Ubuntu Unity est désormais une variante officielle d’Ubuntu

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Vous n’avez jamais supporté la disparition du bureau Unity dans Ubuntu ? Les développeurs d’Ubuntu Unity (Remix) non plus. Alors que la distribution Ubuntu Unity 22.04 est sortie au début de l’été, le responsable du projet annonce une bonne nouvelle : il a obtenu le statut de « flavor » officielle de la distribution Ubuntu.

Canonical a abandonné son environnement de bureau Unity7 il y a plus de 5 ans, ce que les concepteurs d’Ubuntu Unity Remix (devenue Ubuntu Unity) n’ont jamais digéré. Ils ont donc décidé de poursuivre l’aventure et développent de nouveau Unity7 depuis deux ans.

Le responsable du développement d’Ubuntu Unity avait demandé auprès de Canonical une reconnaissance officielle pour sa distribution. Cette semaine, Rudra Saraswa a obtenu exactement ce que sa communauté réclamait depuis longtemps. Jusqu’ici, Ubuntu Unity était un projet considéré comme variante non officielle d’Ubuntu. Elle devient « official flavor » dès maintenant.

L’occasion de publier la bonne nouvelle sur Twitter.

Good news for all Ubuntu Unity lovers ! We’re an Ubuntu daily flavor now and our ISOs will now be built daily with all other flavors and uploaded to https://t.co/pELGw8Cct0. Ubuntu Unity 22.10 Beta will be our first release as an official recognized flavor (Sep 29). YAY ! (1/2) pic.twitter.com/9ykBYmIA1V

— Ubuntu Unity (@ubuntu_unity) September 1, 2022

Jamais les développeurs du projet n’auraient pu croire que leur travail trouverait tant d’écho auprès de Canonical. Le petit miracle s’est pourtant bien produit cette semaine après un vote. Canonical va en effet pouvoir reconnaître Ubuntu Unity en tant que variante officielle de la distribution d’Ubuntu à partir de la prochaine version Ubuntu 22.10, prévue à l’automne.

Source toolinux.com

Comment mettre fin à un processus sous Linux ?

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Parfois, un programme ou une application peut causer des problèmes sur une machine Linux. Lorsque cela se produit, vous devez savoir comment mettre fin au processus en question.

Chaque application et service de votre machine Linux fonctionne comme un processus. Et, la plupart du temps, ces processus fonctionnent sans problème. Cependant, il peut arriver qu’un processus (une application ou un service) plante et ralentisse votre système ou cause d’autres problèmes (comme un verrouillage du bureau).

Lorsque cela se produit, vous devez être en mesure de tuer les processus qui s’emballent. Aujourd’hui, la plupart des environnements de bureau Linux incluent un outil avec une interface graphique qui permet de mettre fin à un processus en le sélectionnant et en choisissant Tuer.

L’interface graphique c’est bien beau, mais que se passe-t-il lorsque vous ne pouvez pas y accéder à cause d’une fuite de mémoire qui surcharge votre ordinateur ? Dans ces cas là, on peut se tourner vers la ligne de commande.

Il existe deux façons simples de tuer un processus Linux à partir de la ligne de commande.

Comment utiliser la commande kill

La première méthode utilise la commande kill. La commande kill tue les processus par le biais de leur PID (process ID). Une commande kill typique ressemble à ceci :

kill PID

Où PID est l’ID du processus en question.

Là, vous vous demandez probablement : « où puis-je trouver le PID de mon application ? » Bonne question. Supposons que l’application problématique est le navigateur Web Firefox. Pour tuer Firefox avec la commande kill, ouvrez une fenêtre de terminal et localisez le PID avec :

ps aux |grep firefox

La décomposition de la commande ci-dessus est simple :

  • ps : donne un relevé des processus en cours d’exécution.
  • aux : lève la restriction BSD « only yourself » ainsi que la restriction BSD « must have a tty » et liste tous les processus dans la liste des utilisateurs.
  • | : lie la sortie de la commande ps à la commande suivante (dans ce cas, grep)
  • grep : fait correspondre le processus avec le nom qui suit.
  • firefox : le processus que nous recherchons.

