Qu’est-ce qu’un terminal Linux drop-down et pourquoi en utiliser un ?

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Voici pourquoi vous devriez utiliser un terminal drop-down sous Linux.

Tout le monde n’aime pas utiliser le terminal d’un ordinateur. La plupart des utilisateurs et utilisatrices ne sauraient même pas par où commencer une fois le terminal ouvert d’ailleurs. La majorité des internautes ont été habitués à des environnements de bureau qui ne nécessitent pas l’écriture d’une seule commande.

Mais même en sachant très bien que je pourrais passer toute ma vie sans jamais avoir à écrire une seule commande Linux, j’ai toujours tendance à utiliser cet outil. Pourquoi ? Parce qu’il est efficace. Il y a des moments où je sais exactement ce que je dois faire et comment le faire.

Le plus souvent, le « comment » se résume à deux options : la ligne de commande ou l’interface graphique. Mais sachant que mes doigts tapent plus vite que mes mains ne s’exécutent avec une souris ou un pavé tactile, je passe prioritairement par l’interface en ligne de commande (CLI). C’est devenu une seconde nature pour moi.

Tout est question d’efficacité. Si une commande est plus efficace que la recherche dans les paramètres du système ou dans une interface graphique, c’est la solution que je privilégie.

Mais cela ne signifie pas forcément que la fenêtre de terminal par défaut est l’option la plus efficace. Elle nécessite encore de lever ma main du clavier, de bouger mon curseur vers le menu et d’ouvrir le terminal avant de pouvoir taper une commande.

Il existe pourtant une solution plus simple : le terminal drop-down.

Comment fonctionne un terminal drop-down ?

Voici les étapes d’utilisation d’un terminal drop-down :

  • Une fois installé, le terminal s’exécute en arrière-plan.
  • Lorsque vous avez besoin d’utiliser le terminal, tapez une combinaison de touches sur votre clavier.
  • Votre terminal apparaîtra en surimpression.
  • Utilisez le terminal comme vous le feriez normalement.
  • Lorsque vous avez terminé, utilisez la même combinaison de touches pour fermer le terminal.

Ainsi, vos doigts n’ont jamais à quitter le clavier. Lorsque vous êtes très occupé tout au long de la journée, même ces quelques secondes peuvent faire la différence.

Deux terminaux drop-down à choisir

J’utilise principalement deux terminaux drop-down : Guake et Yakuake. Guake est le terminal pour GNOME et Yakuake est le terminal pour KDE Plasma. Aucun de ces terminaux n’est installé par défaut, vous devez donc les ajouter vous-même. Sur les systèmes basés sur Ubuntu, ces terminaux peuvent être installés à l’aide des commandes suivantes :

  • sudo apt install guake -y
  • sudo apt install yakuake -y

Sur les systèmes basés sur RHEL, ces terminaux peuvent être installés de manière similaire :

  • sudo dnf install guake -y
  • sudo dnf install yakuake -y

Ici, nous utiliserons Guake pour ce tutoriel.

Comment commencer à utiliser un terminal descendant

1. Ouvrez les propriétés de Guake

Lorsque vous installez Guake, vous devez ouvrir la fenêtre de configuration. Cela se fait à l’aide de la commande :

  • guake -p

2. Activer Guake au démarrage

Dans cette fenêtre, vous pouvez configurer pas mal de choses (y compris l’aspect du terminal). Le plus important, cependant, est de s’assurer que l’option Lancer Guake au login est activée. Si vous ne le faites pas, vous devrez à chaque fois démarrer Guake à partir du terminal avant de pouvoir l’utiliser.

Image : Jack Wallen.

3. Se déconnecter et se reconnecter

Fermez la fenêtre des préférences, puis déconnectez-vous de votre session. Lorsque vous vous reconnecterez, Guake fonctionnera en arrière-plan et sera prêt à bondir.

4. Ouvrez Guake

Pour ouvrir Guake, appuyez sur la touche F12 de votre clavier. Utilisez ensuite le terminal comme vous le feriez normalement et, une fois que vous avez terminé, appuyez sur la touche F12 pour fermer le terminal.

Voilà comment et pourquoi j’utilise un terminal drop-down sous Linux. Non seulement il est plus efficace, mais il élimine le fouillis (en n’occupant pas l’espace précieux du dock). Il est également très agréable à utiliser.

Source : zdnet.com

La fondation Linux franchit l’Atlantique

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La Linux Foundation Europe est créée à Bruxelles, avec pour DG Gabriele Columbro, également directeur exécutif de la Fintech Open Source Foundation (FINOS).

