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Pas d’intelligence artificielle en Europe sans logiciel libre selon la FSFE

Jeudi, mai 5th, 2022

Le Parlement européen a adopté ce mardi une résolution sur l’intelligence artificielle (IA), avec une une énorme majorité de 495 voix pour, 34 contre et 102 abstentions. Le texte contient de nombreuses références aux avantages des logiciels libres, confirme la FSFE.

La branche européenne de la FSF demande maintenant au Parlement de transférer sa propre position dans le règlement sur l’IA.

La résolution stipule que dans les marchés publics, les logiciels devraient être logiciels libres dans le but d’encourager la collaboration transfrontalière. Le Parlement souligne également l’importance des logiciels libres comme moyen d’ »améliorer les investissements et de stimuler l’innovation dans les technologies de l’IA dans l’UE.
dans l’UE
« .

« Nous savons déjà que les problèmes mondiaux nécessitent des solutions mondiales. Grâce aux logiciels libres, les solutions existantes dans un pays peuvent être adoptées dans un autre, ce qui évite la duplication du travail et du temps, tout en permettant une meilleure auditabilité et inspection du code source« , déclare Lina Ceballos, responsable du projet politique de la FSFE.

Jusqu’à la fin du mois de mai, les députés peuvent déposer des amendements au texte de la Commission, à partir desquels la position du Parlement se formera. Le site de la FSFE a récemment partagé un document dédié aux décideurs. Il comprend des arguments élaborés sur l’utilisation des logiciels libres dans les technologies d’IA.

Source toolinux.com

Vulnérabilités dans le noyau Linux de RedHat, SUSE et Ubuntu

Vendredi, avril 29th, 2022

CERT-FR publie cette semaine une série d’avertissements relatifs au noyau Linux des distributions suivantes : RedHat, Ubuntu et SUSE. Voici les détails et ce qu’il faut faire.

Le Centre gouvernemental de veille, d’alerte et de réponse aux attaques informatiques publie régulièrement des avis de sécurité. Cette fois, ce sont 3 distributions Linux majeures qui sont concernées par des avis publiés coup sur coup ce 27 avril.

Plusieurs vulnérabilités ont été découvertes dans le noyau Linux de SUSE : « Certaines d’entre elles permettent à un attaquant de provoquer un problème de sécurité non spécifié par l’éditeur, un déni de service à distance et un contournement de la politique de sécurité« . Celles qui ont été découvertes dans le noyau Linux de Red Hat permettent « à un attaquant de provoquer un déni de service à distance et une élévation de privilèges« . De nombreuses versions de SUSE et RedHat sont concernées par ce problème.

Enfin, idem dans le noyau Linux d’Ubuntu 22.04 LTS, dont nous vous parlions dans cet article : les vulnérabilités permettent à un attaquant de « provoquer une exécution de code arbitraire à distance, un déni de service à distance et une atteinte à la confidentialité des données« .

Les avis sont assortis de solutions pratiques, qui consistent bien souvent en une simple mise à jour.

Nous vous conseillons de vous abonner aux bulletins de sécurité, disponibles via des flux RSS (alertes, menaces, avis, bulletins). Un flux RSS complet est également proposé par le CERT-FR à cette adresse.

Source toolinux.com

Linux : Comment créer rapidement une machine virtuelle avec Boxes ?

Jeudi, avril 28th, 2022

Boxes est un excellent moyen de créer des machines virtuelles sous Linux. La rédaction de ZDNet vous propose de suivre le guide pour apprendre à utiliser cet outil.

Imaginez : vous utilisez une distribution Linux et vous souhaitez déployer rapidement une machine virtuelle d’une autre distribution Linux à des fins de test, ou pour disposer d’un système d’exploitation secondaire à utiliser pour développer, faire de la formation ou simplement pour vous amuser à essayer différentes distributions.

Une des façons les plus faciles de procéder est de passer par Boxes, qui fait partie de l’écosystème du bureau GNOME et peut être utilisé pour faire tourner des machines virtuelles. Vous pouvez créer autant de machines virtuelles que vous le souhaitez (à condition que votre espace de stockage local soit suffisant).

