nature ouverte, le logiciel libre permet, quant on le souhaite et avec les compétences ad’hoc, d’analyser si des défauts de sécurité existe.

 

Bien sûr, la question de la maîtrise technique est centrale mais est-ce à dire que chaque bénévole ou salarié d’association se doit d’être un expert informatique ? La réponse est clairement non. Sur ce point, une solution peut consister à tisser un réseau de confiance et de compétences pour pouvoir être éclairé le moment venu et faire des choix pertinents : c’est heureusement une compétence des réseaux associatifs ! En effet, les réseaux associatifs ont cette capacité à mutualiser, partager des compétences et c’est aussi un savoir faire des fédérations : il convient donc de renforcer cette compétence pour permettre une plus grande adoption des logiciels libre et une meilleure maîtrise des enjeux politique et technique de l’informatique. Un autre effort doit être fait aussi pour appréhender une culture technique minimum. La formation, en particulier celle des bénévoles, est une clé pour cela.

 

Oui, pour limiter les risques d’usages inopportuns des données concernant votre association ou ses membres, là encore, un effort va devoir être produit : il vous faudra limiter et diversifier l’usage de ces services pseudo-gratuits qui nous apparaissent plus rapides, plus faciles, plus séduisants. Il faut tenter de trouver un service alternatif plus respectueux des données personnels. Les communautés de développeurs de logiciels libres font chaque jour des efforts importants pour répondre à vos besoin associatifs et rendre toujours plus simple l’usage pour les utilisateurs ayant peu de compétences. On peut citer par exemple l’outil Framadate10 mis en place par Framasoft11 qui permet, sans que les donnée ne soient analysées à votre insu, de mettre en place de simples sondages (dates, consultations simples).

 

Encore une fois, quand tout est simplifié pour soi-disant vous faciliter la vie, le revers de la médaille est que l’on ne maîtrise plus les aspects techniques et que l’on ne distingue plus ce qui relève de la technique pure ou de dispositifs mis en place pour préserver un acquis commercial (comme le sont par exemple les DRM12). Rappelez-vous que si c’est gratuit, c’est vous le produit (profitons d’ailleurs de cette remarque pour rappeler que « libre » dans « logiciel libre » ne veut pas dire « gratuit »). Bref, faisons le pari de l’effort et défendons une éthique informatique autour du libre en cohérence avec nos valeurs associatives et celles de l’éducation populaire en particulier.

 

Et concrètement ?

 

Quand l’association décèle un nouveau besoin d’outil informatique, le réflexe doit d’abord être la recherche d’un logiciel libre répondant à ce besoin : la logithèque de logiciels libres couvrent la majeure partie des besoins des associations. Le guide des logiciels libres pour les associations13 téléchargeable sur le site libreassociation.info et produit par le groupe de travail éponyme de l’April, aborde cette question et présente des logiciels libres qui ont fait leurs preuves en milieu associatif.

 

Enfin, le changement se prépare et s’accompagne. Vouloir changer du jour au lendemain un logiciel privateur utilisé de longue date au sein de l’association est le meilleur moyen de générer un effet contre-productif et de voir les utilisateurs rejeter le logiciel libre : la formation et l’accompagnement des utilisateurs sera une clé de la réussite de migration partielle ou totale pour votre association.

 

Informations sur la tribune

 

Cette tribune a été écrite par Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association (http://www.libreassociation.info). Elle a été publiée dans « Linux Pratique n°84 » de juillet/août 2014.

 

 

 

Vous êtes encouragés à utiliser, copier, diffuser et modifier ce document selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre (http://artlibre.org/licence/lal/) version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/) et licence GNU FDL3 version 1.3 ou ultérieure (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html).