Logo de la Linux Foundation

La fondation Linux est depuis sa création en 2007 aux Etats-Unis un des acteurs majeurs de l’open source, hébergeant quantité de projets dans de nombreux secteurs. Ce mois-ci, l’organisation basée à San Francisco a enjambé l’Atlantique en créant la Linux Foundation Europe, installée à Bruxelles – annonce en VO ici et là en VF.

Ericsson, Accenture, Bosch, SAP, Suse parmi les membres

Lancée avec une douzaine de membres, la nouvelle branche a pour directeur général l’Italien Gabriele Columbro, qui reste parallèlement directeur exécutif de la Fintech Open Source Foundation (FINOS). Cette dernière avait rejoint la fondation Linux au printemps 2020.

Les membres inauguraux de la Linux Foundation Europe comprennent au niveau Platinum: Ericsson; au niveau Gold: Accenture; au niveau Silver: Alliander, Avast, Bosch, BTP, esatus, NXP Semiconductors, RTE, SAP, SUSE, et TomTom; au niveau associé: Banque d’Angleterre, OpenForum Europe, OpenUK et RISE Research Institute of Sweden. La participation à la Linux Foundation Europe est ouverte à toute organisation et gratuite pour les membres existants de la Linux Foundation, annonce celle-ci.

«La Linux Foundation Europe permettra aux projets collaboratifs ouverts d’être hébergés directement sur le territoire européen. Son projet inaugural, l’Open Wallet Foundation (OWF), (…) est un nouvel effort de collaboration établi pour développer un moteur de porte-monnaie numérique supportant l’interopérabilité pour un large éventail de cas d’utilisation.» Annoncé en juin, l’OWF a pour objectif de favoriser l’interopérabilité des portefeuilles numériques, les «wallets» qui servent à stocker les monnaies numériques telles que le bitcoin et l’ether, mais aussi les services en ligne basés sur des logiciels qui permettent d’effectuer des transactions électroniques avec d’autres personnes et des entreprises.

Rapport sur l’Europe

La Linux Foundation Europe s’est associée à la Linux Foundation Research et à 13 autres entités européennes [universitaires, commerciales et associatives], pour explorer l’état de l’open source d’un point de vue européen, en se concentrant sur les initiatives des gouvernements, des entreprises et des organisations à but non lucratif. Elle a publié un rapport, « The World of Open Source: 2022 Europe Spotlight ».

Qui, ce qui n’étonnera guère, conclut que:

« – L’open source est largement reconnu dans tous les pays et dans tous les secteurs d’activité comme un mécanisme de choix pour l’innovation.

– Le secteur public n’exploite pas toute la puissance de la collaboration en matière de logiciels open source pour créer une valeur collective et faire progresser la vision ambitieuse des biens communs numériques.

– Un déséquilibre entre les politiques de consommation et de contribution remet en cause la durabilité de l’écosystème open source. »

La collaboration, « seul moyen » d’impact sur la transformation du système énergétique

Parmi les déclarations des soutiens de cette nouvelle entité européenne, on note celle-ci qui fait le lien entre l’open source et la crise climatique:

«La transition énergétique est en train de bouleverser le système énergétique à l’échelle mondiale, avec des ambitions élevées en matière de réduction des émissions de CO2. En tant que gestionnaire de réseau de distribution chez Alliander, nous sommes convaincus que la collaboration est le seul moyen d’avoir un impact sur la transformation du système énergétique. Le fait d’être actif dans le domaine de l’open source depuis près de dix ans (et trois ans à la Linux Foundation Energy) a prouvé à Alliander que l’open source est un pilier stratégique essentiel pour atteindre nos objectifs», a déclaré Arjan Stam, directeur des opérations système chez Alliander.

La fondation Linux n’est pas la première entité américaine de l’open source à s’implanter en Europe: en 2020, la fondation Eclipse, créée en 2004, avait quant à elle déménagé son siège à Bruxelles en y adoptant le statut d’association internationale sans but lucratif (AISBL): une structure juridique belge «faite pour les gens comme nous, puisqu’elle permet de garder  une couverture internationale tout en étant basé en Belgique», nous expliquait Gaël Blondelle, qui dirige l’équipe européenne de la fondation Eclipse.

Source zdnet.fr

EuroLinux Desktop, une distribution Linux européenne

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Une nouvelle distribution Linux venue de Pologne débarque cette semaine. EuroLinux Desktop s’adresse aux utilisateurs venus de Window et macOS, avec une base Red Hat Linux Entreprise 9. Tous les détails.