Dans le cas de Firefox, vous verrez un processus pour chaque onglet que vous avez ouvert. Pour tuer Firefox même, vous devez localiser le PID du tout premier processus listé. Cette liste ressemblera à quelque chose comme ceci :

jack 21960 7.6 2.5 14450944 825944 ? SNl Jun12 122:44 firefox

Le PID est le premier chiffre (directement à droite du nom d’utilisateur). Donc, pour l’exemple ci-dessus, la commande kill serait :

kill 21960

La commande ci-dessus devrait tuer Firefox.

Comment utiliser la commande killall

Cette méthode est considérablement plus simple. Au lieu d’utiliser le PID du processus, vous utilisez le nom du processus. Ainsi, si nous voulons tuer le processus Firefox, la commande sera :

killall firefox

Si vous voulez être sûr, vous pouvez forcer killall à demander validation avant de tuer un processus en utilisant l’option interactive comme ceci :

killall -i firefox

Répondez oui à la question et le processus Firefox sera tué.

Voilà, c’est aussi simple que cela de tuer un processus sous Linux. Il existe d’autres options disponibles pour chacune de ces commandes, mais vous devriez vous en sortir, au moins au début, avec ça. Pour en savoir plus sur chaque commande, lisez les pages de manuel avec man kill et man killall.

Source  zdnet.com

Tails 5.4 est là : quoi de neuf dans la distribution Linux privée ?

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Le système d’exploitation GNU/Linux popularisé par Edward Snowden poursuit son évolution avec la sortie d’une édition corrigée, Tails 5.4, publiée avec 2 jours de retard sur le planning initial. Voici les nouveautés de cette version.

Le projet Tails a diffusé Tails 5.4, la dernière version de la distribution sécuritaire, toujours basée sur Debian 11 (Bullseye). La mise à jour est fortement recommandée et arrive avec quelques jours de retard sur le planning officiel.

C’est quoi, Tails ?

Tails (The Amnesic Incognito Live System) est une distribution Linux sécuritaire basée sur Debian. Elle entend préserver l’anonymat de ses utilisateurs en ne laissant aucune trace numérique sur la machine. Toutes les connexions réseau transitent via Tor ou sont bloquées.

L’OS peut être lancé via une clé USB depuis la plupart des ordinateurs (fabriqués durant la dernière décennie, Mac compris).

Comment ça marche ?

Pour utiliser Tails, vous éteignez l’ordinateur et le démarrez depuis votre clé USB Tails, à la place de Windows, macOS ou même… Linux. Quand Tails démarre, vous êtes face à une page blanche : tout ce que vous faites disparaît automatiquement lorsque vous éteignez Tails. Vous pouvez toutefois enregistrer des fichiers et certaines configurations dans un stockage persistant, mais il sera chiffré sur la clef USB

Quels logiciels dans Tails ?

Plusieurs logiciels sont inclus dans la distribution Tails :

Tor avec uBlock (navigateur sécurisé basé sur Firefox avec bloqueur de publicité)
Thunderbird (courriel chiffré)
KeePassXC (mots de passe forts)
LibreOffice
OnionShare (partage de fichier via Tor)

Tails 5.4 : les nouveautés

La nouvelle version de Tails propose les changements et corrections suivants :

Renforcement de la sécurité du noyau Linux
Tor Browser 11.5.2
Mise à jour de Tor 0.4.7.10
Désactivation du mode HTTPS dans le navigateur non sécurisé uniquement pour faciliter la connexion aux réseaux Wi-Fi.

La distribution est articulée autour du noyau Linux 5.10.136 ce qui doit améliorer le support de périphériques récents (graphismes, Wi-Fi) et corriger une importante faille de sécurité.

La liste des changements est disponible à cette adresse.

Quelle sera la prochaine version de Tails ?

La prochaine mise à jour sera Tails 5.5 et sortira le 20 septembre 2022.

Comment installer Tails 5.4 sur mon ordinateur ?

Trois options s’offrent à vous pour installer Tails : clé USB, DVD ou machine virtuelle.

Vous pouvez installer Tails en moins de 30 minutes en suivant les instructions sur cette page. Vous avez besoin pour cela d’une clé USB (8 Go min.) et allez rapatrier 1,2 GB de données depuis votre ordinateur (Linux, Windows, macOS).

Vous pouvez également graver Tails sur un support DVD ou utiliser Tails dans une machine virtuelle.