 

Notes

 

1 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

 

2 Il s’agit bien sûr d’une approximation puisqu’il reste difficile de mesurer précisément les associations qui meurent ou qui sont « en sommeil ». Cependant, ne sont pas comptées ici les associations « de fait », les collectifs, ou les communautés sur internet

 

3 Groupe d’utilisateurs de logiciels libres

 

4 Association pour la promotion et la défense des logiciels libres : http://www.april.org/

 

5 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

 

6 François Tétard, historienne de l’éducation populaire a écrit à ce sujet : « L’éducation populaire est par définition indéfinissable, mais c’est un ressenti partagé ! »

 

7 Pour en appréhender le périmètre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

 

8 Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire : http://www.cnajep.asso.fr/

 

9 Communication-RMLL-2006-Education-populaire-et-logiciels-libres-NBP.pdf

 

10 http://framadate.org/

 

11 http://www.framasoft.net/

 

12 Digital right managment. Pour en savoir plus : https://www.april.org/publication-april-synthese-sur-les-drm

 

13 guide-libre-association-version-1.0.pdf

Source April

 

Le noyau Linux survivra à l’année 2038

Jeudi 9 octobre 2014

Open Source : La dernière mise à jour du noyau Linux est arrivée en début de semaine, passant le kernel de l’OS libre en version 3.17. Cette mise à jour apporte de nombreuses améliorations et corrige le bug de l’an 2038, héritier méconnu du bug de l’an 2000.

Nous n’avons pas pour habitude de faire un papier pour chaque mise à jour du kernel Linux : ce passage à la version 3.17 est la cinquième mise à jour du kernel depuis le début de l’année 2014 et celle-ci n’augure pas de changement majeur dans l’histoire de l’OS Libre. Il y a bien sur de nombreuses corrections et améliorations apportées, environ 11.000 pour être précis, mais l’un de ces correctifs en particulier mérite que l’on s’y attarde : la correction du bug de l’année 2038.

Ce problème se pose pour les systèmes qui respectent la norme POSIX d’affichage du temps aussi connu sous le nom d’heure Unix. Dans ce système, le temps est exprimé en secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970 à minuit pile. Le principal souci de ce système, c’est que les ordinateurs 32 bits risquent de voir leur fonctionnement perturbé à compter du 19 janvier 2038 à 3h14 et 7s UTC. En effet, le chiffre stockant le décompte des secondes écoulées aura atteint son maximum possible sur les systèmes 32 bits et reviendra immédiatement à la date du 13 décembre 1901.

Doomsday clock

Différentes solutions sont possibles mais la multiplicité des systèmes reposant sur cette norme rend le déploiement de correctifs compliqués. Pour les utilisateurs de Linux en tout cas, ce ne sera plus un problème : la version 3.17 corrige ce bug, avec une petite vingtaine d’année d’avance mais mieux vaut prévenir que patcher en urgence des milliers de systèmes lors d’une froide soirée de janvier 2038.

Mis à part ce correctif mineur, mais insolite, cette nouvelle version apporte également de nouvelles prises en charges de drivers ainsi qu’une sécurité améliorée pour les utilisateurs compilant le noyau sur des machines ARM 64 bits. Le noyau continue d’ailleurs son ouverture vers l’univers ARM avec le support de nouveaux SoC. Plein d’autres correctifs et améliorations ont été déployés et d’anciens drivers aujourd’hui obsolètes ont étés retirés. Les différentes distributions devraient naturellement se mettre à jour sous peu.

Source znet

Une déclaration unilatérale des droits de l’homme numérique qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit

Mercredi 8 octobre 2014

 


Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.


Les associations Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Savoirs Com1, Framasoft, Libertic, Creative Commons France, April et République Citoyenne dénoncent la tribune du Forum d’Avignon « Pour une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit.

 

En novembre 2013, le Forum d’Avignon avait publié un manifeste intitulé « Principes d’une déclaration universelle de l’internaute et du créateur à l’heure du numérique » dans lequel il tentait d’assimiler données personnelles et créations en créant le concept de données culturelles numériques : « Les données culturelles numériques de chaque individu lui appartiennent. Elles ont une valeur patrimoniale et morale qu’il est seul à même de négocier »

 

Lors de son forum du 19 septembre 2014, le Forum d’Avignon a réitéré en publiant la tribune « Pour une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique ». Dans le paragraphe 5 de ce texte, il tente une nouvelle fois d’associer données personnelles et créations : « Toute exploitation des données comme des créations de tout être humain suppose son consentement préalable, libre, éclairé, limité dans le temps et réversible ».