L’Europe avance en force. Après la création de la Fondation Linux européenne et la publication d’un passionnant rapport sur l’état de l’open source dans la région, place à une distribution Linux européenne basée sur le code source de Red Hat Linux, EuroLinux Desktop.

C’est quoi EuroLinux Desktop ?

EuroLinux Desktop est un système d’exploitation reprenant l’esthétique et les fonctionnalités de Windows et de macOS, mais avec la fiabilité et la sécurité des distributions Linux pour serveurs.

Cette distribution Linux basée sur le code source de Red Hat Enterprise Linux 9, intègre une série de modifications de l’interface utilisateur, introduites par EuroLinux. Le système a été conçu pour une utilisation bureautique, dans les institutions publiques, les entreprises, les établissements d’enseignement et pour les utilisateurs privés. Il est couvert par une assistance technique de 10 ans de la part du fabricant.

EuroLinux Desktop 9 : les nouveautés

Articulée autour d’un noyau Linux 5.14, la distribution est optimisée pour les architectures x86_64, aarch64 (ARM64) et i686.

EuroLinux Desktop utilise GNOME, mais a choisi de placer des icônes sur le bureau en standard. Autre particularité : une fonction de maximisation et de minimisation des fenêtres.

EuroLinux Desktop prend en charge de nombreux formats de fichiers multimédia (mp3, mpg, wma, ts, opus, ogg, mp4, flac, aiff, acc, ac3, avi), ainsi que les codecs ouverts utilisés dans les fichiers vidéo mkv populaires (Matroska). Chacun de ces formats peut être exécuté dans le lecteur par défaut du système Totem/Video.

EuroLinux Desktop inclut une suite bureautique open source et c’est LibreOffice qui a été choisie, même s’il est possible d’opter pour la suite européenne OnlyOffice. D’ailleurs, la distribution propose d’accéder à environ 2.000 applications gratuites via son propre « App Store » et la compatibilité avec le format AppImage.

Pour bénéficier des applications Windows, dont les jeux, l’éditeur recommande d’installer le logiciel Steam ou Lutris, la plateforme de jeux open-source, ou encore Wine, la couche de compatibilité pour les applications Windows.

Qui est EuroLinux ?

EuroLinux est une distribution Linux polonaise pour entreprise développée depuis 2013. Depuis lors, quatre versions majeures d’EuroLinux – 6, 7, 8 et 9 – ont été publiées sur la base de Red Hat Enterprise Linux. Après la sortie de la huitième version, le système a été distribué selon deux modèles économiques : l’un avec le support technique du fabricant et l’autre gratuit, sans support. Selon le classement DistroWatch, EuroLinux fait partie des 40 distributions Linux les plus populaires au monde. EuroLinux Desktop est la première version destinée au grand public et à la bureautique.

Télécharger EuroLinux

Il est possible de télécharger EuroLinux Desktop gratuitement via le site de l’éditeur. Le support est garanti jusqu’au 30 juin 2032. Pour bénéficier du support technique, l’éditeur propose des formules très économiques, à partir de 10€ seulement pour un an, via son site web. Comptez 25€ pour 3 ans.

Télécharger euro-linux.com

Source toolinux.com

Création de la Linux Foundation Europe

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C’est l’événement de la semaine : la Linux Foundation annonce la création de son entité européenne, la Linux Foundation Europe. Elle regroupe déjà une douzaine de membres et sera basée à Bruxelles, au plus près des institutions européennes.

L’Open Source Summit Europe qui se tenait la semaine dernière à Dublin a été l’occasion d’annonce en grande pompe la création de la division européenne de la Fondation Linux. Objectif : ouvrir de nouvelles perspectives à la dynamique européenne de l’open source.

Basée à Bruxelles, en Belgique, la Linux Foundation Europe sera dirigée par Gabriele Columbro, par ailleurs toujours directeur exécutif de la Fintech Open Source Foundation (FINOS).

Un site web européen a été mis en ligne pour l’occasion.

Pour quoi faire ?

LF Europe – son petit nom – entend favoriser la collaboration en fournissant la structure nécessaire à la collaboration technologique dans le cadre du modèle européen unique.

La mission de la Linux Foundation Europe est d’accélérer la croissance d’efforts de collaboration de l’open source à destination de tous les groupes d’intérêt européens, des particuliers aux secteurs public et privé, « tout en offrant une rampe de lancement aux projets et aux entreprises européennes pour qu’ils réussissent et collaborent à l’échelle mondiale« .