Où trouver de la documentation sur Tails ?

Une abondante documentation est disponible sur le site officiel, dont une grande partie est proposée en français.

Où trouver une clé USB avec Tor ?

Cette clé USB vendue pour 19,99€environ propose 3 distributions Linux sécurisées : Tails, Kali & BackBox Linux sur un support USB de 16 Go.

Les 3 OS peuvent être démarrés en mode Live directement depuis la clé USB, ce qui permettra de les tester ou de les utiliser sans interférer avec les fichiers sur votre ordinateur.

Source toolinux.com

Tutanota : applications mobiles en mode offline

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L’application mobile de Tutanota, service d’e-mail chiffré, pourra être utilisées hors ligne. La version Android, développée en open-source, montre la voie, la version iOS devrait rapidement suivre le mouvement.

La fonction est lancée depuis le printemps dernier sur les applications de bureau, au tour des applications mobiles. C’est par le biais d’un tweet que la bonne nouvelle a été annoncée par les développeurs. L’application Android de Tutanota est accessible même quand il n’y a pas de réseau, c’est ce que l’on appelle le mode « offline » ou hors-ligne.

Good morning privacy fans ! We have completed the release of the offline function on Android !

iOS… you’re next.

— Tutanota (@TutanotaTeam) August 26, 2022

L’application Android est la première à bénéficier de cette fonctionnalité. Viendra ensuite la version iOS et iPadOS.

L’application Tutanota ne collecte toujours aucune donnée. Son développement est open-source.

Elle est bien disponible via Google Play, mais aussi via F-Droid (consultez notre guide fdroid à cette adresse) et en téléchargement (APK) via le compte Github.

Source toolinux.com

Linux 6.0 arrive avec des améliorations de performance et plus de correctifs pour le support de Rust sont attendus dans les prochaines versions,

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Linus Torvalds a publié dimanche la première version candidate (RC) de Linux 6.0, après une fenêtre de fusion de deux semaines. Cette nouvelle version du noyau devrait se stabiliser au cours des deux prochains mois, mais Torvalds a précisé que le passage de la version 5.19 à 6.0 ne signifie pas que des modifications fondamentales ont été apportées au logiciel. La plupart des mises à jour semblent être des améliorations du GPU, du réseau et du son. Le créateur de Linux a noté l’absence de certaines intégrations de Rust dans cette version, mais il s’attend à ce qu’elles apparaissent dans une autre version candidate ou dans une version 6.x.

« Malgré le changement de numéro majeur, il n’y a rien de fondamentalement différent dans cette version. J’ai longtemps évité la notion selon laquelle les numéros majeurs sont significatifs, et la seule raison pour un système de numérotation « hiérarchique » est de rendre les numéros plus faciles à retenir et à distinguer. C’est pourquoi, lorsque le numéro mineur atteint environ 20, je préfère simplement incrémenter le numéro majeur et revenir à un numéro plus petit. Cependant, « rien de fondamentalement différent dans cette version » ne signifie évidemment pas qu’il n’y a pas beaucoup de changements », a écrit Torvalds lors de l’annonce de Linux 6.0-rc1.

Il a noté qu’il y avait plus de 800 commits fusionnés et plus de 13.500 commits non fusionnés. Pour commencer, Linux 6.0-rc1 apporte des améliorations significatives en matière de performance, avec une augmentation importante sur les serveurs haut de gamme Intel Xeon et AMD EPYC, ainsi que sur les AMD Threadripper. Il ajoute de nouveaux pilotes pour Intel Raptor Lake, de nouvelles extensions RISC-V, la prise en charge de la définition du nom d’hôte du système via le paramètre du noyau « hostname= », le nouveau pilote audio AMD Raphael et la prise en charge de Gaudi2 par Intel Habana Labs.

Linux 6.0-rc1 est également livré avec la version stable de l’interface HEVC/H.265, des travaux préliminaires sur le support d’Intel Meteor Lake, notamment en ce qui concerne l’audio, la virtualisation Intel IPI pour KVM, la prise charge d’Intel SGX2, la vérification de l’exécution pour les systèmes critiques de sécurité, le protocole Send v2 pour Btrfs, de grandes améliorations du planificateur, d’autres préparations d’AMD Zen 4, la poursuite de l’activation graphique AMD RDNA3 et d’importantes améliorations de l’interface d’appel système IO_uring.