 

Nous précisons que le Forum d’Avignon est un think tank français qui a pour objectif d’approfondir les liens entre les mondes de la culture et de l’économie et nous dénonçons sa récupération du débat sur les données personnelles au profit de ce qu’il promeut : un renforcement du droit d’auteur.

 

Ainsi, l’article 5 de la Déclaration, en réclamant que « toute exploitation des données, comme des créations » fasse l’objet d’un consentement préalable de l’individu, passe sous silence la place fondamentale du domaine public ainsi que des exceptions et limitations au droit d’auteur, qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibrage et la préservation du système.

 

De même, l’application du droit d’auteur aux données personnelles est une solution dangereuse qui fait reposer sur l’individu seul la responsabilité et le contrôle de l’usage des données qui permettent de l’identifier. Le Conseil d’État et le Conseil National du Numérique ont ainsi, à juste titre, mis en garde contre cette conception qui pourrait aboutir à un renforcement des discriminations et donc des inégalités en matière de protection de la vie privée. Nous ne sommes pas tous égaux face à l’exploitation de nos données et il est important que des règles communes existent.

 

Nous souhaitons donc rappeler qu’une donnée dite personnelle n’est pas une œuvre de l’esprit et ne devrait pas être considérée comme telle. De même, une œuvre de l’esprit n’est pas une donnée personnelle et ne devrait pas être considérée comme telle.

 

La protection des données personnelles est un enjeu fondamental à l’ère du numérique. Il s’équilibre avec la liberté d’expression et le droit à l’information.

 

Les débats associés sont complexes, et nous avons avant tout besoin de clarifications sur les termes et les notions convoquées pour permettre au plus grand nombre d’y prendre part. La déclaration unilatérale du Forum d’Avignon, grandiloquente et trompeuse, brouille au contraire les enjeux.

 

Signataires :

 

Open Knowledge Foundation France (OKF France) est un groupe local de l’Open Knowlegde, un réseau international à but non lucratif fondé en 2004 qui promeut la culture libre sous toutes ses formes. L’OKF France participe activement à des initiatives de portée internationale telles que l’Open Data Index et développe des outils numériques tels que le Calculateur du Domaine Public. Contact : contact@okfn.fr

 

SavoirsCom1 est un collectif qui s’intéresse aux politiques des biens communs de la connaissance. SavoirsCom1 défend les positions exprimées dans son Manifeste. Contact : savoirscom1@gmail.com

 

La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée. Contact : Philippe Aigrain, co-fondateur et conseiller stratégique pa@laquadrature.net +33 6 85 80 19 31

 

République Citoyenne est une association aidant les citoyens à se forger des opinions sur le Gouvernement ouvert et à les faire valoir. Contact : contact@republiquecitoyenne.fr

 

Framasoft, réseau d’education populaire au Libre en général et au logiciel libre en particulier.
contact@framasoft.org

 

LiberTIC est une association nantaise de loi 1901, indépendante et non-partisane, qui a pour objectif de promouvoir l’e-démocratie et l’ouverture des données publiques. Contact : claire.libertic@gmail.com

 

Creative Commons France est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

 

April : Pionnière du logiciel libre en France, l’April, constituée de 4884 adhérents (4431 individus, 453 entreprises, associations et organisations), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone. Contact : contact@april.org

 

Source April

 

Logiciels-Libres enjeux et perspectives

Lundi 29 septembre 2014

Samedi 4 Octobre 2014 à 14h30 dans la salle du Forum  de  la médiathèque de Martigues

Conférence Enjeux et Perspectives pour les  Logiciels-Libres par Alain Riffart

REJOIGNEZ-NOUS

 

Attention, une faille de sécurité dans bash vient d’être divulguée, il est recommandé de mettre à jour son système

Vendredi 26 septembre 2014

Une faille de sécurité dans bash a été divulguée le 24 septembre 2014. Celle ci permet l’exécution de code arbitraire via l’environnement.
Cette faille est très sérieuse et permet des attaques via le réseau ainsi que des élévations de privilège en local.