La Linux Foundation Europe permettra d’héberger des projets collaboratifs ouverts directement sur le territoire européen.

Un premier projet : Open Wallet Foundation

Son projet inaugural sera une initiative autour des paiements, l’Open Wallet Foundation (OWF). Cette entité vise à développer moteur de porte-monnaie numérique supportant l’interopérabilité pour un large éventail de cas d’utilisation.

Membres fondateurs

Les membres fondateurs de la Linux Foundation Europe comprennent les entreprises suivantes : Ericsson, Accenture, Alliander, Avast, Bosch, BTP, esatus, NXP Semiconductors, RTE, SAP, SUSE, TomTom, Bank of England, OpenForum Europe, OpenUK et RISE Research Institute of Sweden.

La participation à la Linux Foundation Europe est ouverte à toute organisation. Elle est d’ailleurs gratuite pour les membres existants de la Linux Foundation.

Source toolinux.com

Les utilisateurs Debian 10 priés de passer à Debian 11 : quid de Debian 12 ?

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Alors que Debian 11 Bullseye s’offre sa 5e mise à jour, la version 10 Buster passe à sa 13e et dernière mise à niveau. En attendant, la nouvelle Debian 12 poursuit son développement, prévue en mars 2023.

Ce 10 septembre, on pouvait lire sur le blog de Debian, que la 13e et dernière mise à jour de Debian 10 était arrivée :

« Le projet Debian a l’honneur d’annoncer la treizième (et dernière) mise à jour de sa distribution oldstable Debian 10 (nom de code Buster). Tout en réglant quelques problèmes importants, cette mise à jour corrige principalement des problèmes de sécurité de la version stable. »

Le moment est venu de passer à Debian 11 (dont la dernière version vient de sortir) !

« Après cette version intermédiaire, les équipes de sécurité et de publication de Debian ne produiront plus de mises à jour pour Debian 10. Les utilisateurs qui souhaitent continuer à bénéficier du suivi de sécurité devraient mettre à niveau vers Debian 11, ou consulter https://wiki.debian.org/LTS pour avoir des détails sur le sous-ensemble d’architectures et de paquets couverts par le projet « Long Term Support ». »

Debian 12 à l’horizon 2023

Un autre chantier important est en cours : le développement de Debian 12, dont le surnom sera « Bookworm ». Traduction : rat de bibliothèque.

En observant les notes de sortie de la version, on constate qu’aucun détail précis n’a encore été communiqué. On sait toutefois que Debian observe normalement un cycle de deux ans entre les versions majeures de sa distribution Linux. Cela devrait être le cas également pour Debian 12 « Bookworm » dont la sortie devrait intervenir en 2023.

La transition devrait démarrer le 12 janvier et le gel progressif aux alentours du 12 février 2023, pour un gel complet 30 jours plus tard.

La publication de Debian 12.0 pourrait donc intervenir peu après le 12 mars 2023.

Source toolinux.com

Sortie de Debian 11.5 Bullseye

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La version 11 de Debian est sortie il y a bientôt un an, en août 2021. La liste des nouveautés de Debian 11 Bullseye était costaude. La 5e révision du système d’exploitation vient de sortir pour cette rentrée. Que retenir de Debian 11.5 ?

« Après deux ans, un mois et neuf jours de développement, la communauté Debian est fière d’annoncer sa nouvelle version stable numéro 11« , annonçaient les représentants du projet le 14 août 2021. Voici à présent, un an plus tard, sa cinquième mise à jour officielle, la version Debian 11.5.

Debian : de quoi parle-t-on ?

Debian est une distribution GNU/Linux faite de logiciels libres et au code source ouvert. Elle est gratuite et 100% libre.

Debian dispose d’une vaste prise en charge matérielle. C’est en outre la base de nombreuses autres distributions dont Ubuntu, Knoppix, PureOS, SteamOS ou Tails.

Debian 11.5 : les nouveautés

Debian 11.5 est une version de maintenance publiée le 10 septembre 2022, autour du noyau 5.10.0-10, comprenant 53 mises à jour de sécurité et une soixantaine corrections de bugs.

 » Tout en réglant quelques problèmes importants, cette mise à jour corrige principalement des problèmes de sécurité de la version stable. Les annonces de sécurité ont déjà été publiées séparément. »

La liste des changements et des nouveautés est publiée en ligne.