Linux 6.0 représente le plus grand nombre de changements de fichiers et de nouvelles lignes ajoutées depuis longtemps. Torvalds a annoncé que plus d’un million de lignes de code ont été ajoutées ce cycle, en partie à cause des fichiers d’en-tête générés automatiquement autour du nouveau support AMDGPU et Intel Habana Labs Gaudi2. En comparaison, la fenêtre de fusion de Linux 5.19 a vu 789 000 lignes de nouveau code. Voici ci-dessous les autres nouveautés de Linux 6.0-rc1.

Processeurs

  • LoongArch permet la prise en charge de PCI et d’autres améliorations de cette architecture de processeur Loongson provenant de Chine ;
  • prise en charge de Raptor Lake dans le pilote de refroidissement Intel TCC ;
  • mémoire miroir EFI et ACPI PRM pour Arm 64 bits ;
  • PowerVM Platform KeyStore et autres mises à jour des CPU POWER d’IBM ;
  • correction de la gestion des C1 et C1E pour les Xeon Sapphire Rapids ;
  • prise en charge d’Intel Raptor Lake P dans le pilote RAPL ;
  • support du pilote audio pour les plateformes AMD Raphael et Jadeite ;
  • support du pilote audio Intel Meteor Lake ;
  • Linux 6.0 a supprimé la prise en charge des anciens processeurs NEC VR4100 MIPS présents dans l’IBM WorkPad Z50 et d’autres matériels des années 90 ;
  • support PCI pour l’architecture OpenRISC ;
  • support de l’outil Perf pour AMD Zen 4 Instruction Based Sampling (IBS) ;
  • la virtualisation Intel IPI et AMD x2AVIC arrive pour KVM ;
  • le support Intel SGX2 est finalement mis en place ;
  • surveillance de la température AMD pour les prochains CPU AMD ;
  • l’utilisation par AMD de MWAIT au lieu de HALT est maintenant préférée.

Graphique

  • poursuite du travail de mise en place d’Intel DG2/Alchemist et ATS-M. Davantage d’identifiants PCI sont maintenant en place, même si les premiers propriétaires de GPU de bureau Intel Arc devront encore utiliser l’option i915.force_probe pour activer le support matériel de la classe DG2 ;
  • début des travaux sur Intel Ponte Vecchio ;
  • début des travaux sur le support graphique de Meteor Lake, bien que d’autres correctifs soient à venir dans Linux 6.1 ;
  • plus de travail d’activation vers les graphiques AMD RDNA3 et d’autres nouveaux blocs IP ;
  • des améliorations du pilote du noyau AMDGPU et AMDKFD ;
  • support du pilote de noyau Raspberry Pi V3D pour le Raspberry Pi 4 ;
  • support initial de Arm Mali Valhall dans le pilote Panfrost ;
  • corrections du pilote Atari FBDEV ;
  • défilement plus rapide de la console sur les anciens pilotes FBDEV ;
  • diverses autres mises à jour de pilotes graphiques open source pour le noyau.

Malgré le volume de code ajouté au noyau, certaines fonctionnalités qui sont attendues depuis longtemps n’ont pas été fusionnées ce week-end, en particulier les correctifs du projet « Rust for Linux ». « En fait, j’espérais que nous aurions une partie de la première infrastructure Rust, et LRU VM multi-gen, mais ni l’un ni l’autre n’est arrivé cette fois-ci », a déclaré Torvalds. Le projet « Rust for Linux » est dirigé par Miguel Ojeda avec le soutien financier de Google et de l’Internet Security Research Group. Torvalds a déclaré que ces correctifs pourraient faire leur apparition dans les prochaines RC de Linux 6.0 ou dans une autre version 6.x.

Rust a été ajouté comme deuxième langage pour le développement du noyau Linux après le langage C. Cependant, Torvalds a précisé qu’il ne s’agissait pas de réécrire tout le code de Linux avec le langage Rust, mais de faire appel à Rust pour écrire certains des nouveaux modules du noyau. Ce choix est intervenu alors que le débat sur les alternatives capables de remplacer le langage C pour le développement système s’intensifie. Beaucoup d’espoirs ont été placés sur Rust en raison des avantages qu’il offre en matière de sécurité et de gestion de la mémoire. Mais certains pensent néanmoins que ce type d’initiative est voué à l’échec.