Ces machines virtuelles se comportent comme des systèmes d’exploitation invités sur votre hôte, vous pouvez donc les utiliser pour vous connecter, installer des applications et faire à peu près tout ce que vous faites avec votre système d’exploitation hôte. L’avantage de ces machines virtuelles est qu’elles peuvent être créées et détruites facilement.

Savez-vous virtualiser ?

Si quelque chose ne va pas, vous pouvez supprimer la machine virtuelle sur laquelle vous travaillez et en démarrer une autre. Supposons, par exemple, que vous souhaitiez installer une application mais que vous ne soyez pas sûr à 100 % de la manière dont elle interagira avec votre système d’exploitation hôte (ou si elle est suffisamment sûre pour être installée sur l’hôte, où résident vos données personnelles) ; créez une machine virtuelle, testez l’application et détruisez la machine virtuelle sans endommager votre système d’exploitation par défaut.

Laissez-nous vous montrer comment faire. Nous allons créer une instance de Endless OS en tant qu’invité sur Pop!_OS fonctionnant comme hôte. Avant de commencer, vous devez d’abord vous assurer que votre matériel est capable de virtualiser. Pour ce faire, connectez-vous à votre bureau Linux, ouvrez une fenêtre de terminal, et lancez la commande « lscpu ».

Dans la sortie de cette commande, vous devriez voir quelque chose comme ceci : Virtualisation : VT-x. Si cette ligne apparaît, c’est que vous êtes prêt.

Installation de Boxes

Boxes n’étant pas installé par défaut, vous devrez peut-être commencer par l’installer. Vous pouvez le faire de deux façons. La manière la plus simple d’installer Boxes est d’ouvrir le centre de logiciels (tel que GNOME Software sur GNOME ou Discover sur KDE) et de rechercher Boxes. Une fois l’entrée localisée, cliquez dessus, puis cliquez sur Installer. Si vous préférez l’approche en ligne de commande, ouvrez une fenêtre de terminal et exécutez l’une des commandes suivantes.

  • Pour les distributions basées sur Ubuntu : sudo apt-get install gnome-boxes -y
  • Pour les distributions basées sur Red Hat : sudo dnf install gnome-boxes -y

Une fois le logiciel installé, vous êtes prêt à lancer votre première machine virtuelle.

Création d’une machine virtuelle avec Boxes

Ouvrez Boxes à partir du menu de votre bureau. Dans la fenêtre qui en résulte, cliquez sur « + » dans le coin supérieur gauche. Dans la fenêtre pop-up qui en résulte, faites défiler vers le bas et localisez le système d’exploitation Linux que vous voulez utiliser pour la machine virtuelle.

Dans notre cas, nous allons utiliser Endless OS Basic x86_64. Faites votre choix et Boxes créera automatiquement la machine virtuelle (cela peut prendre un certain temps, en fonction de la vitesse de votre connexion internet). Lorsque le téléchargement de l’ISO nécessaire est terminé (ce que Boxes fait automatiquement), configurez les options de limite de mémoire et de stockage en fonction de vos besoins et cliquez sur Créer pour terminer.

Boxes démarrera automatiquement le nouveau système d’exploitation invité, où vous pourrez ensuite suivre le processus d’installation. Le déroulement du processus d’installation dépend du système d’exploitation Linux que vous avez choisi pour l’invité. Une fois l’installation terminée, vous devrez redémarrer et vous pourrez vous connecter à votre invité.

Lorsque vous avez fini d’utiliser la machine virtuelle, vous pouvez cliquer sur la flèche pointant vers la gauche pour mettre l’invité en pause, puis fermer les boîtes. Vous pouvez ensuite cliquer sur le lanceur de votre machine virtuelle pour la démarrer à tout moment. Voilà à quel point il est facile de faire tourner une machine virtuelle Linux avec Boxes. Si vous en avez besoin un jour et que votre système d’exploitation hôte est Linux, Boxes est une excellente option qui nécessite beaucoup moins de configuration et de gestion que certains de ses concurrents (comme VirtualBox).