Télécharger et installer Debian 11.5

Il est possible de télécharger et installer manuellement Debian 11.5 en suivant les instructions d’installation depuis cette page.

Tester Debian 11.5

Si vous voulez simplement essayer Debian 11.5 Bullseye sans l’installer, vous pouvez utiliser une des images autonomes pour amd64 et i386 qui exécutent le système d’exploitation complet sans installation.

Mettre à jour Debian 11.5

La mise à niveau vers Debian 11.4 depuis Debian 10 ou Debian 11 est gérée automatiquement par l’outil de gestion de paquets APT.

Quelles architectures supportées ?

Debian 11.5 gère neuf architectures : PC 64 bits/Intel EM64T/x86-64 (amd64), PC 32 bits/Intel IA-32 (i386), PowerPC 64 bits Motorola/IBM petit-boutiste (ppc64el), IBM S/390 64 bits (s390x), pour ARM, armel et armhf pour les anciens et nouveaux matériels 32 bits plus arm64 pour l’architecture 64 bits AArch64, et pour MIPS, mipsel (petit-boutiste) pour les matériels 32 bits et mips64el pour le matériel 64 bits petit-boutiste.

Les instructions d’installation, ainsi que les fichiers téléchargeables, sont disponibles pour chacune des architectures depuis cette page.

Source toolinux.com

Ubuntu Unity est désormais une variante officielle d’Ubuntu

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Vous n’avez jamais supporté la disparition du bureau Unity dans Ubuntu ? Les développeurs d’Ubuntu Unity (Remix) non plus. Alors que la distribution Ubuntu Unity 22.04 est sortie au début de l’été, le responsable du projet annonce une bonne nouvelle : il a obtenu le statut de « flavor » officielle de la distribution Ubuntu.

Canonical a abandonné son environnement de bureau Unity7 il y a plus de 5 ans, ce que les concepteurs d’Ubuntu Unity Remix (devenue Ubuntu Unity) n’ont jamais digéré. Ils ont donc décidé de poursuivre l’aventure et développent de nouveau Unity7 depuis deux ans.

Le responsable du développement d’Ubuntu Unity avait demandé auprès de Canonical une reconnaissance officielle pour sa distribution. Cette semaine, Rudra Saraswa a obtenu exactement ce que sa communauté réclamait depuis longtemps. Jusqu’ici, Ubuntu Unity était un projet considéré comme variante non officielle d’Ubuntu. Elle devient « official flavor » dès maintenant.

L’occasion de publier la bonne nouvelle sur Twitter.

Good news for all Ubuntu Unity lovers ! We’re an Ubuntu daily flavor now and our ISOs will now be built daily with all other flavors and uploaded to https://t.co/pELGw8Cct0. Ubuntu Unity 22.10 Beta will be our first release as an official recognized flavor (Sep 29). YAY ! (1/2) pic.twitter.com/9ykBYmIA1V

— Ubuntu Unity (@ubuntu_unity) September 1, 2022

Jamais les développeurs du projet n’auraient pu croire que leur travail trouverait tant d’écho auprès de Canonical. Le petit miracle s’est pourtant bien produit cette semaine après un vote. Canonical va en effet pouvoir reconnaître Ubuntu Unity en tant que variante officielle de la distribution d’Ubuntu à partir de la prochaine version Ubuntu 22.10, prévue à l’automne.

Source toolinux.com

Comment mettre fin à un processus sous Linux ?

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Parfois, un programme ou une application peut causer des problèmes sur une machine Linux. Lorsque cela se produit, vous devez savoir comment mettre fin au processus en question.

Chaque application et service de votre machine Linux fonctionne comme un processus. Et, la plupart du temps, ces processus fonctionnent sans problème. Cependant, il peut arriver qu’un processus (une application ou un service) plante et ralentisse votre système ou cause d’autres problèmes (comme un verrouillage du bureau).

Lorsque cela se produit, vous devez être en mesure de tuer les processus qui s’emballent. Aujourd’hui, la plupart des environnements de bureau Linux incluent un outil avec une interface graphique qui permet de mettre fin à un processus en le sélectionnant et en choisissant Tuer.

L’interface graphique c’est bien beau, mais que se passe-t-il lorsque vous ne pouvez pas y accéder à cause d’une fuite de mémoire qui surcharge votre ordinateur ? Dans ces cas là, on peut se tourner vers la ligne de commande.

Il existe deux façons simples de tuer un processus Linux à partir de la ligne de commande.