« Rust for Linux » est le projet qui vise à introduire le langage Rust dans le noyau. Rust a une propriété clé qui le rend très intéressant à considérer comme deuxième langage dans le noyau : il garantit qu’aucun comportement indéfini n’a lieu (tant que le code non sécurisé est sain). Cela inclut l’absence d’erreurs de type « use after-free », de « double frees », de « data races », etc. Selon les développeurs du projet, et Torvalds lui-même, le projet « Rust for Linux » est à un stade avancé, mais il tarde toujours à être intégré au noyau. Il a raté plusieurs fenêtres de fusion depuis le début de l’année.

Source  developpez.com

Capitole du Libre : appel à participation ouvert

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À Toulouse se prépare la prochaine édition du Capitole du Libre, un week-end dédié au logiciel libre. L’appel à participation est ouvert pour les orateurs. Il se termine fin septembre.

La prochaine édition de Capitole du Libre aura lieu en présentiel. L’édition 2022 se tiendra les 19 et 20 novembre 2022 à l’ENSEEIHT (Toulouse). Au programme : 100 conférences et 25 ateliers tant pour les experts que pour le grand public. On y attend 1.500 participants.

Appel à participation

L’appel à participation est ouvert jusqu’au 26 septembre. Les propositions d’intervention doivent être en lien avec le logiciel libre (technique, communautaire ou économique). Trois formules sont possibles : conférence (25 ou 50 minutes) ou atelier de 2 heures.

Participer à l’événement (visiteur)

L’entrée à l’événement est libre et gratuite. Les inscriptions ne sont pas nécessaires à ce stade.

Comment mettre à jour Linux Mint vers Mint 21

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Il n’est pas très difficile de passer de Linux Mint 20.3 à Linux Mint 21 (qui offre un support à long terme). Mais ce n’est pas pour autant une promenade de santé.

Linux Mint est une des distributions Linux les plus populaires du moment. Pourquoi ? En partie grâce à son interface Cinnamon qui est facile à maitriser. Elle fonctionne impeccablement sur des PC qui ne supporteraient pas Windows 11. L’OS est aussi rapide, sécurisé et fonctionne bien. Cependant, pour effectuer la mise à jour d’une version majeure à une autre, ça se corse. Si vous souhaitez le faire tout de même, voici un guide étape par étape.

Avant toute chose, quelques précisions tout de même. Cette mise à jour est déconseillée si vous n’avez jamais utilisé un invité de commande Linux. Alors que passer d’une version mineure à une autre se fait en quelques clics, ce n’est pas le cas pour Mint 21. Il s’agit, comme l’a dit le chef de Mint, Clément « Clem » Lefebvre, d’une « mise à jour majeure« , qui « peut prendre plusieurs heures« .

  • Matériel nécessaire : Clé USB
  • Temps estimé : 1 heure.

Mise à jour et sauvegarde

Pour commencer, lancez le gestionnaire de mises à jour. Ce dernier est censé se lancer automatiquement de manière ponctuelle, mais si vous n’avez pas l’habitude de faire vos mises à jour, il se peut que vous ayez quelques minutes d’attente devant vous avant de passer à l’étape suivante.

Tant que vous y êtes, faites également une sauvegarde de votre système et de vos fichiers avec l’outil de sauvegarde. Puisqu’on parle ici d’une mise à jour l’ensemble du système, sauvegardez votre sélection de logiciels en plus de vos données personnelles. Ainsi, si quelque chose se passe mal, vous pourrez toujours revenir en arrière.

Ensuite, utilisez Timeshift pour créer une image système. Vous pourrez ainsi restaurer votre système en cas de problèmes.

Création d’un lecteur de récupération

Téléchargez l’ISO de Linux Mint 21 et installez-le sur une clé USB d’au moins 4 Go. Ainsi, si votre ordinateur ne démarre plus avec Mint 21, vous pourrez démarrer à partir de cette clé USB. Une fois votre ordinateur de nouveau opérationnel, vous pourrez lancer Boot Repair pour réparer votre séquence de démarrage.