Pour savoir si votre machine est affectée, lancez la commande :

env x='() { :;}; echo vulnerable' bash -c "echo this is a test"

Une machine vulnérable retournera :

vulnerable this is a test

Une machine non affectée retournera :

bash: avertissement : x: ignoring function definition attempt bash: erreur lors de l'import de la
définition  de fonction  pour « x » this is a test

Un correctif de sécurité a été déployé, il suffit de mettre à jour votre système :

sudo apt-get update ; sudo apt-get upgrade

Attention, les seules versions supportées par les mises à jour de sécurité sont les suivantes :

  • 10.04 LTS (Lucid Lynx) serveur uniquement
  • 12.04 LTS (Precise Pangolin)
  • 14.04 LTS (Trusty Tahr)
  • 14.10 (Utopic Unicorn)

Cette faille n’a pas d’effet directement. Pour être exploitée elle doit être par exemple couplé à un service réseau qui utilise bash (ex. serveur web + lCGI, ssh, …) ou un exécutable local avec le bit(suid).

Détails techniques.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, cette faille consiste en l’exploitation d’un problème du parseur de bash. Lors de la définition d’une variable il est possible d’utiliser un petit hack pour passer la définition d’une fonction shell :

VAR='() { echo plop; }' bash -c 'VAR'

Aucun code ne devrait être exécuté directement. Seules les variables et fonctions sont exportées.

Les versions de bash affectées exécutent tout code à la suite de la définition d’une fonction :

VAR='() { echo plop; }; code_malicieux' bash -c 'echo on lance un sous-shell'

Dans les versions vulnérables, le code malicieux est interprété lorsque le shell définit les variables d’environnement. Dans les version corrigées, le parseur n’interprète pas le code_malicieux.

Source

Le guide du Logiciel Libre pour les TPE-PME

Mardi 23 septembre 2014

Sortis de leur carcan “geek”, les logiciels libres offrent aux entreprises une alternative aux produits propriétaires, couvrant la plupart de leurs tâches.

Pour une TPE-PME, les logiciels libres peuvent être une solution simple et économique. Si certaines solutions comportent des limites, les logiciels libres sont tout aussi efficaces que leurs équivalents propriétaires. Ils permettent de réaliser des économies : pas de licences à acheter, même si quelques fonctionnalités avancées peuvent être payantes.

Ils sont aussi plus sûrs : les codes sources des solutions propriétaires sont tenus secrets, quand les code sources des logiciels libres sont ouverts, donc sous l’oeil vigilant de la “communauté du libre”.

Les OS libres

Passer par un système d’exploitation libre nécessite de s’investir, mais de nombreux tutoriels sont disponibles sur le Web, et des prestataires peuvent vous accompagner si besoin. A long terme, les OS comme OpenBSD ou Linux Mint ont de multiples avantages : gratuité, sécurité, fonctionnalités avancées. Une PME-TPE n’aura pas toujours le temps d’apprendre à les maitriser : voilà pourquoi les solutions présentées ici tournent aussi sous Windows ou Mac.

“Il faudra peut être prévoir un temps pour former les salariés, si ceux-ci utilisent des logiciels propriétaires depuis longtemps”, nous indique Philippe Scoffoni, conseiller en logiciels libres.

La Bureautique

Traitement de texte, tableurs, diaporamas : la suite bureautique Libre Office propose des outils similaires à ceux de Microsoft Office ou Apple iWork, même si certaines fonctionnalités sont moins poussées. Des alternatives existent aussi dans le domaine de la PAO et du traitement d’images. Face à InDesign ou QuarkXPress, Scribus permet de réaliser, facilement, des documents de qualité. Face à Adobe Photoshop / Illustrator, GIMP et Inkscape s’en sortent haut la main.

Surfer et communiquer

Pour surfer, Firefox est idéal. Ce navigateur ne collecte pas de données comme Google Chrome, est aussi rapide que Safari ou Internet Explorer, et permet d’utiliser une collection d’extensions très utiles.