Comment utiliser la commande kill

La première méthode utilise la commande kill. La commande kill tue les processus par le biais de leur PID (process ID). Une commande kill typique ressemble à ceci :

kill PID

Où PID est l’ID du processus en question.

Là, vous vous demandez probablement : « où puis-je trouver le PID de mon application ? » Bonne question. Supposons que l’application problématique est le navigateur Web Firefox. Pour tuer Firefox avec la commande kill, ouvrez une fenêtre de terminal et localisez le PID avec :

ps aux |grep firefox

La décomposition de la commande ci-dessus est simple :

  • ps : donne un relevé des processus en cours d’exécution.
  • aux : lève la restriction BSD « only yourself » ainsi que la restriction BSD « must have a tty » et liste tous les processus dans la liste des utilisateurs.
  • | : lie la sortie de la commande ps à la commande suivante (dans ce cas, grep)
  • grep : fait correspondre le processus avec le nom qui suit.
  • firefox : le processus que nous recherchons.

Dans le cas de Firefox, vous verrez un processus pour chaque onglet que vous avez ouvert. Pour tuer Firefox même, vous devez localiser le PID du tout premier processus listé. Cette liste ressemblera à quelque chose comme ceci :

jack 21960 7.6 2.5 14450944 825944 ? SNl Jun12 122:44 firefox

Le PID est le premier chiffre (directement à droite du nom d’utilisateur). Donc, pour l’exemple ci-dessus, la commande kill serait :

kill 21960

La commande ci-dessus devrait tuer Firefox.

Comment utiliser la commande killall

Cette méthode est considérablement plus simple. Au lieu d’utiliser le PID du processus, vous utilisez le nom du processus. Ainsi, si nous voulons tuer le processus Firefox, la commande sera :

killall firefox

Si vous voulez être sûr, vous pouvez forcer killall à demander validation avant de tuer un processus en utilisant l’option interactive comme ceci :

killall -i firefox

Répondez oui à la question et le processus Firefox sera tué.

Voilà, c’est aussi simple que cela de tuer un processus sous Linux. Il existe d’autres options disponibles pour chacune de ces commandes, mais vous devriez vous en sortir, au moins au début, avec ça. Pour en savoir plus sur chaque commande, lisez les pages de manuel avec man kill et man killall.

Source  zdnet.com

Tails 5.4 est là : quoi de neuf dans la distribution Linux privée ?

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Le système d’exploitation GNU/Linux popularisé par Edward Snowden poursuit son évolution avec la sortie d’une édition corrigée, Tails 5.4, publiée avec 2 jours de retard sur le planning initial. Voici les nouveautés de cette version.

Le projet Tails a diffusé Tails 5.4, la dernière version de la distribution sécuritaire, toujours basée sur Debian 11 (Bullseye). La mise à jour est fortement recommandée et arrive avec quelques jours de retard sur le planning officiel.

C’est quoi, Tails ?

Tails (The Amnesic Incognito Live System) est une distribution Linux sécuritaire basée sur Debian. Elle entend préserver l’anonymat de ses utilisateurs en ne laissant aucune trace numérique sur la machine. Toutes les connexions réseau transitent via Tor ou sont bloquées.

L’OS peut être lancé via une clé USB depuis la plupart des ordinateurs (fabriqués durant la dernière décennie, Mac compris).

Comment ça marche ?

Pour utiliser Tails, vous éteignez l’ordinateur et le démarrez depuis votre clé USB Tails, à la place de Windows, macOS ou même… Linux. Quand Tails démarre, vous êtes face à une page blanche : tout ce que vous faites disparaît automatiquement lorsque vous éteignez Tails. Vous pouvez toutefois enregistrer des fichiers et certaines configurations dans un stockage persistant, mais il sera chiffré sur la clef USB

Quels logiciels dans Tails ?

Plusieurs logiciels sont inclus dans la distribution Tails :

Tor avec uBlock (navigateur sécurisé basé sur Firefox avec bloqueur de publicité)
Thunderbird (courriel chiffré)
KeePassXC (mots de passe forts)
LibreOffice
OnionShare (partage de fichier via Tor)

Tails 5.4 : les nouveautés

La nouvelle version de Tails propose les changements et corrections suivants :

Renforcement de la sécurité du noyau Linux
Tor Browser 11.5.2
Mise à jour de Tor 0.4.7.10
Désactivation du mode HTTPS dans le navigateur non sécurisé uniquement pour faciliter la connexion aux réseaux Wi-Fi.