Source : zdnet.com

Linux Mint : prise en main de l’outil graphique de mise à jour

Mardi, avril 26th, 2022

L’équipe de Linux Mint propose depuis peu un outil dédié aux mises à jour de ses systèmes. Bien qu’il ne soit pas encore finalisé, il permet de se faire une très bonne idée de ce qu’il a dans le ventre. Que les utilisateurs se rassurent, mintupgrade remplit très bien sa mission.

Linux Mint a de nombreux fans. Ce système, basé sur les versions LTS d’Ubuntu, a séduit de nombreuses personnes par son interface léchée et ses outils intégrés. La distribution ne fait pas la course aux nouveautés et n’utilise presque jamais les versions flambant neuves des paquets, en dehors de certaines applications comme Firefox.

Il existe également une autre version, baptisée Linux Mint Debian Edition, ou LMDE. Comme son nom l’indique, elle se base sur Debian en lieu et place d’Ubuntu. Cette distribution gagne en visibilité depuis environ un an, car les choix de Canonical pour son Ubuntu sont en partie contestés, en particulier la grande invasion des snap.

Linux Mint a cependant, et depuis toujours, un problème avec les mises à jour majeures. Lorsque l’on souhaite migrer vers la nouvelle édition, il vaut mieux attendre que l’équipe publie une procédure. Le constat est valable pour les deux éditions, classique et Debian.

Un outil a cependant été présenté : mintupgrade. Disposant d’une interface graphique, il doit s’occuper comme un grand de la procédure.

Source nextinpact.com

Canonical Ubuntu 22.04 LTS : tous les détails

Lundi, avril 25th, 2022

Nous vous l’annoncions mercredi dernier. La dernière version LTS du système d’exploitation Ubuntu 22.04 est disponible depuis quelques jours. Voici toutes les nouveautés apportées par cette mise à jour importante.

Dans son communiqué officiel, Canonical vante les mérite de son système d’exploitation pour les entreprises et les institutions, parlant de « bonds en avant significatifs en matière de confidentialité dans le cloud, de noyau en temps réel pour les applications industrielles et de conformité à Active Directory, PCI-DSS, HIPAA, FIPS et FedRAMP pour les entreprises« . Ubuntu est d’ailleurs la seule distribution Linux prenant en charge les VM Azure Confidential.

« Notre mission est d’être une plateforme open-source sécurisée, fiable et cohérente – partout« , déclarait lors de la présentation officielle Mark Shuttleworth, le PDG de Canonical. « Ubuntu 22.04 LTS stimule l’innovation pour les industries ayant des besoins de sécurité d’infrastructure exigeants, tels que les télécommunications et l’automatisation industrielle dans leur transformation numérique. »

Ubuntu 22.04 : quoi de neuf ?

Ubuntu Desktop opte automatiquement pour le noyau Linux 5.17 sur les dernières générations de périphériques certifiés, avec d’autres nouveautés à tous les étages :

BlueZ 5.63 57
CUPS 2.4 22
NetworkManager 1.36 68
Mesa 22 44
GNOME 42
Poppler 22.02 29
PulseAudio 16 81
xdg-desktop-portal 1.14 28
LibreOffice 7.3
Firefox 99
Thunderbird 91

Ubuntu Desktop 22.04 LTS bénéficie d’améliorations significatives en termes de convivialité, de batterie et de performances avec l’arrivée officielle de GNOME 42, notamment grâce aux profils d’alimentation GNOME.

L’ergonomie n’est pas oubliée : Ubuntu 22.04 LTS propose dix couleurs d’accentuation différentes, appliquées aux variantes sombres et claires du thème Yaru, ainsi que la plus vaste sélection de fonds d’écran communautaires à ce jour dans la distribution.

L’OS apporte de nombreuses optimisations au niveau des pilotes graphiques Intel et Raspberry Pi.

Enfin, Ubuntu 22.04 LTS ajoute Rust et passeà OpenSSL v3, avec de nouveaux algorithmes pour une sécurité accrue.