Si cela ne fonctionne pas, redémarrez depuis votre clé et lancez Timeshift. Ce programme va analyser vos disques à la recherche d’images système. Une fois que vous aurez trouvé l’image que vous venez de créer, vous pourrez restaurer votre ordinateur en utilisant l’image système. Vous retomberez alors sur votre version précédente de Mint.

Mais assez de mise en garde et de précautions. Après avoir installé de nombreuses mises à jour de Mint, nous n’avons en fait jamais rencontré de problème. Il est donc temps de se lancer dans la mise à jour en elle-même.

Préparez votre machine à l’installation

La première étape consiste à ouvrir votre terminal. Oui, nous devons utiliser quelques commandes shell pour la mise à jour. Ne vous inquiétez pas, rien de bien méchant.

Entrez simplement les commandes suivantes :

$ apt update

$ apt install mintupgrade

La première commande garantit que votre ordinateur utilisera les fichiers les plus récents pour votre mise à jour. La seconde commande installe le programme qui gérera la mise à jour elle-même.

Ensuite, lancez-vous en tapant :

$ sudo mintupgrade

C’est tout pour les commandes shell. Pas trop difficile ?

Mise à jour vers Linux Mint 21

L’outil de mise à niveau est pensé pour être le plus simple possible. Idéalement, vous n’aurez qu’à appuyer sur quelques boutons et vous en aurez terminé.

Attention, la mise à jour peut prendre du temps, « plusieurs heures » mêmes selon les développeurs. Mais si vous avez du matériel récent et une bonne connexion à Internet, cela ne devrait vous prendre guère plus de 45 minutes.

Pour autant, dans notre cas, le processus ne s’est pas déroulé sans heurts. L’outil de mise à jour a trouvé plusieurs programmes « orphelins ». En réalité, il ne s’agissait pas de programmes orphelins à proprement parler, mais plutôt de logiciels installés en dehors des dépôts natifs Debian/Ubuntu/Mint.

Attention aux problèmes de paquets orphelins.

Sur notre machine de test, nous avions installé Insync, un programme qui synchronise Google Drive, OneDrive et Dropbox avec le bureau Linux, ProtonVPN, QFinder Pro (un utilitaire pour NAS QNAP) et Zoom.

Le logiciel de mise à jour nous a demandé ce qu’il fallait faire de ces paquets puisqu’ils sont inconnus du système. Malheureusement, pour les conserver, il faut entrer manuellement le nom de chaque paquet orphelin dans les Préférences. Un processus particulièrement pénible pour des programmes comme ProtonVPN, qui dépend de cinq paquets différents.

Comme l’a expliqué le responsable de Linux Mint, cette étape est « une obligation« , car c’est « la première cause d’échec des mises à jour« . On aurait simplement aimé que l’interface soit plus ergonomique.

Une fois cette étape passée cela dit, le logiciel de mise à jour ne nous a posé aucun problème.

Un système opérationnel

Le processus en vaut-il la peine alors ? Pour la faire courte, oui. Mint 21 est nettement plus efficace et plus rapide que la version 20.3. Nous reviendrons plus en détail sur cette version dans notre prochain test, mais on peut déjà dire qu’il s’agit d’une amélioration par rapport à la dernière version.

FAQ :

Pourquoi utiliser Linux Mint ?

Tout simplement, car c’est un système d’exploitation sécurisé, facile à utiliser et élégant que les particuliers comme les entreprises peuvent utiliser gratuitement.

Pourquoi utiliser Mint et pas Arch ? Debian ? Ubuntu ?

Toutes les distributions Linux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Nous avons choisi Mint parce qu’elle est facile à utiliser et à prendre en main pour les personnes qui connaissent déjà Windows, c’est-à-dire presque tout le monde. La seule exception concerne les entreprises qui doivent gérer une flotte d’ordinateurs. Dans ce cas, il vaut mieux adopter Red Hat Enterprise Linux Workstation, SUSE Linux Enterprise Desktop (SLED) ou Ubuntu Advantage. Toutes ces solutions bénéficient en effet d’un programme d’assistance à destination des entreprises.

Source  zdnet.com

Debian a 29 ans et récupère debian.community

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Alors que Debian fête cette semaine son 29e anniversaire, on apprend qu’un litige vient de prendre fin. L’OMPI vient de confirmer que la propriété du domaine debian.community doit être transférée au Projet Debian.