La distribution est articulée autour du noyau Linux 5.10.136 ce qui doit améliorer le support de périphériques récents (graphismes, Wi-Fi) et corriger une importante faille de sécurité.

La liste des changements est disponible à cette adresse.

Quelle sera la prochaine version de Tails ?

La prochaine mise à jour sera Tails 5.5 et sortira le 20 septembre 2022.

Comment installer Tails 5.4 sur mon ordinateur ?

Trois options s’offrent à vous pour installer Tails : clé USB, DVD ou machine virtuelle.

Vous pouvez installer Tails en moins de 30 minutes en suivant les instructions sur cette page. Vous avez besoin pour cela d’une clé USB (8 Go min.) et allez rapatrier 1,2 GB de données depuis votre ordinateur (Linux, Windows, macOS).

Vous pouvez également graver Tails sur un support DVD ou utiliser Tails dans une machine virtuelle.

Où trouver de la documentation sur Tails ?

Une abondante documentation est disponible sur le site officiel, dont une grande partie est proposée en français.

Où trouver une clé USB avec Tor ?

Cette clé USB vendue pour 19,99€environ propose 3 distributions Linux sécurisées : Tails, Kali & BackBox Linux sur un support USB de 16 Go.

Les 3 OS peuvent être démarrés en mode Live directement depuis la clé USB, ce qui permettra de les tester ou de les utiliser sans interférer avec les fichiers sur votre ordinateur.

Source toolinux.com

Linux 6.0 arrive avec des améliorations de performance et plus de correctifs pour le support de Rust sont attendus dans les prochaines versions,

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Linus Torvalds a publié dimanche la première version candidate (RC) de Linux 6.0, après une fenêtre de fusion de deux semaines. Cette nouvelle version du noyau devrait se stabiliser au cours des deux prochains mois, mais Torvalds a précisé que le passage de la version 5.19 à 6.0 ne signifie pas que des modifications fondamentales ont été apportées au logiciel. La plupart des mises à jour semblent être des améliorations du GPU, du réseau et du son. Le créateur de Linux a noté l’absence de certaines intégrations de Rust dans cette version, mais il s’attend à ce qu’elles apparaissent dans une autre version candidate ou dans une version 6.x.

« Malgré le changement de numéro majeur, il n’y a rien de fondamentalement différent dans cette version. J’ai longtemps évité la notion selon laquelle les numéros majeurs sont significatifs, et la seule raison pour un système de numérotation « hiérarchique » est de rendre les numéros plus faciles à retenir et à distinguer. C’est pourquoi, lorsque le numéro mineur atteint environ 20, je préfère simplement incrémenter le numéro majeur et revenir à un numéro plus petit. Cependant, « rien de fondamentalement différent dans cette version » ne signifie évidemment pas qu’il n’y a pas beaucoup de changements », a écrit Torvalds lors de l’annonce de Linux 6.0-rc1.

Il a noté qu’il y avait plus de 800 commits fusionnés et plus de 13.500 commits non fusionnés. Pour commencer, Linux 6.0-rc1 apporte des améliorations significatives en matière de performance, avec une augmentation importante sur les serveurs haut de gamme Intel Xeon et AMD EPYC, ainsi que sur les AMD Threadripper. Il ajoute de nouveaux pilotes pour Intel Raptor Lake, de nouvelles extensions RISC-V, la prise en charge de la définition du nom d’hôte du système via le paramètre du noyau « hostname= », le nouveau pilote audio AMD Raphael et la prise en charge de Gaudi2 par Intel Habana Labs.

Linux 6.0-rc1 est également livré avec la version stable de l’interface HEVC/H.265, des travaux préliminaires sur le support d’Intel Meteor Lake, notamment en ce qui concerne l’audio, la virtualisation Intel IPI pour KVM, la prise charge d’Intel SGX2, la vérification de l’exécution pour les systèmes critiques de sécurité, le protocole Send v2 pour Btrfs, de grandes améliorations du planificateur, d’autres préparations d’AMD Zen 4, la poursuite de l’activation graphique AMD RDNA3 et d’importantes améliorations de l’interface d’appel système IO_uring.

Linux 6.0 représente le plus grand nombre de changements de fichiers et de nouvelles lignes ajoutées depuis longtemps. Torvalds a annoncé que plus d’un million de lignes de code ont été ajoutées ce cycle, en partie à cause des fichiers d’en-tête générés automatiquement autour du nouveau support AMDGPU et Intel Habana Labs Gaudi2. En comparaison, la fenêtre de fusion de Linux 5.19 a vu 789 000 lignes de nouveau code. Voici ci-dessous les autres nouveautés de Linux 6.0-rc1.