ARM et Rapsberry Pi

Ubuntu 22.04 LTS est la première version LTS avec le support d’Ubuntu Desktop sur le Raspberry Pi 4. La prise en charge va désormais du Raspberry Pi Zero 2W au Raspberry Pi 4 avec 2 Go, ce qui en fait un ’environnement de bureau de développement beaucoup plus abordable encore.

Pour garantir de bonnes performances sur Arm, Canonical a également optimisé les images Ubuntu 22.04 LTS pour AWS Graviton. Sur AWS, Ubuntu est disponible à partir d’EC2.

Windows Subsystem for Linux

Les utilisateurs d’Ubuntu WSL peuvent passer directement à la version 22.04 LTS. Ubuntu WSL offre une meilleure intégration avec les environnements de développement natifs de Windows, comme Visual Studio Code et Docker Desktop. Les utilisateurs peuvent désormais mélanger les commandes Windows et Linux.

Télécharger Ubuntu 22.04

Vous pouvez télécharger gratuitement la dernière version LTS d’Ubuntu, pour les ordinateurs de bureau et les ordinateurs portables. Plusieurs versions sont déjà disponibles :

Ubuntu Desktop et Server
Ubuntu Cloud
Lubuntu
Kubuntu
Ubuntu Budgie
Ubuntu Kylin
Ubuntu MATE
Ubuntu Studio
Xubuntu

L’image de base Ubuntu 22.04 LTS est également disponible sur Docker Hub.

Support LTS

LTS signifie support à long terme, c’est-à-dire cinq ans, jusqu’en avril 2027. Ubuntu 22.04 bénéficiera ainsi de mises à jour de sécurité et de maintenance gratuites, garanties.

Configuration recommandée

La configuration minimale recommandée pour Ubuntu 22.04 :

Processeur double cœur de 2 GHz
4 Go de mémoire système
25 Go d’espace libre sur le disque dur
Accès à internet
Un lecteur de DVD ou un port USB pour le support d’installation.

Source toolinux.com

L’April présente aux JRES du 17 au 20 mai 2022 à Marseille

Dimanche, avril 24th, 2022

La 14e édition des JRES (Journées RÉSeaux de l’enseignement et de la recherche), qui devait initialement se tenir en 2021, a été reportée pour cause de Covid et aura finalement lieu du 17 au 20 mai 2022 à Marseille. On pourra y découvrir plusieurs dizaines de présentations issues d’auteur⋅e⋅s de la communauté enseignement/recherche. Le programme complet est disponible sur le site de la manifestation.

À cette occasion, l’April tiendra un stand dans le village associatif.

Eda Nano, administratrice de l’April, interviendra avec Olivier Langella et Filippo Rusconi dans la conférence « Logiciels libres : à la recherche du bien commun », mercredi 18 mai de 15 h 10 à 15 h 30, salle 3.

Source april.org

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Tout ce qui change avec la mise à jour LXQt 1.1.0

Mardi, avril 19th, 2022

Un peu plus de 5 mois après la sortie symbolique de la version 1.0, LXQt 1.1.0 vient peaufiner l’environnement de bureau léger basé sur Qt pour les distributions GNU/Linux et FreeBSD.

La mise à jour LXQt 1.1.0 a été livrée vendredi dernier. Elle est basée sur Qt 5.15, la dernière version LTS de Qt 5. Le portage vers Qt6 a bien commencé, mais une version stable de KF6 est attendue pour que le portage soit complet.

Le gestionnaire de fichiers de LXQt supporte maintenant l’interface DBus du gestionnaire de fichiers, qui est utilisée par certaines applications (comme Firefox et Chromium) qui font appel au gestionnaire de fichiers par défaut pour, par exemple, afficher les fichiers dans les dossiers.

Les thèmes LXQt reçoivent également une série d’améliorations bienvenues. Un nouveau thème et plusieurs fonds d’écran ont été ajoutés. Les traductions ont reçu de nombreuses mises à jour.

La liste complète des changements est disponible sur cette page.

Pour télécharger la nouvelle version, rendez-vous sur le wiki officiel, où vous trouverez les paquetages correspondant à votre distribution (Debian, Fedora, Gentoo, Mageia, etc.) et pour FreeBSD.