Debian.community

Le site debian.community était jusqu’ici géré et enregistré par Free Software Contributors, une association non enregistrée en Suisse. Derrière cette structure, on retrouve Daniel Pocock, ancien développeur Debian au cœur d’une polémique.

Après une longue procédure, en juillet 2022, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a déterminé que le domaine debian.community a été « enregistré de mauvaise foi et a été utilisé pour ternir la marque du Projet Debian ». Le 7 août dernier, l’OMPI) a. officiellement décidé que la propriété du domaine debian.community devait être transférée au Projet Debian.

Le contenu de la page debian.community a désormais été remplacé par une page expliquant la situation et répondant à des questions complémentaires.

Vers les 30 ans de Debian

Cette nouvelle intervient alors que le projet Debian vient de fêter ses 29 ans. Traduction : en 2023, il aura 30 ans ! « Le 16 août 1993, le projet Debian a été officiellement fondé par Ian Murdock (alors étudiant à l’université de Purdue)« .

L’occasion pour Bobby Borisov de publier un portrait de Debian sur le site linuxiac.com. « À cette époque, le concept de distribution Linux était nouveau. Ian voulait donc que Debian soit une distribution qui serait faite de manière ouverte, dans l’esprit de Linux et de GNU. (…) Enfin, nous sommes impatients de voir ce que Debian nous réserve l’année prochaine, lorsqu’elle fêtera son 30e anniversaire, avec la publication de Debian 12. »

Source toolinux.com

Le nouveau Raspberry Pi Desktop pour PC et Mac passe à Debian 11

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Alors que la dernière édition de Raspberry Pi OS a été livrée en avril dernier, la version dédiée au reconditionnement des ordinateurs Windows et macOS, basée sur Debian, a enfin été mise à niveau avec une base Debian 11. Tous les détails.

C’est quoi Raspberry Pi Desktop ?

Debian with Raspberry Pi Desktop https://www.raspberrypi.com/software/raspberry-pi-desktop/ est un système d’exploitation développé par la Fondation Raspberry pour PC (Windows) et pour Mac.

Il s’agit d’une distribution Debian (i386) avec le bureau Raspberry Pi OS, ainsi que la plupart des logiciels recommandés fournis avec Raspberry Pi OS. Au lieu de l’installer sur un Raspberry Pi, vous l’installez sur un ordinateur portable ou fixe tournant sous Windows ou macOS.

Où trouver du matériel informatique reconditionné et recyclé ? Consultez notre guide, régulièrement mis à jour, avec des ordinateurs sous Linux.

Pourquoi utiliser Raspberry Pi Desktop ?

Si vous avez un ordinateur ancien qui n’est plus assez puissant pour exécuter un système d’exploitation commercial comme macOS ou Windows 10 et 11, vous pouvez essayer Debian avec Raspberry Pi Desktop, qui peut bien souvent rendre l’ordinateur utilisable à nouveau.

Comment utiliser de Raspberry Pi Desktop ?

Vous pouvez installer Debian avec Raspberry Pi Desktop comme :
Système d’exploitation principal de votre ordinateur
Dans une machine virtuelle
Via une clé USB ou un autre support à partir duquel vous pourrez l’exécuter en cas de besoin

Quelle est la dernière version de Debian with Raspberry Pi Desktop ?

La dernière version de Raspberry Pi Desktop est « 2022-07-01-raspios-bullseye-i386.iso », basée sur Debian 11. Disponible en 32 bits, elle repose sur le noyau Linux 5.10 et pèse 3.440 MB.

Télécharger Raspberry Pi Desktop

Vous pouvez télécharger Debian avec Raspberry Pi Desktop via la page de téléchargement de l’OS.

La distribution est également disponible via le serveur de téléchargement officiel de la Fondation.

Vous pouvez suivre ce guide d’installation.

Source toolinux.com

Libre en Communs « Connaissance, partage, éducation, solidarité »

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Nos missions

Libre en Communs est une association à but non lucratif qui oeuvre à la constitution d’une communauté solidaire autour du logiciel libre et des communs.

Logiciel libre ?