Processeurs

  • LoongArch permet la prise en charge de PCI et d’autres améliorations de cette architecture de processeur Loongson provenant de Chine ;
  • prise en charge de Raptor Lake dans le pilote de refroidissement Intel TCC ;
  • mémoire miroir EFI et ACPI PRM pour Arm 64 bits ;
  • PowerVM Platform KeyStore et autres mises à jour des CPU POWER d’IBM ;
  • correction de la gestion des C1 et C1E pour les Xeon Sapphire Rapids ;
  • prise en charge d’Intel Raptor Lake P dans le pilote RAPL ;
  • support du pilote audio pour les plateformes AMD Raphael et Jadeite ;
  • support du pilote audio Intel Meteor Lake ;
  • Linux 6.0 a supprimé la prise en charge des anciens processeurs NEC VR4100 MIPS présents dans l’IBM WorkPad Z50 et d’autres matériels des années 90 ;
  • support PCI pour l’architecture OpenRISC ;
  • support de l’outil Perf pour AMD Zen 4 Instruction Based Sampling (IBS) ;
  • la virtualisation Intel IPI et AMD x2AVIC arrive pour KVM ;
  • le support Intel SGX2 est finalement mis en place ;
  • surveillance de la température AMD pour les prochains CPU AMD ;
  • l’utilisation par AMD de MWAIT au lieu de HALT est maintenant préférée.

Graphique

  • poursuite du travail de mise en place d’Intel DG2/Alchemist et ATS-M. Davantage d’identifiants PCI sont maintenant en place, même si les premiers propriétaires de GPU de bureau Intel Arc devront encore utiliser l’option i915.force_probe pour activer le support matériel de la classe DG2 ;
  • début des travaux sur Intel Ponte Vecchio ;
  • début des travaux sur le support graphique de Meteor Lake, bien que d’autres correctifs soient à venir dans Linux 6.1 ;
  • plus de travail d’activation vers les graphiques AMD RDNA3 et d’autres nouveaux blocs IP ;
  • des améliorations du pilote du noyau AMDGPU et AMDKFD ;
  • support du pilote de noyau Raspberry Pi V3D pour le Raspberry Pi 4 ;
  • support initial de Arm Mali Valhall dans le pilote Panfrost ;
  • corrections du pilote Atari FBDEV ;
  • défilement plus rapide de la console sur les anciens pilotes FBDEV ;
  • diverses autres mises à jour de pilotes graphiques open source pour le noyau.

Malgré le volume de code ajouté au noyau, certaines fonctionnalités qui sont attendues depuis longtemps n’ont pas été fusionnées ce week-end, en particulier les correctifs du projet « Rust for Linux ». « En fait, j’espérais que nous aurions une partie de la première infrastructure Rust, et LRU VM multi-gen, mais ni l’un ni l’autre n’est arrivé cette fois-ci », a déclaré Torvalds. Le projet « Rust for Linux » est dirigé par Miguel Ojeda avec le soutien financier de Google et de l’Internet Security Research Group. Torvalds a déclaré que ces correctifs pourraient faire leur apparition dans les prochaines RC de Linux 6.0 ou dans une autre version 6.x.

Rust a été ajouté comme deuxième langage pour le développement du noyau Linux après le langage C. Cependant, Torvalds a précisé qu’il ne s’agissait pas de réécrire tout le code de Linux avec le langage Rust, mais de faire appel à Rust pour écrire certains des nouveaux modules du noyau. Ce choix est intervenu alors que le débat sur les alternatives capables de remplacer le langage C pour le développement système s’intensifie. Beaucoup d’espoirs ont été placés sur Rust en raison des avantages qu’il offre en matière de sécurité et de gestion de la mémoire. Mais certains pensent néanmoins que ce type d’initiative est voué à l’échec.

« Rust for Linux » est le projet qui vise à introduire le langage Rust dans le noyau. Rust a une propriété clé qui le rend très intéressant à considérer comme deuxième langage dans le noyau : il garantit qu’aucun comportement indéfini n’a lieu (tant que le code non sécurisé est sain). Cela inclut l’absence d’erreurs de type « use after-free », de « double frees », de « data races », etc. Selon les développeurs du projet, et Torvalds lui-même, le projet « Rust for Linux » est à un stade avancé, mais il tarde toujours à être intégré au noyau. Il a raté plusieurs fenêtres de fusion depuis le début de l’année.

Source  developpez.com