Source toolinux.com

Ubuntu 22.04 va sortir, avec son nouveau logo

Vendredi, avril 15th, 2022

Ubuntu 22.04 LTS, actuellement en version bêta, sortira le 21 avril prochain. L’occasion de revenir sur les changements subtils, mais surtout symboliques, du fameux logo que Canonical a revu pour l’occasion. Qu’est-ce qui change exactement ?

À l’approche de la sortie d’Ubuntu 22.04 LTS, qui va notamment inaugurer le nouvel installateur basé sur Flutter, c’est le logo d’Ubuntu qui s’offre un nettoyage de printemps. Les explications se trouvent sur le blog officiel.

D’où vient le logo d’Ubuntu ?

Le logo représente en réalité ce que Canonical appelle le « Circle of Friends », à savoir le Cercle des amis.

Quoi de neuf dans la nouvelle version du logo ?

Dans cette nouvelle version, ce qui n’a pas changé, c’est la combinaison classique de couleurs blanc sur orange, mais « la nouvelle version arbore des lignes épurées qui lient encore plus étroitement le Cercle des amis« . « Il est également un peu plus logique que les têtes soient maintenant à l’intérieur du cercle, se faisant face et se connectant plus directement« , explique Canonical.

Pourquoi le logo a été revu

Marcus Haslam, le designer à l’origine, en dit plus sur le processus de refonte : « Il y a treize ans, tout comme aujourd’hui, le processus a été long et minutieux pour parvenir à la version finale. Avec notre PDG, Mark Shuttleworth, nous avons eu carte blanche dans notre réflexion à chaque fois. Nos valeurs n’avaient pas changé à l’époque et elles n’ont pas changé aujourd’hui. Au bout du compte, rien n’avait plus de sens qu’actualiser le Cercle des amis pour lui donner un aspect plus contemporain. Le fait de boucler la boucle et d’y revenir a été une puissante affirmation de nos valeurs.«

Quand sort Ubuntu 22.04 ?

Ubuntu 22.04 sortira le 21 avril 2022. Nous vous informerons de la sortie et des nouveautés.

Vidéo

Quelle part de marché pour Linux dans le monde ? Les derniers chiffres

Lundi, avril 11th, 2022

Linux occupe aujourd’hui 2,36% du marché des systèmes d’exploitation de bureau. Android continue de dominer le mobile, mais pas les tablettes.

Nous savons, grâce à Statcounter, quels sont les systèmes d’exploitation les plus répandus, à la fois sur les ordinateurs, les mobiles et les tablettes. Voici les derniers chiffres (mars 2022).

Sur ordinateur

Pour le marché des ordinateurs, Windows continue de dominer le marché mondial avec 75,7% des ordinateurs de bureau ou portables. C’est un léger bon en avant : en mars 2021, le système d’exploitation de Microsoft était crédité de 75,56%. Son plus proche concurrent s’appelle macOS et 15,32% de parts de marché. C’est un peu moins bien que les 16,48% de l’an dernier.

Quelle est la part de marché de Linux ?

Linux occupe la 4e place avec 2,19 %, une petite progression par rapport au même mois en 2021, où Linux était crédité de 1,91%.

Et ChromeOS ?

ChromeOS occupe aujourd’hui 2,36% du gâteau, contre 1,97% l’an dernier. La progression est notable.

Quelles versions des OS ?

Windows 10 est le système d’exploitation le plus utilisé (74,82%)) devant Windows 7 (12,11%) pour Microsoft.

Windows 11 occupe déjà 8,45% du parc installé. Le système était à 2,6% en janvier 2022.

Pour Linux, le détail des distributions n’est pas fourni par StatsCounter.

Sur le mobile

Android est le premier système d’exploitation sur mobile : il est crédité de 71,7% des terminaux en circulation, devant iOS à 27,57%. KaiOS compte pour 0,14%. Les chiffres sont très stables d’une année à l’autre.

Quant aux versions d’Android, elles avancent toujours en ordre très dispersé : 35,62 pour Android 11, 23,81% pour Android 10, 11,77% pour Android 9 et encore 6,28% pour Android 8.1. Android 12 progresse bien à 9,47%.