Ce terme désigne des logiciels qui respectent la liberté des utilisateurs. Autrement dit, les utilisateurs ont la liberté d’exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer ces logiciels. Nous considérons le logiciel libre tel que le définissent la Free Software Foundation (Fondation pour le Logiciel Libre) et le projet GNU.

On appelle les logiciels qui ne sont pas libres des logiciels privateurs.

Communs ?

Les communs sont des ressources partagées, gérées et maintenues collectivement par une communauté. Ces ressources peuvent être :

  • naturelles (une forêt, une rivière) ;
  • matérielles (un serveur, un local, une connexion internet) ;
  • immatérielles (une connaissance, un logiciel).

Dans quel but ?

Nos objectifs, fortement liés à la recherche scientifique, sont avant tout le partage de la connaissance, la solidarité entre tous et toutes et l’éducation populaire.

Nous choisissons de mettre en oeuvre des actions concrètes (et lorsqu’il le faut, techniques) pour défendre ces valeurs : c’est la raison d’être de notre association.

Nos actions

Libre en Communs met à disposition de tous des services logiciels libres utilisables gratuitement, afin de proposer des alternatives aux services privateurs les plus populaires et pourtant si toxiques pour la liberté de chacun. Ces services sont opérés de façon transparente, neutre et solidaire au sein d’une commission dédié. Nous avons nommé ce projet Chalec.

Notre association héberge sur son infrastructure des projets de logiciel libre et peut aussi leur fournir des ressources matérielles à des projets (par exemple : machines virtuelles, temps processeur, ou autres…).

L’infrastructure de l’association, gérée par une commission dédiée de l’association, a été conçue dans un but d’indépendance et de liberté. En effet, tous nos serveurs sont installés dans les locaux de l’association (en Île-de-France) et reliés au réseau par le fournisseur d’accès internet FDN. Nous n’utilisons que du logiciel libre, du micro-programme à la moindre application, en passant par le système d’exploitation.

Organisation à but non lucratif

Libre en Communs est une association loi 1901, à but non lucratif. Cela signifie notamment que nos statuts interdisent aux membres de l’association, y compris les membres du Conseil d’Administration, de tirer profit des activités de l’association. L’association peut cependant recruter des salariés, ce qui pourra notamment arriver si nous décidons d’aider financièrement un projet libre qui nous paraît le nécessiter.

Aucun membre du Conseil d’Administration, du Bureau, ni aucun membre de l’association ne peut se voir verser un salaire (autre qu’une indemnité remboursant des frais dépensés pour le compte de l’association, bien sûr).

Nous soutenir

Libre en Communs a été reconnue par l’État comme association à but non lucratif menant des missions d’interêt général. A ce titre, nous sommes placés sous le régime fiscal du mécénat et cela ouvre la voie au don défiscalisé pour les particuliers et entreprises. Précisément, si vous êtes un particulier, cela signifie que vous avez le droit à une réduction d’impôt à hauteur de 66%, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Donner à Libre en Communs, c’est soutenir financièrement ses actions et ses investissements pour le logiciel libre. Vous pouvez faire un don via notre formulaire de don !

Pourquoi devenir membre ?

En adhérant à Libre en Communs, vous bénéficiez de quelques services internes à l’association, comme un compte sur notre forge logicielle interne et un compte de courriel en @a-lec.org (ou bien un simple alias, si vous ne désirez pas de nouveau compte de courriel).

Devenir membre vous donne notamment la possibilité de participer à notre aventure, et donc à nos débats et décisions sur les projets à soutenir. Également, cela peut vous donner l’occasion de participer à la décentralisation de l’infrastructure de l’association (plus de détails bientôt). Plus nous aurons de membres, mieux nous pourrons offrir notre aide !

Comment adhérer ?

Pour devenir membre de l’association Libre en Communs, rien de très compliqué : il suffit de remplir le formulaire d’adhésion en ligne ou le formulaire papier et de l’envoyer à l’une des adresses (courriel ou postale) indiquées.

In the free/libre software movement, we develop software that respects users’ freedom, so we and you can escape from software that doesn’t. I could have made money this way, and perhaps amused myself writing code. But I knew that at the end of my career, I would look back on years of building walls to divide people, and feel I had spent my life making the world a worse place

Richard Matthew Stallman

Source a-lec.org