Pour concevoir des sites web, BlueGriffon constitue une bonne alternative à Dreamweaver. Des fonctionnalités moins avancées, mais une bonne gestion du HTML5. Des systèmes de gestion de contenu ont aussi fait leurs preuves, tels que WordPress et Drupal.

Pour communiquer, une TPE-PME pourra utiliser un logiciel de messagerie libre comme Thunderbird, qui permet, avec son extension Lightning, de gérer emails et agendas. Une TPE pourra aussi avoir besoin de discuter en ligne, avec un outil de messagerie instantanée comme Pidgin. Les PME se tourneront plutôt vers une solution de communications unifiées comme XiVO, qui propose, clé en main, un service de messagerie unifiée et de téléphonie IP, et qui permet de réaliser des visio-conférences.

La gestion d’entreprise

Pour la gestion d’entreprise, des progiciels de gestion intégrée (ERP) permettent d’assurer la gestion commerciale, la gestion des ventes et la gestion de la relation client (CRM). Une TPE privilégiera Dolibarr, simple d’utilisation, quand une PME préfèrera Odoo, plus complet. En matière de comptabilité, Open Concerto comblera une TPE, quand le module dédié d’Odoo ou le moteur OpenPAIE satisferont une PME.

En matière de gestion de projets, Project Libre est l’outil idéal pour une TPE. Une PME se dirigera plutôt vers un outil collaboratif comme Redmine, qui offre des fonctions plus étendues. Et pour le commerce en ligne, des outils gratuits comme Prestashop (pour les TPE) et Drupal Commerce (pour les PME) s’avèreront aussi pratiques que les solutions propriétaires.

La sécurité

“En ce qui concerne la protection réseau, mieux vaut utiliser des UTM, qui permettent de filtrer les IP et le web”, nous explique Eric Leblond, spécialiste de la sécurité des logiciels libres. Simples à utiliser, PfSense ou SmoothWall changent un PC en pare-feu. Côté antivirus, ClamAV est un logiciel fiable et efficace.

Concernant le stockage de données, OwnCloud permettra aux PME de créer un “Cloud personnel”, garantissant une confidentialité maximale. Pour une TPE, IKeepinCloud, basé sur OwnCloud, sera plus simple à utiliser. Une PME-TPE pourra aussi utiliser GnuPG pour chiffrer ses communications, et AESCrypt pour chiffrer des documents sensibles. Un logiciel de sauvegarde comme BackupPc sera enfin très utile.

Cet article ne présente qu’une infime partie du catalogue des logiciels libres. Pour vous renseigner d’une façon plus exhaustive, Framasoft en recense plus de 1000.

Source

ULLM et journée des associations

Jeudi 28 août 2014

Comme les années précédentes l’ULLM tiendra un stand lors de journée des associations qui se déroulera le samedi 20 septembre à la halle de Martigues. L’ouverture des portes au public aura lieu à 10h À cette occasion nous vous invitons à venir découvrir les logiciels libres et notre association. Nous vous proposons à partir de 14h, dans le hall de la halle, un atelier sur le montage vidéo réalisé avec des outils libres. Venez nombreux.

Linux Identity fait honneur à Debian 7.4

Mercredi 23 avril 2014

 

La quatrième mise à jour du système Debian, 7.4, est disponible dans le nouveau magazine Linux Identity.

 

Peu importe le processeur, Intel ou AMD, quelle que soit la marque de votre ordinateur, Debian devrait trouver sa place.

A cette édition est attaché le DVD double-face avec les outils d’installation complets de Debian 7.4, destinés aux architectures 32 et 64 bits.

Sommaire

Mais qu’est-ce qu’il y a dedans (Description du contenu du DVD)
Et l’aventure commence (Installation)
Derniers petits réglages (Configuration)
Bluemind – eprit bleu
MonetDB – rangement en colonne
Streaming

  Source   

Debian 7 Wheezy

Jeudi 27 février 2014

Deux petits tutoriels en format pdf :

- Installation de Wheezy et configuration                       Debian_ wheezy

 - Configuration Gnome 3                                             Configurer Gnome 3

 

Télécharger  Debian  Wheezy  :   http://www.debian.org/index.fr.htm