Sur tablette

Pour les tablettes, Android occupe toujours la 2e place, avec un score moins élevé que sur smartphone : 45,99%. iPadOS dispose d’une avance confortable, avec 53,92% du marché.

Sur ce segment, Windows occupe 0,03% et Linux également 0,03%. Le Playbook de BlackBerry continue de faire de la figuration ou de la résistance à 0,01%.

Source toolinux.com

Poste de travail internet libre au ministère des Armées : une décision a-t-elle été prise ?

Jeudi, avril 7th, 2022

Entre novembre 2020 et mars 2021, le ministère des Armées a conduit une étude sur l’opportunité de s’équiper en système libre sur le périmètre des postes de travail internet pour « réduire l’empreinte du fournisseur Microsoft en utilisant des solutions libres ». Un document dont l’April a finalement réussi à obtenir communication et qui confirme la faisabilité d’une telle migration. L’April demande au ministère des Armées d’indiquer quelle décision a été prise concernant la poursuite des travaux sur le poste de travail internet libre, notamment en ce qui concerne le scénario qui envisageait un déploiement à horizon début 2022.

Télécharger l’étude du ministère des Armées

Depuis janvier 20201, on savait que le ministère des Armées avait décidé la conduite d’une étude sur l’opportunité de s’équiper en système libre sur le périmètre des postes de travail internet. Cette étude a donc été conduite entre novembre 2020 et mars 2021 autour de deux scénarii complémentaires, et a conclu à la faisabilité opérationnelle d’une migration vers des systèmes libres sur les postes concernés. Il n’est pour l’heure pas possible de savoir si une décision relative à ces hypothèses a été prise.

Concrètement, l’étude s’est appuyée sur un certain nombre d’acteurs (Atos, Cap Gemini, Gfi/Inetum, Econocom, Linagora, Sopra Steria, Smile, Alter Way, T Systems) et concerne 15 000 postes (estimation) en « libre-service » (soit dédiés à une personne, soit partagés donc situés dans un espace commun). Les usages visés sont notamment la navigation internet libre, les besoins bureautiques simples, le transfert de fichiers depuis une clé USB et la prise en charge des principaux formats d’image/audio/vidéo. Le socle logiciel conseillé est Ubuntu.

Le premier scénario envisagé prévoit le remplacement des postes sous système privateur Windows par des postes libres sous Ubuntu, avec un déploiement à horizon début 2022 et une gestion en local. Le deuxième scénario envisage le déploiement des postes mais avec une infrastructure de gestion dédiée et donc la création d’un marché dédié et la conduite d’études supplémentaires. « Le scénario 1 permet un démarrage plus rapide du projet avec un investissement modéré. En cas de retour positif et d’une orientation stratégique / priorisation sur le périmètre internet, le scénario 2 pourrait être mis en œuvre dans la continuité du scénario 1 : une infrastructure dédiée permettrait d’optimiser la gestion de ces postes libres et une sortie plus marquée du modèle Microsoft en remplaçant les annuaires Microsoft Active Directory par un annuaire libre. » L’étude, en juin 2021, énonçait qu’en cas de décision sur la poursuite des travaux il faudra réaliser d’une part un MVP (un produit minimum viable en français) et « lancer un inventaire détaillé ». Qu’en est-il de cette décision ? Notamment en ce qui concerne le scénario 1 qui tablait sur un déploiement à horizon 2022 ? L’April espère obtenir réponse à cette question dans un délai raisonnable…

Au-delà de ces scénarii, un point saillant du bilan de l’étude est qu’il conclut à la faisabilité d’une migration vers un système libre, techniquement et fonctionnellement, c’est-à-dire pour les besoins des utilisateurs et utilisatrices des postes concernés : « un socle logiciel libre basé sur des technologies libres peut adresser la majeure partie des besoins sur le périmètre des postes internet ». Cette affirmation est loin d’être anodine, notament dans le contexte du « plan d’action logiciels libres et communs numériques » lancé par le gouvernement en novembre 2021 pour renforcer l’usage du libre au sein des administrations 2.

L’étude ne fait nulle part mention des postes de travail de la Gendarmerie nationale, dont 80 000 sont sous Ubuntu. Le retour d’expérience de la Gendarmerie serait pourtant fort utile pour le ministère 3.

Sur le prisme économique, le commentaire dans le bilan de l’étude est très révélateur. Sans disqualifier une éventuelle migration, le bilan est que « l’intérêt économique n’est pas avéré à ce stade, les hypothèses sont approximatives du fait d’un manque de données internes consolidées (vision détaillée de l’existant, charge de gestion actuelle des postes) ». Autrement dit, pas d’inventaire détaillé et consolidé des postes du périmètre concerné par l’étude ni de connaissance des coûts de gestion actuels (sous un système Windows de Microsoft). Un désordre donc — on peut d’ailleurs se demander à quoi sert l’accord Open Bar avec Microsoft 4 – qui nécessitera un effort financier en conséquence pour y remédier. L’étude note d’ailleurs que « sur ce périmètre restreint de 15 000 postes sur le réseau Internet, la migration sous un système « libre » demandera au ministère un financement important et imposera surtout un effort très conséquent en ressources humaines pour l’exploitant DIRISI 5 dans un contexte déjà très tendu dans ce domaine ». Plutôt que d’y voir une opportunité d’investir sur le long terme pour assainir la situation, ce commentaire sur « l’intérêt économique » pose la question de la volonté d’engager des changements systémiques en profondeur. Il est par ailleurs regrettable que la « vision financière » de l’étude ait été entièrement noircie, elle ne semble en effet relever d’aucun secret protégé 6.

En complément de la question des ressources, l’un des enjeux pour le ministère semble être la maintenance de postes de travail libres. L’étude note que « les offres libres entièrement managées sur étagère n’existent pas sur le marché français. En effet, les fournisseurs se positionnent plutôt sur des activités plus traditionnelles de conception et n’ont pas l’habitude de gérer le service de bout en bout. Il est donc difficile d’envisager un service complètement externalisé ». Elle poursuit en considérant que « cette faible maturité du marché explique pourquoi seulement deux acteurs ont répondu à la sollicitation ».

C’est une très bonne chose que le ministère des Armées prenne acte de sa dépendance à Microsoft et pose les bases de sa décontamination. Si une approche progressive, par étape, a généralement du sens, la mainmise de Microsoft sur le système d’information du ministère, concrétisée par 15 années d’accord Open Bar entre l’administration et la multinationale, doit poser la question d’une action systémique complémentaire beaucoup plus large, particulièrement dans un contexte de tension budgétaire et de « ressource humaine ». Cela passera notamment par un effort de transparence bien plus important, par une volonté politique d’engager les investissements nécessaires et, si la « maturité du marché » du logiciel libre peut être un enjeu, par le levier de la commande publique. Et plus particulièrement, donc, par la mise en œuvre d’une priorité au logiciel libre.

  • 1. Dans une réponse à une question écrite en janvier 2020, le ministère disait « men[er] actuellement une étude pour s’équiper d’un poste de travail entièrement libre (système d’exploitation et logiciels de bureautique), sur le périmètre de son réseau internet dédié ». Lire le communiqué de l’April
  • 2. Lire le communiqué de l’April : Plan d’action logiciels libres et communs numériques : le Gouvernement avance, à son rythme
  • 3. Nous avions reçu le 3 septembre 2019 dans le cadre de l’émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune le lieutenant-colonel Stéphane Dumond, chef de bureau IT du Service des Technologies et des Systèmes d’Information de la Sécurité Intérieure de la Gendarmerie national.
  • 4. Officiellement, il s’agit d’un accord-cadre pour « le maintien en condition opérationnelle des systèmes informatiques exploitant des produits Microsoft », dont une des justifications est une meilleure gestion des systèmes d’information, et donc des postes de travail
  • 5. Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information
  • 6. Le 2° de l’article L. 311-5 du CRPA énumère les secrets protégés par la loi.

Source april.org